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    Economie

    Casablanca: Les compagnies reprennent la route

    Par L'Economiste | Edition N°:664 Le 21/12/1999 | Partager

    · Rahabus, Aman Bus, Salam Bus et Stums ont repris l'activité après avoir réglé une partie de leurs arriérés sur la redevance de concession

    LE bras de fer engagé entre la Communauté Urbaine de Casablanca et quatre concessionnaires privés de transport en commun a trouvé une issue dans la soirée de vendredi dernier. Les Casablancais peuvent pousser un ouf de soulagement, car la situation devenait de plus en plus intenable dans une métropole où les difficultés de mobilité de la population sont exacerbées en dépit d'un parc opérationnel de 800 bus (selon les autorités), il est vrai mal régulé, qui circulent dans la ville.
    Le point de discorde portait sur le non-paiement de plus de 21 millions de DH d'arriérés dus par ces compagnies au titre de la redevance de concession, fixée à 5% du chiffre d'affaires. Au terme d'une réunion-marathon avec les services de la Wilaya vendredi dernier, Rahabus, Aman Bus, Salam Bus et Stums ont obtenu le feu vert pour reprendre la route contre le règlement d'une partie de la dette qu'elles doivent à la Communauté Urbaine. Les trois premières disposent d'un parc de 270 autobus pour des effectifs de 3.000 personnes.
    Conformément aux dispositions de l'article 27 du cahier des charges, "le concessionnaire s'engage à verser un pourcentage de son chiffre d'affaire... La redevance due doit être payée avant la fin du quatrième mois de la première année d'exploitation au trésorier de la Communauté Urbaine". Un programme de rééchelonnement avait été mis en place depuis 1992 au profit des transporteurs privés.

    "Le forcing de la Communauté pour récupérer ses créances s'explique par les contraintes de l'établissement de son budget annuel", souligne son président, M. Abdelmoughit Slimani, soumis à une pression des élus qui le poussent à se montrer plus ferme envers les mauvais payeurs. Si l'on est arrivé là, c'est la faute aux compagnies qui n'ont pas respecté leurs engagements dans l'accord de rééchelonnement, ajoute-t-il.
    Pour les transporteurs privés, le problème dépasse la question de la redevance: "L'application du cahier des charges reste incomplète", fait remarquer M. Abdelkader Anwar, directeur général de Rahabus. Les concessionnaires invoquent le gel de l'application de la clause relative à la révision périodique des prix du ticket prévue par l'article 28 du cahier des charges. Or, depuis dix ans, déplorent les transporteurs, seulement trois révisions tarifaires ont eu lieu. Des révisions qualifiées de partielles par les membres de l'Association des Transporteurs Privés par Autobus (ATPA). Le paradoxe invoqué reste la stagnation des tarifs, alors que les charges, elles, sont en augmentation constante. Du coup, la situation fragilise un peu plus financièrement les concessionnaires même s'il faut relativiser, ces sociétés n'étant pas forcément des modèles de gestion, notamment en matière de ressources humaines.


    Compétition déloyale?


    On ne peut pas véritablement parler de compétition équitable entre les concessionnaires privés et leur bête noire et concurrent direct, la Régie Autonome des Transports de Casablanca (RATC). Le transporteur public finance en partie son exploitation grâce au transfert de sa tutelle qui reçoit la redevance de transporteurs privés. Ces derniers crient à la concurrence déloyale pour ce qu'ils considèrent comme une subvention au concurrent. Par ailleurs, ils sont tenus à n'opérer sur les axes définis dans le cahier des charges, alors que leur rival, la RATC peut envoyer ses bus sur toutes les lignes du réseau.

    Rachid JANKARI

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