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Economie

Casablanca: Attention! chiens méchants... et errants

Par L'Economiste | Edition N°:1480 Le 20/03/2003 | Partager

. Près de 2.000 cas de rage suspectés sont enregistrés annuellement à l'Institut Pasteur de Casablanca . La Communauté urbaine de la ville prévoit l'achat de 6 estafettes pour la capture de ces animauxDeux mille cas de rage suspectés sont enregistrés annuellement chez les patients de l'Institut Pasteur de Casablanca. Selon Dr Fatima Bouqdir, responsable du service médical de l'Institut, la principale cause de la maladie est la morsure de chiens errants. «La situation est alarmante, il existe encore des cas de morts par rage (4 à 6 morts par an à Casablanca). Il est nécessaire de sensibiliser la population sur la notion de traitement contre la rage«, ajoute-t-elle. «Pour lutter contre cette maladie, ce n'est pas un seul vaccin qu'il s'agit d'administrer. Mais il faut suivre un traitement d'une série de vaccins qui permet de se prémunir contre la rage pendant la période d'incubation de 3 à 4 mois«, poursuit la responsable. Pour lutter contre la propagation des chiens errants à Casablanca, la CUC a prévu dans son budget l'achat de 6 estafettes spécialement équipées pour la capture de ces animaux. Selon Dr Farida Bouchta, chef de la division d'hygiène de la CUC, le ramassage de ces chiens incombe à la Communauté et aux abattoirs qui en dépendent. Mais cette tâche semble avoir été négligée par les autorités compétentes depuis quelque temps. «Auparavant, les communes employaient des agents pour débarrasser les quartiers des chiens errants. Mais aujourd'hui, on ne voit plus ces gens«, indique un vétérinaire à Casablanca. Selon un autre, «ces agents de la Commune touchaient une prime de 15 à 20 DH par chien capturé et acheminé vers les abattoirs. Mais faute de moyen, la prime a été supprimée et du coup, les équipes de capture des chiens errants ont cessé leur activité«. Actuellement, ajoute le même vétérinaire, les cadavres de chiens finissent dans la décharge publique de Médiouna, ce qui aggrave le risque de propagation de la rage. Il suffit que n'importe quel chien errant soit en contact avec le corps de l'animal pour qu'il devienne porteur de la maladie. «Il n'existe pas de centre d'équarrissage (incinération) propre aux chiens capturés dans toute la ville, à part l'incinérateur des abattoirs«, s'alarme le praticien. Devant la prolifération de ce phénomène, le gouvernement français a adopté récemment une loi (en novembre 2002) pour se prémunir d'éventuels cas de rage provenant du Maroc. Désormais, le chien marocain doit être tatoué, vacciné depuis au moins un an, et avoir fait l'objet de titrage d'anticorps pour pouvoir passer les frontières françaises.Du côté de Dogs Angels, association récemment créée à Casablanca pour la protection des chiens, il s'agit plutôt de concevoir un projet permettant de résoudre à terme ce problème «tout en évitant à ces chiens l'abattage pur et simple«. Selon Hamid Faridi, membre de cette association, «notre but est de procéder dans un premier temps à la stérilisation des chiens errants pendant une année. Après, les chiens seront abrités dans un centre canin de bienfaisance. «C'est un projet qui ne nécessite pas beaucoup de ressources«, note Faridi qui s'active contre l'abattage des chiens et leur incinération.


Une loi sur l'abattage des chiens

La rage est une maladie mortelle. La loi prescrit des précautions à prendre pour la protection de la santé publique. Selon un arrêté ministériel (n° 12-00 du 30 Ramadan 1420-7 janvier 2000) «… les chiens errants sur la voie publique, à l'intérieur des villes seront conduits en fourrière pour y être abattus dans les délais suivants:- chiens sans collier, ni muselière: immédiatement;- chiens avec muselière ou collier, ne portant pas les indications prescrites dans les 2 jours qui suivent sa capture;- chiens dont le propriétaire est connu, le 3e jour après remise au domicile du propriétaire d'une notification faite par les soins de l'autorité municipale…«Mouna KADIRI

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