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Affaires

Casablanca: Bras de fer à la Faculté de médecine

Par L'Economiste | Edition N°:1671 Le 26/12/2003 | Partager

. Six pharmacologues contestent le plan de redéploiement conçu par le chef de service. Une commission d'enquête leur demande de se soumettre au nouvel organigramme Des enseignants supérieurs ont observé mercredi un sit-in dans les locaux de la faculté de médecine de Casablanca. Le choix du timing n'était pas fortuit. En parallèle se tenait en effet une réunion du conseil d'Université. Les membres de cette instance ont été saisis du dossier de l'affaire opposant le chef de service de pharmacologie et six enseignants pharmacologues. “Si le conseil d'Université ne prend pas une décision juste et légale concernant ce problème, dans dix jours, il y aurait une grève de 48 heures à l'échelle des facultés et écoles d'enseignement supérieurs”, déclare un membre du bureau régional du syndicat national de l'enseignement supérieur. “Nous avons un bureau syndical local à la faculté, pourquoi porter ce problème devant un bureaux régional”, se demande Farid Hakkou, chef de service de pharmacologie à la faculté de médecine.En fait, cette affaire s'apparente à un duel entre le service de la pharmacologie et des enseignants de la faculté de médecine. Ces derniers, au nombre de six, contestent la procédure de redéploiement telle qu'elle est conçue par le chef de service. Pour les contestataires, le redéploiement d'un enseignant ne peut être effectué au-delà d'un rayon de 100 KM. Selon un membre de la commission scientifique, chargée d'instruire cette affaire “il n'est pas question de les redéployer en dehors de l'université Hassan II”. Pour les “lésés”, “la décision unilatérale de changer le planning des cours sans concertation, ni implication des enseignants ayant l'habitude de dispenser cet enseignement est irrecevable”. La réplique de Iraqui Ahmed, membre de la commission scientifique et chargé d'enquêter sur l'affaire est claire et nette. Le chef de service de pharmacologie est habilité par les textes juridiques (décret de 1999 sur les enseignants-chercheurs des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire) à organiser son propre service. Iraqui brande même l'article 14 du titre 2 dudit décret qui stipule que les chefs de service sont “responsables d'activité d'enseignement, d'encadrement, de recherche et de soins…”. Les enseignants pharmacologues ne l'entendent pas de cette oreille. “Nous ne sommes pas assujettis au décret de 1999 mais à celui de 1997 relatif à l'enseignement supérieur”, font-ils remarquer. Encore une fois, Iraqui ne mâche pas ses mots. Faisant partie de la faculté de médecine, ces enseignants ont l'obligation d'observer les normes de “la mission hospitalo-universitaire” qui est “indivisible”. La commission avait recommandé dans un premier temps aux six enseignants de s'excuser auprès du professeur chef de service et d'accepter l'organigramme tel qu'il est conçu par ce dernier. Mais ces recommandations ne sont plus de mise aujourd'hui. La commission avait revu sa position et de nouvelles solutions ont été proposées. “Refusant les attributions du chef de service, les six enseignants n'ont rien à faire à l'intérieur de l'institution”, tranche lraqui parlant au nom de la commission. “C'est à l'université de les récupérer et de procéder à leur redéploiement comme bon lui semble”, ajoute-t-il.


Ce que veulent les enseignants

Les enseignants pharmacologues proposent de pratiquer l'enseignement dans le cadre du département. “Nous sommes à la disposition de l'université pour enseigner notre discipline dans les UFR et les autres établissements”, soutiennent-ils. Ils proposent en plus d'exercer les activités de recherche et d'encadrement dans le cadre du laboratoire. De même qu'ils suggèrent la création de plateaux techniques au niveau de la faculté de médecine et affichent également leur volonté du respect des lois gérant les deux corps enseignants. Ali JAFRY

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