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    Casablanca: Du rififi au Conseil de la ville

    Par L'Economiste | Edition N°:2482 Le 12/03/2007 | Partager

    . Le premier vice-président porte plainte contre Sajid. Il l’accuse de «tailler sur mesure» le cahier des charges de certains appels d’offres ÇA chauffe au Conseil de la ville de Casablanca. Mohamed Adnan, premier vice-président et conseiller MP, a déposé le 2 mars une plainte contre Mohamed Sajid. Adnan accuse le maire de la métropole de «violer les principes d’octroi des marchés publics» et de «dilapider les deniers publics». Signalons d’abord que la plainte n’a pas encore été traitée par le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca. Ce dernier peut demander une enquête ou bien ne pas donner de suite s’il juge que la plainte n’a aucun fondement. Pour sa défense, Sajid indique que «les allégations proférées par Adnan sont dénuées de tout fondement». Le maire va plus loin et précise qu’Adnan a toujours outrepassé les limites de ses prérogatives. «Adnan n’a d’ailleurs plus aucune délégation de signature au Conseil de la ville depuis novembre 2004», ajoute-t-on auprès de la mairie de Casablanca. Pourtant, «le vice-président continue de signer notamment des autorisations de construire, même en dehors du périmètre urbain de la ville», tempère un membre du Conseil de la ville. La plainte déposée auprès de la Cour d’appel de Casablanca tourne autour de deux axes. Le premier concerne l’octroi du marché du nettoiment de la métropole. «J’ai personnellement assisté à la séance d’ouverture des plis. Les sociétés soumissionnaires ont présenté des offres dépassant largement le budget du conseil. J’ai suggéré au maire de refaire un second appel d’offres, mais c’était en vain», explique Adnan dans la plainte, dont L’Economiste détient copie. Le second reproche à trait aux sommes relatives aux salaires des ouvriers et à la location des équipements communaux, que «Sajid n’aurait pas récupérés auprès des gestionnaires délégués de l’assainissement». Adnan avance qu’il y a plus de 480 millions de DH non récupérés par le maire de Casablanca. Contactés par L’Economiste, quelques conseillers déplorent ce déballage médiatique et la tournure judiciaire que prend cette affaire. «Au Conseil de la ville, les conseillers sont là pour représenter les intérêts des citoyens casablancais et non pas leurs propres intérêts», confie un conseiller sous couvert d’anonymat. Et d’ajouter: «je suis certain que la plainte sera classée sans suite, puisque la gestion du marché du nettoiment de la métropole ne souffre d’aucune irrégularité, contrairement à ce que dit Adnan». Pour l’heure, aucune action publique n’a été engagée ni à l’encontre du Conseil de la ville ni à l’encontre de son président. Naoufal BELGHAZI

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