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Casablanca: La prise en charge des diabétiques souffre de la transition

Par L'Economiste | Edition N°:1682 Le 13/01/2004 | Partager

. La mairie centralise le marché des médicaments à travers le Bureau municipal d'hygiène. Celui-ci n'est pas encore mis en place . Les arrondissements puisent dans les stocks pour faire face à l'urgence Apparemment, à Casablanca, tout est en transition. Les prestations offertes aux diabétiques par les arrondissements le sont également. Ces entités n'ont plus de budgets propre pour répondre aux besoins pressants de cette catégorie de malades. La rubrique “achats de produits pharmaceutiques” affiche 0 DH. Pas de dotations. Avec l'unité de la ville, la grande commune de Casablanca (la mairie) supplante les arrondissements sur ce terrain comme d'ailleurs sur bien d'autres. L'objectif est de servir sur un même pied d'égalité et sans discrimination les diabétiques nécessiteux de la ville. Dorénavant, ce sera le Bureau municipal d'hygiène (BMH) qui centralisera au niveau du Conseil de la ville le marché des médicaments. C'est cette nouvelle structure qui devrait procéder à la distribution des antidiabètes aux arrondissements. Mais jusqu'à maintenant, le BMH n'a pas encore été mis en place. “D'ici fin janvier, toute la logistique d'hygiène sera installée”, rassure un responsable de la mairie. En fait, l'ex-CUC n'avait pas besoin d'avoir une structure spécialement dédiée aux usagers malades. C'est une mission qui relevait autrefois des communes. Le transfert des compétences, accompagné du transfert du budget, s'est donc effectué. Toutefois, la mise en place des structures prend du retard. Un retard qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour un malade. Surtout pour un diabétique traité à l'insuline dont l'injection doit impérativement se faire à des moments précis de la journée. Cette période de flottement n'est pas nécessairement une conséquence de l'unité de la ville. “Nous n'avons aucune pénurie. Le dernier marché n'a été réceptionné qu'au mois de juillet de l'année dernière. Et nos stocks nous permettront de tenir le coup jusqu'au mois de juin de l'année en cours”, affirme un responsable à l'arrondissement Sidi Belyout. A titre d'exemple, cet arrondissement affecte 2 millions de DH de son budget à l'achat de produits pharmaceutiques. 95% du budget sont consacrés aux médicaments antidiabétiques. Seuls 5% sont alloués à d'autres types de médicaments qualifiés “d'urgence”. En tout, l'arrondissement prend en charge 2.253 diabétiques, dont 913 sous insuline et 1.440 sous comprimés. Des 913 malades insulino-dépendants, plus de 800 reçoivent de l'insuline sous forme de stylo injection. Les autres malades préfèrent l'injection par seringue car ils sont plus familiarisés à son mode d'emploi. Mais Sidi Belyout devrait faire face à 1.000 autres diabétiques supplémentaires qui relevaient, autrefois, de la commue Moulay Youssef qui a été supprimée.


Stylo injecteur

LA seringue comme outil d'injection d'insuline n'a plus que quelques mois à vive. Elle sera bientôt (courant de cette année) remplacée par le stylo injecteur à l'échelle internationale. Les diabétiques n'auront plus le choix entre les deux méthodes. Qualitativement, l'injection par stylo est meilleure que la seringue. Elle est plus pratique, moins douloureuse et assure un meilleur confort pour le diabétique. Sur le plan du coût, le stylo injecteur est avantageux: le stylo coûte 350 DH et il est utilisable à vie, une boîte de 5 cartouches d'insuline vaut 352 DH et une boîte de 100 aiguilles est à 350 DH. Les 5 cartouches d'insuline cumulent 2.000 unités alors qu'un flacon utilisable par seringue (92 DH) n'est constitué que de 400 unités. Ce qui veut dire que 2.000 unités en flacon coûteront 460 DH, sans compter les frais des seringues.Ali JAFRY

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