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    Casablanca: Le CRI mise sur l’offshoring

    Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

    . Sept autres secteurs porteurs identifiés . Bilan 2005: 2.684 entreprises créées Le Centre régional d’investissement (CRI) a tenu, hier, sa grand-messe annuelle à l’occasion de son troisième anniversaire. Le tout-Casa était au rendez-vous: autorités locales, élus et opérateurs économiques. “Au-delà du bilan, il s’agit surtout de discuter de la manière de travailler, des principes qui guideront notre action pour relever le défi de l’investissement”, affirme Hamid Ben Elfadil, fraîchement nommé à la tête du CRI (www.leconomiste.com). Et l’une des priorités est de donner à la stratégie nationale de développement “Emergence”, un contenu local. Une sorte de “territorialisation” de ce grand programme d’action. Objectif ambitieux qui passera impérativement par un repositionnement de la capitale économique sur des secteurs-clés à même de créer des opportunités d’emploi et de permettre une plus grande compétitivité régionale. “Casablanca aura-t-elle toujours cette vocation de ville industrielle ou est-elle en train de s’orienter vers une vocation de services?” demande Ben Elfadil. Ce repositionnement au niveau de services permettra de juguler l’un des handicaps majeurs à l’investissement dans la métropole: la cherté et la rareté du foncier. Dans le secteur de services, un emploi nécessite en effet 6 m2 alors qu’en industrie, le ratio est calculé en termes d’hectares. Prenant acte de cette réalité, le CRI compte doter Casablanca “d’une force de frappe” dans 8 secteurs: l’offshoring, les composants automobiles, l’aéronautique, la plate-forme logistique, la distribution, les finances, le tourisme, l’enseignement et la formation.Pour rendre ces secteurs attrayants pour les investisseurs nationaux et étrangers, c’est la démarche de ciblage d’investisseurs potentiels qui est adoptée. “Apporter une réponse adéquate aux investisseurs ne peut se faire dans les bureaux. Nous préconisons une démarche d’écoute, proactive avec les associations professionnelles”, indique Ben Elfadil. Le CRI prend aussi un autre engagement pour 2006. En effet, il a décidé de suivre le processus de vie d’une entreprise dès sa naissance. Idem pour les investisseurs. L’objectif est d’accompagner ceux qui sont en difficulté. Autrement dit, le CRI ne se contentera plus de donner le nombre de créations et les montants d’investissement. Mais en produisant “le taux de mortalité”, le CRI donnera les chiffres réels de ses deux grandes missions, à savoir l’aide à l’investissement et à la création d’entreprises. Pour ce qui est du bilan, au CRI c’est la satisfaction. La création d’entreprises a connu une progression de 52% entre 2004 et 2005. Soit 2.684 entreprises créées, contre 1.767 en 2004. Et ce sont les services divers qui sont en tête avec 41% des réalisations. Le commerce vient en seconde position (37%), loin devant les BTP (12%). Les secteurs de l’industrie métallurgique et électrique, le textile et cuir et le tourisme ne représentent que 2% chacun. L’industrie du bois, papier et carton, énergie et mines, l’industrie chimique et parachimique et l’agroalimentaire ferment la marche avec 1% des créations d’entreprise. La répartition par forme juridique fait ressortir une nette domination de la SARL -société à responsabilité limitée- (53%). Cette forme devance les personnes physiques (31%) et la Société au nom collectif (14%). La SA (société anonyme) continue d’essuyer des revers puisqu’elle n’a représenté que 1% des créations cette année. Les projets traités par le CRI témoignent de la mutation de Casablanca d’une ville industrielle vers une ville de services avec en plus le développement de nouvelles niches, notamment dans des secteurs à haute valeur ajoutée tels que l’avionique et les composants automobiles. Le nouveau management rappelle, par ailleurs, que les délais de création ont été ramenés à quelques jours. “Ce qui fait que le Maroc a été placé par la Banque mondiale comme deuxième pays dans la simplification des procédures de création d’entreprises”, indique-t-on auprès du CRI de Casablanca. De plus, ajoutent les responsables, “la progression du nombre de création témoigne de la satisfaction des clients qui font appel à nos services”. Et pour en améliorer la qualité, le CRI indique avoir signé un accord de partenariat avec la fondation Banque populaire dans le cadre du comité régional pour la création d’entreprises. Ce comité regroupe plusieurs acteurs économiques et institutionnels actifs dans ce domaine. Il s’agit notamment des universités, de la Fédération des PME/PMI, du Centre des jeunes dirigeants, de la Fédération de la franchise… Grâce à ce comité, plusieurs actions ont été menées. Un premier appel à projet a en effet été lancé au profit de 20 candidats. Ces derniers ont tous bénéficié d’un suivi privilégié. A ce jour, huit créations d’entreprises viables ont abouti. Enfin, le CRI a intensifié le rythme des journées de sensibilisation à la création d’entreprises au profit des étudiants des universités et grandes écoles de commerce et gestion. Ali JAFRY etNaoufel BELGHAZI

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