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Economie

Casablanca: Comment les marchands ambulants ont reconquis l'espace public

Par L'Economiste | Edition N°:1834 Le 17/08/2004 | Partager

. En attendant leur transfert vers un nouveau marché, des commerçants reviennent à Jamaâ SoukLe marché informel Jamaâ Souk, à Casablanca, est de retour. «Non, ce n'est qu'une occupation provisoire en attendant le transfert au marché de l'Ancienne Médina aménagé à l'ex-parking Djaïjia», rétorque un élu. En tout cas, pour le moment, l'espace Jamâa Souk est occupé par de nombreux marchands ambulants. Il a fallu à Benhima de longs mois pour libérer cet espace, mais… les temps changent. Dès 8h30 du matin, les commerçants étalent à même le sol leurs marchandises.On y trouve de tout: poterie, cartables, sacoches, habits traditionnels, brocante et lingerie. Ils sont près de 200 personnes. «On a longuement attendu une solution à notre problème», note un commerçant. En effet, cela fait un an et demi (février 2003) que Jamâa Souk a été libéré.Mais depuis le départ de Benhima, cet espace comme d'autres sont de nouveau squattés. Derb Sultan est un exemple édifiant à cet égard. Toutes ses ruelles et même le Boulevard Mohammed VI sont fermés par les étalagistes. Le trottoir est occupé causant des désagréments énormes aux passants. Même la circulation s'y étouffe. Les ex-commerçants de Jamâa Souk, quant à eux, adoptent un ton défensif: «Nous, on ne se trouve pas sur un lieu réservé à la circulation. Les autorités n'ont prévu aucune alternative pour nous recaser», commente un marchand de la place. L'autorité, pour sa part, se défend: les commerçants n'ont que des autorisations de marchands ambulants et non pas pour un commerce stable. En fait, tous les dégagements de l'espace public, du temps où Driss Benhima était wali de Casablanca, ont donné lieu à des mesures de compensation. A titre d'exemple, les exploitants de gargotes faisant office de snacks à l'entrée du Boulevard Tahr Al Alaoui ont été transférés au marché de Bab Marrakech. Dans leurs nouveaux locaux, ils doivent s'aligner sur l'activité du marché: vente de fruits et légumes. Et c'est ce que les occupants de Jamâa Souk ne cessent de demander. Les autorités leur ont prêté oreille. Après plusieurs rounds de discussions, les deux parties se sont mises d'accord sur le transfert de près de 200 marchands ambulants à l'ex-parking Souk Djaïjia aménagé en un espace de vente.C'est la société Etro qui s'est chargée de l'aménagement. L'espace a été clôturé, doté de toilettes et d'un local pour le gardiennage ainsi qu'un bureau pour la gestion des affaires courantes. Chaque commerçant bénéficiera d'une table de 4 m2, construite en bois et fer avec un abri de protection et compteur monophasé. En contrepartie, le bénéficiaire s'acquittera au profit de l'entreprise de 5.500 DH. Au total, le nouveau marché recevra 186 des ex-marchants de Jamaâ Souk, 3 handicapés licenciés et 16 commerçants ambulants de Kissariat El Baraka (Derb Omar). «Mais tout récemment, une dizaine de personnes montent au créneau et revendiquent une place. Elles ont leurs autorisations au même titre que les autres et on est obligé de leur trouver une solution», explique Abdellatif Adib Président de la commission des ressources financières au conseil de la ville. Et c'est l'une des causes qui a retardé l'inauguration du nouvel espace, qui devait coïncider avec la Fête du Trône. Le branchement au réseau d'assainissement et la fabrication de kiosques supplémentaires y étaient aussi pour quelque chose. Selon Adib, «il n'y aura aucun traitement de faveur dans la distribution des kiosques. Une commission procédera en présence des bénéficiaires par tirage au sort». Durant l'exploitation, chaque commerçant doit payer 10 DH par jour en contrepartie des services rendus: gardiennage et nettoyage. La commune de Casablanca empochera 30 DH/m2/ trimestre. Ali Jafry

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