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Affaires

Casablanca compte plus de 22.000 filles domestiques

Par L'Economiste | Edition N°:1744 Le 09/04/2004 | Partager

. Une enquête a été menée sur leur milieu d'accueil Le bilan que dresse le Haut-commissariat au Plan sur les filles domestiques, à Casablanca, est alarmant. L'enquête a concerné un échantillon de 529 filles domestiques sur un total de 22.940. Premier constat: leur salaire mensuel est dérisoire et ne dépasse pas 500 DH en moyenne. La fille domestique est non seulement mal payée, mais fait l'objet dans l'exercice de ses tâches, de sanctions et d'abus. Près de 55% des filles domestiques sont battues et 4,2% ont déclaré avoir subi des abus sexuels de la part de leurs employeurs. Bien plus, les domestiques “sont les premières à se lever et les dernières à se coucher”, note l'enquête. La fille domestique doit exécuter tout type de corvées: ménage, courses, garde de bébés et accompagnement des enfants à l'école. L'étude relève également que 22% “des bonnes” “ne bénéficient ni de congé annuel ni jour de repos ni jour de fête”. La pauvreté est pour beaucoup de filles la cause du travail à un âge précoce (moins de 18 ans, dont 8% ont 5 à 7 ans). La majorité des filles domestiques (86,8%) sont en effet issues du milieu rural et 22% sont orphelines. Les faibles ressources des parents sont donc l'élément déterminant dans le travail des enfants en général. Pour trouver un emploi, ces filles recourent au contact d'une personne de leur propre famille ou à travers des intermédiaires. L'écrasante majorité des filles domestiques est analphabète. La non-scolarisation est due essentiellement au manque de moyens, au refus de tuteur et à l'éloignement de l'école. Transférée vers le ménage employeur, la fille garde quand même contact avec sa famille en recevant la visite de ses proches ou en leur rendant visite. 70% des parents se rendent chez leurs filles essentiellement pour percevoir une somme d'argent et uniquement 30% en vue de s'enquérir de leur état de santé. Ali JAFRY

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