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Affaires

Casablanca: L’éclairage public atteint 90%

Par L'Economiste | Edition N°:1933 Le 06/01/2005 | Partager

. Avant la gestion déléguée, ce taux était de 68%. 42 bidonvilles éclairés . Une économie annuelle de 20 millions de DH pour la villeCela fait presque une année que Lydec gère l’éclairage public pour le compte de la ville de Casablanca. A l’époque où les 25 communes casablancaises prenaient en charge directement ce service, les résultats n’étaient guère satisfaisants. On atteignait difficilement un taux d’éclairage de 68%. Ce qui veut dire que 32% de la ville restaient bel et bien plongés dans l’obscurité. Les performances ont-elles réellement changées avec la Lyonnaise des eaux?Selon “le rapport d’activités du premier semestre 2004”, présenté tout récemment devant la Commission des régies autonomes et de la gestion déléguée, l’éclairage se porte plutôt bien sous l’égide du nouvel opérateur. La promesse d’éclairer 90% de Casablanca a été tenue. Ce qui fait une amélioration de 22% en 6 mois de gestion déléguée. Résultat atteint grâce à une gestion ciblée qui allie des opérations de réhabilitation, de renouvellement et d’éclairage des bidonvilles. En somme, 81 axes et 21 quartiers, secteurs ou lotissements ont fait l’objet de gros entretiens, de réhabilitation ou de renouvellement. Plus précisément, les opérations de mise à niveau de l’éclairage public à Casablanca portent sur l’entretien ou le remplacement des câbles (9.873), candélabres (623), luminaires (4.789) et armoires (27). Travaux qui ont coûté près de 16 millions de DH sur une période de 6 mois. Côté bidonvilles, 18.000 familles réparties sur 42 bidonvilles ont été éclairées (Thomas, Bachkou, Zaraba, etc.). Mais avant d’étendre l’éclairage public aux bidonvilles, un test de standardisation du matériel et des techniques de pose des installations d’éclairage a été effectué sur des sites-pilotes. Le succès était au rendez-vous: l’ensemble des bidonvilles retenus ont été éclairés trois semaines d’avance sur le programme. Pratiquement, de 2 points lumineux sur 3 en janvier 2004, la métropole est passée à 9 points lumineux sur 10 à fin juin. Au total, près de 20.000 points lumineux ont été rétablis et 36.000 lampes ont été remplacées, soit 40% du parc.Une autre mission de Lydec dans le cadre de cette gestion déléguée consiste à traiter les demandes d’intervention. En plus des voies habituelles de réception des demandes (fax, web, sur place), une ligne téléphonique est mise à la disposition des élus et des autorités de la ville sans interruption. Ce dispositif a permis le traitement de 80% des demandes d’intervention. A en croire le rapport, “les 20% restants nécessitent dans la plupart des cas des travaux lourds de maintenance et de renouvellement des installations. Leur traitement demandera souvent de longs mois d’attente pour résorber le retard accumulé au cours des années antérieures”. Mais les élus ont fait écho à maintes reprises du retard pris par les services de la Lydec pour réparer les pannes survenues dans leurs quartiers. Les élus s’acharnaient contre cet état de choses: “les citoyens se plaignant de l’obscurité de leur quartier taxe l’élu de négligence. Pour eux, c’est l’élu qui est seul responsable”, affirmait un conseiller lors d’une précédente session du Conseil de la ville. Un tel accroissement du taux d’éclairage de l’ordre de 22% ne s’est pas pourtant accompagné d’une hausse de la facture. Bien au contraire, une politique d’économie d’énergie a permis à Casablanca d’économiser 20 millions de DH en une année pleine. A titre d’exemple, la ville consommait, au 1er trimestre 2003, 23 millions kWh. Au 2e trimestre 2004, une baisse de consommation de 2 millions kWh a été enregistrée. Il n’y a pas de miracle, assure-t-on. Mais seulement une gestion plus rationnelle que permet la large gamme de techniques d’électrification. Ainsi, les 36.000 lampes remplacées ont été réajustées à la baisse tout en gardant un niveau d’éclairage satisfaisant. De petits gestes ont suffi: réparation et réglage des horloges de commande de l’allumage et de l’extinction de l’éclairage. Initiative qui a permis une économie de 717.000 DH par an. Mais aussi, pose de luminaires plus performants et nettoyage régulier des vasques. Chose qui a épargné à la ville 4,6 millions de DH. Bien plus, le passage d’une puissance moyenne des lampes de 338 W à 278 W par point lumineux a également permis une économie de 14,4 millions de DH. Sans pour autant sacrifier la qualité de l’éclairage.A côté de ces opérations purement techniques, le concessionnaire casablancais a entrepris un travail consistant en matière de ressources matérielles. L’entretien des 34 véhicules mis à sa disposition a été effectué. Il englobait la mécanique, la carrosserie, la sellerie et le système de sécurité. Rien que pour ce premier semestre de gestion déléguée, la ville a réalisé une rente de 4 millions de DH par rapport à l’année précédente. Et c’est un grand pas en avant.


Obstacles

A se fier au rapport, les interventions du concessionnaire se faisaient dans “un contexte particulièrement complexe et chargé en événements”. Ce qui renseigne sur l’ampleur de la tâche et nécessite une réactivité proportionnelle. Autres problèmes: le personnel communal qui devrait être mis à la disposition de la Lydec n’était pas tout le temps disponible. Les arrondissements le réaffecte pour des besoins propres en dehors du service de l’éclairage public. L’indisponibilité a marqué aussi les locaux de certains arrondissements; locaux prédestinés normalement au service de l’éclairage. Et ce n’est pas tout. Les ouvrages électriques de certains quartiers et lotissements périphériques étaient dans un état de dégradation avancée. Pour y faire face, la Lydec a créé une entité unique: “le service de l’éclairage”.


Au total, près de 20.000 points lumineux ont été rétablis et 36.000 lampes ont été remplacées, soit 40% du parc.

Sit-in des victimes du scandale COS-ONE

Après le report de 19 jours de la vente des lotissements Mzouga V, les habitants des deux lotissements Mzouga V et Aïn Diab, sujet du scandale immobilier du COS-ONE, reviennent à la charge. Ils ont organisé hier à midi, un sit-in devant le siège de l’ONE. “Nous voulons montrer à l’opinion publique que l’ONE est partie prenante dans le conflit. Mais elle ne veut pas s’asseoir à la table des négociations”, avance Badr Berrada, président de l’Association Mzouga V. “Nous comptons manifester jusqu’à la résolution du problème. Nous essayons de toucher tous les acteurs politiques et associatifs pour que ce genre de scandale ne se reproduise plus au Maroc. L’opinion publique doit nous soutenir pour arrêter cette mascarade”, ajoute-t-il.Ali JAFRY

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