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Economie

Casablanca: Défectueux, le matériel des abattoirs

Par L'Economiste | Edition N°:2854 Le 05/09/2008 | Partager

. Manque de pièces de rechange et de personnel qualifié . Des pannes successives et répétitives «Les abattoirs de Casablanca sont dans un état lamentable», affirme un chevillard. «Presque tout le matériel est en panne», indique un autre. Les crochets, dispositif le plus élémentaire, ne sont pas en nombre suffisant. Les pièces de rechange manquent. Les canalisations ne sont pas, non plus, en bon état. Le personnel qualifié (ingénieur mécanique et ingénieur climatisation et froid), fait aussi défaut. «Les Espagnols qui géraient auparavant ont tout saccagé. La majorité des équipements est en panne», témoigne un élu du Conseil de la ville. Ce sont ces conditions de travail dont a hérité le nouveau gestionnaire, en l’occurrence le turc Unuër, de son prédécesseur espagnol, GBGV (Groupement de viande Gypisa Bejar). Cela fait trois mois que le concessionnaire turc est aux commandes des abattoirs de la métropole. «Mais la situation n’a pas changé d’un iota», affirme Abdelaali Ramou de l’Union générale des entreprises et des professions (UGEP). Et de préciser, «les Turcs n’ont pas encore la maîtrise des abattoirs».

Déficit du suivi
Ce syndicaliste accuse aussi bien les élus que les fonctionnaires de la ville d’être aux abonnés absents. Point de contrôle ni de suivi des concessionnaires. A tel point que jamais le délégataire espagnol n’a subi d’audit. Résultat, ce dernier a plié bagage en laissant les abattoirs dans une situation chaotique. Ce qui repose le problème des services de suivi qui dépendent de la mairie. A vrai dire, toutes les gestions déléguées (éclairage public, ramassage des ordures, abattoirs, espaces verts, stationnement, etc.) ne font pas l’objet d’un suivi méticuleux. Rien que le manque de crochets en nombre suffisant fait que l’abattage dure jusqu’à 17 heures de l’après-midi. Défaillance, qui irrite les chevillards. «Les tripes ont la cote la matinée, elles sont vendues à 7 DH le kilo; en fin d’après-midi leur prix dégringole à moins de 4 DH/kg», confie Ramou.Les usagers des abattoirs jettent toute la responsabilité sur la présidence de la ville qui laisse faire sans contrôle. La présidence, quant à elle, tient un autre raisonnement: «les Turcs viennent juste de prendre les commandes, il faut leur donner le temps de mettre à niveau le matériel et de réaliser les investissements qu’impose le cahier des charges». Pour les chevillards, « il y a des choses basiques (crochets en nombre suffisant et entretien de machines) dont le gestionnaire est obligé d’assurer dès le démarrage de son activité». Et d’ajouter, «il ne suffit pas de dire qu’on a un bon cahier des charges mais encore faut-il en garantir le respect et l’exécution». En fait, le cahier des charges fait obligation au concessionnaire de renouveler et de réparer le matériel existant sans oublier la remise en bonne état des locaux. Ahmed El Omari, un autre syndicaliste, adopte un profil bas. «Le même ton critique fusait du temps de la société espagnole. Apparemment, rien ne peut satisfaire les usagers des abattoirs. Les Turcs viennent de commencer, il faut leur donner le temps d’agir», dit-il. Pour El Omari, «le service est nettement meilleur que celui du temps des Espagnols et les choses vont sûrement s’améliorer au fil des mois à venir». Ali JAFRY
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