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    Economie

    Casablanca: Les arrondissements plus pauvres

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . Seule la partie forfaitaire de la subvention accordée . La partie par nombre d’habitants n’a jamais été donnée!. ... par manque des décrets de répartition A peine 91 millions de DH. C’est le montant total des subventions que la ville compte distribuer aux 16 arrondissements de Casablanca pour l’année 2011. La majorité des élus était pour. Ils étaient 43 voix à voter pour et sans opposition aucune. Mais 9 élus du PJD ont opté pour l’abstention. Autrement dit, sur les 147 conseillers qui composent le Conseil de la ville, seuls 52 élus étaient présents au moment du vote. Ce qui en dit long sur l’absentéisme. Les mieux lotis des arrondissements auront un fonds de roulement d’un peu plus de 6 millions de DH. Dans ce cercle des favoris, il y a Sidi Belyout (6,9 millions de DH), Sidi Bernoussi (6,4 millions de DH), Hay Hassani (6,4 millions de DH) et Mâarif (6,6 millions de DH). Le gros lot des arrondissements, soit dix, auront une subvention d’un peu plus de 5 millions de DH. Les moins avantagés sont Ben M’Sick et Sbata avec seulement une enveloppe d’un peu plus de 4 millions de DH chacun (voir tableau). Durant les réunions des commissions qui ont préparé les travaux de la session, les élus ont proposé d’augmenter de 10% les subventions accordées aux arrondissements. C’est une recommandation de la commission des finances et du budget. Et elle n’est pas fortuite. La hausse des fonds accordés aux arrondissements est un impératif pour faire face à l’extension de leur territoire suite au découpage communale de 2008. Mais la recommandation de la commission n’a pas été adoptée par le Conseil. Au cours des débats, un élu met les choses à nu. «L’argent que donne la ville à ces arrondissements ne peut jamais suffire à satisfaire les besoins des populations». Et d’ajouter: «ce qui aggrave encore les choses, c’est que les présidences des arrondissements ne consacrent que moins d’un tiers aux besoins réels des citoyens. Le reste va aux dépenses pour achat du gasoil, indemnités du président et conseillers, réparation de leurs voitures et frais de téléphone». Faut-il le rappeler, les arrondissements ne reçoivent que la partie forfaitaire de la subvention. L’autre partie complémentaire qui doit être accordée sur la base du nombre d’habitants et du poids des équipements à prendre en charge par chaque arrondissement n’est tout simplement pas octroyée par la ville. Et pour cause, les décrets d’application ne sont toujours pas adoptés. C’est un retard pour le moins incompréhensible. D’autant plus que le nouveau système a été mis en service depuis 2002. Les six villes concernées en payent le prix. Les rapports ville/arrondissements manquent de clarté et souvent la répartition des subventions suscite des tensions entre les maires des villes et les présidents des arrondissements. Selon Abdessamad Hiker du PJD, le seul parti qui s’est abstenu, «la subvention doit normalement répondre à des besoins clairement exprimés dans un plan de développement initialement élaboré. L’année dernière, nous avons demandé à la présidence d’accroître de 10% les dotations des arrondissements afin d’être logique avec leurs besoins grandissant suite à l’extension de leurs territoires. Rien n’est fait». Et d’ajouter: «nous réitérons aujourd’hui la même demande et nous revendiquons la sortie des décrets d’application». Sur ce point précis, le maire Mohamed Sajid apporte une précision: «L’Intérieur a engagé des bureaux d’étude afin d’inventorier les biens et les équipements par arrondissement dans la perspective d’établir des normes de références de leur financement». Lui-même reconnaît, d’ailleurs, la faiblesse des subventions. A vrai dire, elles ne permettent pas de satisfaire les besoins les plus élémentaires des populations des quartiers. Si la mairie se doit de s’orienter vers les grands projets qui ont la dimension de la ville, c’est aux arrondissements de relever les missions de proximité. «Nous menons des négociations avec le ministère de l’Intérieur afin de nous accorder un soutien financier». La Direction des collectivités locales est prête à soutenir Casablanca en débloquant 150 millions de DH. La moitié, soit 75 millions de DH, pour l’année en cours et l’autre moitié pour l’année 2011. «Cette subvention spéciale du ministère sera mise à la disposition de la mairie. Celle-ci la répartira par la suite aux arrondissements à hauteur de 4,5 millions de DH par arrondissement. Ce qui est l’équivalent de la dotation annuelle accordée par le budget communal aux arrondissements». Il est à souligner que l’aide financière de l’Intérieur sera essentiellement consacrée à la remise en état des rues et autres petits équipements de quartiers.


    Supplément de 56 millions DH

    EN 2008, certains arrondissement ont vu leur territoire s’élargir comme Sidi Othmane, Sbata, Moulay Rachid, Ben M’Sick et Aïn Chock. Les parties prises sur des communes rurales et annexées à la ville ne sont pas concernées par les conventions de ramassage des déchets conclu en 2004 avec les délégataires français (Sogedema, Smart Collect) et espagnol (Tecmed). Du coup, vouloir étendre le service du nettoiement à ces zones passe obligatoirement par la renégociation. Chose faite. «Les adjudicataire exigent un supplément de 56 millions de DH. La ville n’a pas la capacité d’une somme pareille. Nous discutons avec les responsables de l’Intérieur pour nous payer ce montant», affirme Sajid.Ali JAFRY

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