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    Société

    Casablanca: Hay Boujdour croule sous les ordures

    Par L'Economiste | Edition N°:2476 Le 02/03/2007 | Partager

    . Les commerçants de la place de Damas interpellent les autorités. Le citoyen doit assumer sa part de responsabilitéOrdures, excréments et microbes. Tel est l’enfer pour les commerçants de la place de Damas à Hay Boujdour: des détritus jonchent leur entrée, plongeant le paysage «urbain» dans un sombre tableau de désolation et de puanteur, «assaisonné» d’indifférence générale. L’histoire remonte à plus de deux ans. Situés en plein quartier populaire, ces commerces de cyclomoteurs, pièces de rechange et vêtements voient leur zone de chalandage menacé par ce fléau environnemental. En effet, plus de 10 poubelles sont installées devant leurs locaux, les plus «chanceux» en sont à moins de 2 à 3 mètres. La contenance n’en est que variée: déchets domestiques, cartons et papiers. On y retrouve même les rebuts des bouchers de la «Baladiya». Bref, c’est une miniréplique de la décharge de Médiouna dans toute sa splendeur. Certains n’hésitent pas à s’en servir comme des toilettes publiques. «C’est honteux de voir des gens respectables faire leurs besoins ici. Pourtant nous mettons à leur disposition nos toilettes!», s’indigne Younès Rochdi, vendeur de cyclomoteurs.Les commerçants ont déjà soumis leurs doléances par écrit à la préfecture et même à la société s’occupant de la collecte des déchets. Pas de feed back convaincant. Beaucoup de paroles, rien de concret. Le tas d’ordures s’amplifie de jour en jour, grignotant par la même occasion un espace qui était censé être réservé au stationnement de véhicules.. Pour Tecmed, le contrat est respectéComble du hasard, le nouveau caïd, après avoir pris ses fonctions et à la suite des lettres adressées par les commerçants, s’est empressé de… faire enlever quelques sacs au contenu nauséabond qui traînaient depuis plus de quatre mois. C’est tout. Devant nous, un homme n’hésite pas à vider une grosse poubelle de son contenu et à l’emporter. «Je la réquisitionne pour essayer d’en tirer profit», répond-il. Mais la faute incombe aussi aux habitants du quartier. Chacun refusait que l’on mette ces poubelles devant sa maison. Résultat: elles ont fini par atterrir devant les commerces, en plein centre de la place de Damas. En temps normal, les poubelles sont vidées une fois par jour. Mais aujourd’hui, cette zone semble effacée de la carte de route des collecteurs. Quant à la société qui gère ce service, Tecmed, celle-ci estime que «le contrat est respecté».«Mais il faut déjà que les employés trouvent les bacs à leur place lors de leur passage», signale Luis Manuel de la Campa, directeur d’exploitation de Tecmed Maroc. Les poubelles sont réparties de façon à respecter une certaine architecture mais surtout à ne pas être trop encombrant. «Nous faisons appel au civisme de chacun. Il faut que les gens apprennent à respecter les horaires de collecte ainsi que les bacs», rétorque le responsable de la Tecmed. Des 12.000 bacs installés initialement, 30% ont été subtilisés ou vandalisés. A noter que le contrat fait référence au renouvellement de 1.000 bacs chaque année.Sara BADI

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