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Affaires

Casablanca: La wilaya met en chantier des cercles qualité

Par L'Economiste | Edition N°:1673 Le 30/12/2003 | Partager

. Une convention de coopération a été signée avec l'Université Hassan II. Le premier cercle porte sur “la qualité des services publics”. Les participants s'engagent à donner un sens pratique aux recommandations Désormais, les autorités locales de Casablanca veulent faire de la qualité leur cheval de bataille. Cette démarche ne devrait pas être l'apanage des entreprises, les administrations publiques doivent aussi s'y mettre. La wilaya de Casablanca l'a compris et a donné le coup d'envoi à une série de “cercles de qualité”, en partenariat avec l'Université Hassan II de Aïn Chock et de Mohammédia.Un premier cercle s'est tenu vendredi dernier sous le thème de “la qualité des services publics”. Sept autres sont programmés. Ils s'intéresseront tous à la mise à niveau de la ville. “Ces rencontres, en plus de leur caractère académique, devront constituer une nouvelle approche des problèmes de développement dans la région du Grand Casablanca”, soutient M'Hammed Dryef, wali de Casablanca.Pour donner à ces cercles qualité une base concrète, une convention a été signée entre la wilaya et l'Université Hassan II. En vertu de celle-ci, les universitaires seront associés au débat. “A l'université incombe la tâche d'établir un diagnostic scientifique des anomalies et des entraves à l'optimisation de la gestion de la ville”, affirme Rahma Bourquia, présidente de l'Université Hassan II, Mohammédia. L'Université Al Akhawayne était également présente en la personne de son président Rachid Bel Imokhtar. “Notre établissement doit coopérer avec la ville de Casablanca. 50% de nos lauréats travaillent à Casablanca et 30% de nos étudiants viennent de Casablanca”, tient-il à préciser. L'Université Al Akhawayne aura beaucoup à apporter à ces cercles qualité. Sa grande expérience en matière de gestion des ressources humaines et des finances lui a valu la certification (classée parmi les 25 meilleures universités du monde). Et elle est prête à mettre son savoir-faire à la disposition des responsables casablancais. Les intervenants, lors de ce premier cercle qualité, ne cachent pas les défaillances dans la relation Administration/administrés. Les procédures ont été la cible de toutes les critiques. “Compliquées, non transparentes et non codifiées, elles donnent lieu à tous les abus”, fait remarquer un intervenant. Le conférencier lance à cet égard un chiffre édifiant: 750 procédures au niveau des ministères. Et de citer aussi l'exemple d'un demandeur d'autorisation de construire qui doit passer par 14 administrations. Le comble, c'est que celles-ci exigent toutes les mêmes attestations. Côté solution, Mohamed El Ouazani Chahidi, professeur universitaire, propose la formule d'une “administration citoyenne”. L'“administration administrative” n'a plus sa raison d'être et est condamnée à disparaître face à un citoyen conscient et exigeant. L'administration a beaucoup à faire aussi sur le plan de la communication (accueil, orientation et information) ainsi qu'au niveau de l'éthique. L'allégement des procédures, leur codification et la formation continue sont autant de piliers pour une réforme réussie. L'adoption de “la charte du citoyen”, à l'instar de certains pays occidentaux, qui précise les droits des usagers, serait un élément pratique de la réforme.


Observatoire

Une bonne décision passe nécessairement par une bonne information. La collecte de celle-ci n'est pas chose aisée dans un monde hyperdynamique. Conscientes de ce fait, les autorités casablancaises projettent d'outiller la ville d'un système d'interception et de collecte de l'information. Elles veulent en fait créer un système d'information géographique (SIG), un observatoire de la région et des observatoires spécialisés dédiés aux divers secteurs. La modernisation de l'Administration en dépend largement. Ali JAFRY

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