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Politique

Casablanca: Le maire délègue au compte-gouttes

Par L'Economiste | Edition N°:3180 Le 29/12/2009 | Partager

. Deux délégations, l’une en urbanisme, l’autre en affaires économiques . Les bénéficiaires, le PAM et le RNI. Huit autres adjoints dans l’attente La délégation de signatures se fait au compte-gouttes à la mairie de Casablanca. Confiance et méfiance? «C’est sur quoi butent les délégations de signatures au sein du Conseil de la ville», selon certains élus proches du maire. Six mois après les élections, seuls deux adjoints du maire semblent avoir acquis sa confiance. Une femme et un homme. La femme, c’est Amina Latinine, 4e adjointe du maire, élue du PAM et cadre à Lydec. Le maire lui a confié l’épineux dossier de l’urbanisme. L’homme, c’est Mohamed Bourhim, 10e adjoint du président, élu du RNI et promoteur immobilier. Il est chargé des affaires économiques. Il faut rappeler que, contrairement à Latinine, Bourhim en est à son deuxième mandat en tant qu’élu local à Casablanca. Il était déjà membre du bureau dans le mandat 2003-2009 et avait le poste de rapporteur du budget avant que ce poste ne soit définitivement supprimé par la révision de la charte communale en 2008. Latinine prendra en charge les autorisations de construction, de lotissement et de morcellement. Elle aura aussi la tâche des permis d’habiter, des certificats de conformité et des autorisations d’occupation du domaine public pour un usage lié à la construction. A vrai dire, toutes ces autorisations sont soumises à l’examen d’une commission mixte (Agence urbaine, mairie, Protection civile, etc.). Si la commission donne l’avis favorable, l’adjoint du maire autorise. Dans le cas contraire, normalement il sursoit à l’autorisation. Mais les présidents des communes considèrent toujours que l’avis de la commission n’est que consultatif. Pour eux, l’Agence urbaine est un organe technique et que le dernier mot doit revenir aux élus. Il suffit de se rappeler du projet de Casanearshore autorisé par le maire en dépit de l’avis défavorable de l’Agence urbaine. Bourhim, quant à lui, aura à signer les autorisations commerciales et celles d’occupation du domaine public à des fins d’exercice d’activités économiques. Encore une fois, une commission mixte étudie les demandes et donne son avis. L’adjoint reste maître de sa décision. Il peut autoriser même en cas de refus de la commission. En dehors de ces délégations, huit autres adjoints chôment pour le moment. Ils n’ont reçu aucune responsabilité en leurs noms propres qu’ils peuvent exercer au sein du Conseil de la ville. Ils ne font qu’assister aux réunions de bureau, de participer aux discussions de commissions et d’assister aux sessions. Mais rien ne les y contraint, le rôle de l’élu étant bénévole. Mis à part le PAM (Amina Latinine) et le RNI (Mohamed Bourhim) qui ont chacun une mission, les autres partis de la coalition autour du président Mohamed Sajid n’ont encore aucune délégation de signature. Il s’agit du PJD (deux adjoints) et du MP (un seul adjoint). A rappeler qu’en plus de ces partis, le bureau est composé du PAM avec 4 membres et de l’UC avec 2 membres dont le maire et le RNI (1 seul membre). Sajid n’a pas encore tranché au sujet des secteurs à déléguer à ces membres de bureau. Aucun texte ne l’oblige à déléguer. Aucune disposition ne lui en assigne le délai, ni l’objet de délégation. Il peut exercer tous les pouvoirs durant le mandat. «Confier ou non des missions à ses adjoints ne dépend que de lui et de son libre choix», indiquent tous les adjoints du maire. L’article 55 de la charte communale le dit clairement: «Le président peut, par arrêté, déléguer à un ou plusieurs vice-présidents parties de ses fonctions». «Certes, aucune obligation légale, ni réglementaire ne pèse sur les présidents de communes. Mais des considérations politiques leur imposent de confier des responsabilités à leurs adjoints», affirme un élu de l’opposition. Et d’ajouter, «tout président de commune est soucieux de l’entente au sein de son bureau. En conséquence, déléguer à certains membres et pas à d’autres est de nature à susciter les dissensions». Et quand les désaccords sont provoqués, ils ne manqueront pas de contaminer la majorité au sein du conseil. Pour conserver sa majorité, le maire serait amené à tailler des parcelles de ses attributions et les confier à ses adjoints. Pour d’autres élus, «Sajid ne veut pas se précipiter en matière de délégation. Il veut se donner du temps pour mettre la bonne personne sur les bons dossiers». Il est encore présent dans les mémoires l’incident du mandat passé. Le maire avait donné à son premier adjoint une délégation générale. Quelque temps après, le bureau n’était plus d’accord avec sa façon de gérer. L’autorité de tutelle s’en est mêlée et a procédé dans un premier temps à la suspension du 1er vice-président avant de le révoquer (cf. www.leconomiste.com).


Solidarité

Les vice-présidents sans délégation sont bel et bien des élus. Ils peuvent alors assumer le rôle de l’élu et défendre l’intérêt de leurs électeurs: faire des propositions et critiquer la présidence. Mais la solidarité prime chez les adjoints du maire qui se contentent de le suivre, du moins dans les réunions officielles. Sauf un seul adjoint. C’est le pjdiste Mustapha Lhaya (5e vice-président) qui a pris position contre le bureau à deux reprises. Une fois pour critiquer la nomination par le maire des membres du Comité permanent de suivi de la gestion déléguée de la distribution de l’électricité, de l’eau, de l’assainissement et de l’éclairage public. Lhaya défend le procédé de l’élection par le Conseil de la ville et oppose l’argument légal (la charte communale). La présidence, se basant sur le même texte, s’arroge le droit de nomination. Une autre fois, c’était contre l’attribution par la présidence du marché de l’installation des bouches d’incendie à Lydec.Ali JAFRY

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