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    Economie

    Casablanca: S’attaquer aux bidonvilles d’abord

    Par L'Economiste | Edition N°:1921 Le 21/12/2004 | Partager

    . Routes, projets socioéconomiques… les autres chantiers. Impliquer tous les acteurs est le principe d’action du Conseil de régionLes efforts du Conseil de la région du Grand Casablanca passent souvent inaperçus. C’est qu’il n’est pas impliqué directement dans la vie quotidienne des citoyens et, partant, n’est pas harcelé au même titre que la commune. D’ailleurs, le conseil est issu du suffrage indirect. C’est un deuxième échelon de représentation où les préoccupations de divers corps se côtoient. Il doit en conséquence faire cohabiter les intérêts non souvent convergents des représentés: les communes, les chambres professionnelles et les syndicats. Réussir ce challenge, c’est prêter son oreille aux autres. “L’action du conseil régional pour le développement du conglomérat est participative, volontariste et prospective. Et toute action qui ne se partage pas se perd”, souligne, à juste titre, Mohamed Chafik Benkirane, président de la Région du Grand Casablanca.Prenant acte de cette démarche participative, la Région part en guerre, appuyée par ses partenaires institutionnels et privés, contre les maux qui rongent ses 17 communes (7 urbaines et 10 rurales). Un premier champ de bataille: l’habitat insalubre et les bidonvilles. La collectivité régionale apporte donc son eau au moulin du programme national de “ville sans bidonvilles”. A cet effet, son budget pour l’année 2005 consacre 10 millions de DH à la restructuration des douars Lahraouine et Lamkansa ainsi que plus de 18 millions de DH pour d’autres opérations de lutte contre l’habitat insalubre. Un projet initié avec 11 partenaires et qui mobilise 93 millions de DH en vue de désenclaver une dizaine de douars. Il s’agit plus précisément de mettre en place des voies structurantes, le réseau d’assainissement liquide et l’éclairage public. Plus de 15.000 familles bénéficieront de ces infrastructures qui vont à coup sûr améliorer leurs conditions de vie.L’infrastructure routière n’est pas du tout absente des préoccupations du Conseil régional. Le renforcement et le dédoublement des voies pénétrantes de la région en est même un axe majeur. Pour preuve, la dotation financière affectée à cette opération qui est, de loin, la plus importante des rubriques budgétaires, avec 93 millions de DH. Fidèle à sa démarche participative et consciente de la dimension nationale de la métropole, la Région a fait de l’implication des acteurs de l’Etat, son cheval de bataille. Une convention avec le ministère de l’Equipement est ainsi en cours de préparation. Objectif: aménagement des routes et des pénétrantes du Grand Casablanca (les routes 3.019, 3.625, 3.305, 3.034, 3.625, 3.336). Une façon de mettre en valeur les axes qui donnent accès à la capitale économique du Royaume. Dans cet effort, d’autres collectivités apportent leur soutien comme la mairie et la wilaya. La Région reste quand même l’acteur-phare de ce projet. La convention stipule que le Conseil régional s’engage à apporter le financement nécessaire et à conclure des marchés relatifs aux études et aux travaux. La région est aussi partie prenante dans de nombreux autres projets de développement socioculturel. Aucun domaine n’est épargné. De la restauration des établissements scolaires à l’aménagement des cascades de Chellalat en passant par la construction de dispensaires et de complexes sociaux. Et la liste est loin d’être close. Un indicateur suffira peut-être à renseigner sur l’ampleur des actions engagées: 258,8 millions de DH sont affectés au développement socioéconomique du Grand Casablanca.La Région est, en outre, le promoteur principal du Festival international de Casablanca 2005. Le rayonnement de la ville n’en sera que redoublé. Tourisme, artisanat, commerce et autres secteurs n’en pourront également que tirer grand profit. Une convention qui précise les obligations des parties a été conclue entre la Région et l’association Forum de Casablanca. La première débloquera l’argent nécessaire et travaillera de concert avec l’association pour l’arrêt des programmes et leur exécution. De son côté, l’association s’engage à “organiser un festival, aux activités multiples, digne de l’ampleur et de l’importance de la Région du Grand Casablanca”.


    Trois zones industrielles

    Toutes les politiques de la Région seront passées au crible de l’emploi”, tient à souligner Mohamed Chafik Benkirane, président du Conseil de région. Et l’emploi passe par l’entreprise, forcément. Consciente de cette relation indéfectible, la Région prépare 3 projets de zones industrielles. Une première élira domicile à Médiouna pour un montant global de 36,3 millions avec la contribution des bénéficiaires. Une seconde sera installée à Sidi Moumen en vue de drainer des emplois au profit de la population environnante. Le projet exige une enveloppe de 176 millions de DH. La ville de Mohammédia a aussi voix au chapitre d’autant plus qu’elle est membre à part entière de la Région. La plus importante des ZI y sera réalisée pour un budget de 228 millions de DH.Ali JAFRY

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