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Casablanca: De grands équipements mais toujours pas assez!

Par L'Economiste | Edition N°:2235 Le 16/03/2006 | Partager

. Les projets prévus vont multiplier l’offre en infrastructuresA Casablanca, construire des équipements revient à jeter une goutte d’eau douce dans l’océan. La métropole absorbe les lourdes infrastructures avec une vitesse qui n’a d’égal que sa croissance urbaine. Cela, le projet de diagnostic réalisé par l’Agence urbaine de Casablanca (AUC) l’a bien souligné. On y ajoute même que la capitale économique reste la ville la mieux servie en équipements et surpasse même les objectifs nationaux dans quelques secteurs.C’est le cas de l’offre universitaire qui est la plus importante et la plus diversifiée du Maroc. Le rapport en fait l’inventaire: l’Université Hassan II avec ses deux pôles, Casablanca (Faculté des sciences juridiques et économiques, Faculté des lettres et Faculté de médecine et de pharmacie) et Mohammédia. Ce qui représente environ 50.000 étudiants.Le pôle de Mohammédia est susceptible de connaître une nouvelle organisation, en trois sections également. La première s’installera dans la cité balnéaire et la seconde à Ben M’Sick. La troisième est enfin prévue, la fin de cette année, à Aïn Sebaâ. D’autres programmes de développement sont, en outre, dévoilés dans le rapport. Il s’agit principalement de l’extension du campus sur la route d’El Jadida. L’espace qui sera prochainement libéré grâce au transfert de l’aérodrome Casa-Anfa pourrait le permettre. D’autres infrastructures d’accompagnement sont envisagées, notamment la création de bibliothèque, de club d’enseignants, de terrains de sports… et des logements pour étudiants qui restent largement en dessous des besoins.Pourtant, l’AUC estime que suivant les évolutions démographiques et le développement de l’enseignement primaire, l’Université Hassan II devrait s’attendre à un triplement des effectifs d’ici 2015. En guise de recommandation, le document encourage la création d’un troisième campus sans, toutefois, préciser la zone qui pourrait l’accueillir. Des propositions sont, cependant, exprimées, Bouskoura et Nouaceur par exemple. De tels projets, si réalisés, pourraient rétablir un certain équilibre entre les communes principales et la périphérie qui reste considérablement sous-équipée.A signaler que l’offre en termes d’enseignement fondamental et secondaire n’est pas traitée dans le rapport. Les mêmes déséquilibres entre communes du centre et communes périurbaines et rurales se posent manifestement. A noter que dans le centre-ville, dans certains quartiers, on enregistre une forte pression démographique dans quelques écoles. Le rapport se penche, par ailleurs, sur l’offre hospitalière qu’il juge «satisfaisante mais qui manque de moyens humains». En chiffres, dans le secteur public, celle-ci est évaluée à un lit pour 636 habitants contre un lit pour 1.143 habitants à l’échelle nationale. Le secteur privé contribue, pour sa part, avec 75 cliniques et un grand nombre de laboratoires d’analyses, de cabinets de radiologie... Mais ce qui n’est pas suffisant. Et pour cause, les hôpitaux casablancais ne servent pas uniquement sa propre population mais aussi un grand nombre de patients des autres villes où l’offre médicale est médiocre, voire, pour quelques spécialités, inexistante. Autre souci concernant ce volet, l’énorme déséquilibre dans la répartition géographique des établissements médicaux. On indique que «les arrondissements d’Anfa, de Maârif et de Sidi Belyout concentrent à eux seuls 65% de l’offre privée et 55% de l’offre publique», alors qu’ils ne comptent que 15% des habitants de la région. Un schéma régional d’organisation sanitaire (SROS) devrait pallier cela mais sur le moyen et long terme.Sur un autre registre, l’AUC signale une grande faiblesse au niveau des équipements sportifs, culturels et de loisirs. Les besoins en termes d’infrastructures sociales sont énumérés: 37 maisons de jeunes, 36 foyers féminins, 22 garderies, une colonie de vacances, 7 centres d’accueil, 2 centres de protection de l’enfance et 9 clubs d’enfants. C’est énorme, surtout en considérant les maigres financements débloqués dans ce secteur par les collectivités locales. Question équipements culturels, les chiffres sont désespérants: 4 salles de fête, 8 salles de réunion, 11 théâtres (de très faibles capacités), 2 musées… Sans commentaire!Pour ce qui est de l’offre en termes d’espaces d’exposition ou de congrès, ce sont les salles aménagées au sein des hôtels qui sauvent, tant bien que mal, la mise. «Casablanca conférence center» et la «Foire internationale de Casablanca» sont en effet loin de répondre à la demande… Surtout pour une ville qui cherche à se positionner dans le secteur du tourisme d’affaires.Ichrak MOUBSIT

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