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    Casablanca: 1,8 milliard de DH de recettes réelles en 2004

    Par L'Economiste | Edition N°:1983 Le 22/03/2005 | Partager

    . Une progression de 5% par rapport à 2003. 1,4 million de DH de taxes transférées et 44,5 millions de DH de taxes locales restent à recouvrer Les conseillers de la ville de Casablanca ont tenu en fin de semaine dernière une séance marathonienne de 12 heures. Au total, 3 points ont été examinés et votés: la cession des lots de terrains, délaissés de voirie, à des particuliers, le compte administratif et la nomination d’un boulevard de la ville. Même si la séance n’a été levée qu’à 3 heures du matin, les élus n’ont pas pu examiner la totalité de l’ordre du jour. Une autre séance est prévue pour débattre des deux points restants: la révision de la concession avec la Lydec et l’exploitation provisoire de lots à la plage Aïn Diab.Du reste, le compte administratif a monopolisé le débat. Rien que pour ce point, 26 conseillers sont intervenus. C’est que ce document comptable reflète la gestion faite de l’argent de la ville pendant une année. Il permet de mesurer concrètement le taux de réalisation du budget prévisionnel voté en début de l’année. Et ce en matière de recettes et de dépenses. Les recettes de fonctionnement se sont établies, en 2004, à 1,8 milliard de DH. Ce qui représente une évolution de 5% par rapport à 2003 (1,7 milliard de DH) et de 0,12% par rapport à ce qui a été prévu. La part de la TVA en est estimé à 341,4 millions de DH, «une somme très mince pour une ville à la taille de Casablanca», estiment les élus. A ce niveau, de l’avis des conseillers, la capitale économique est lésée par rapport à la capitale administrative. Casablanca reçoit beaucoup moins que Rabat. Bien plus, 38% de la TVA est affectée à la gestion de la mosquée Hassan II, soit 128 millions de DH. Seuls 213 millions de DH rentrent dans les caisses de ville, soit –16% que l’année dernière. Les conseillers sont unanimes à demander à la tutelle de revoir ses critères de répartition tout en sachant que le gros de la taxe sur la valeur joutée est produit par la capitale économique.. Manque à recouvrerLes taxes transférées, principale ressource de la mairie, contribuent respectivement à hauteur de 137 millions (taxe urbaine), 480 millions (taxe d’édilité), 432 millions (la patente). Force est de constater une régression du recouvrement pour la taxe d’édilité et la patente de 7 et 8% par rapport aux prévisions. Ce n’est pas une faute à la commune. Ce sont les services qui relèvent des Finances qui font le recouvrement de ces taxes. Selon Lhaya, élu au conseil de la ville, «le trésorier régional à qui incombe le recouvrement de ces recettes explique cette régression par le fait que ses services étaient occupés à gérer les dossiers des fonctionnaires et qu’ils n’ont pas eu suffisamment de temps à consacrer au recouvrement». En tout, le manque à recouvrer est estimé à 1,4 millions de DH, soit plus de la moitié des prévisions, en l’occurrence 59%. L’autre source de financement, les taxes locales, a apporté au budget communal près de 442 millions de DH. C’est –9% de ce qui a été prévu. Ce qui dénote cette fois-ci, d’une défaillance de recouvrement qui incombe au service du recouvrement de la commune. Services qui se justifient par le manque de moyens. Côté dépenses, ces dernières se chiffrent à 1,8 milliard de DH. Ce qui représente une évolution de 9% (151 millions de DH) par rapport à 2003. L’excédent dégagé n’est toutefois que de 35 millions de DH, soit 85% de moins par rapport à l’excédent réalisé en 2003 (240 millions de DH) et programmé pour le compte de 2004. D’ailleurs des élus de l’opposition mais aussi de la majorité ont reproché au bureau de ne pas inscrire à l’ordre du jour la programmation de l’excédent budgétaire.Il est également à remarquer que concernant 3 rubriques, aucun sou n’a été dépensé: versements à l’ONCF (8 millions de DH), soutien pour les tiers (500.000 DH), formation professionnelle (1,9 million de DH) et activités religieuses (520.000 DH). Les autres rubriques budgétaires ont toutes été marquées par le signe (-) concernant leur taux de réalisation. Ce qui veut dire qu’il y avait moins de dépenses par rapport aux prévisions. Mais tout ce qui n’a pas été dépensé retombe dans «la masse». Selon Mohib, conseiller à la mairie, «prés de 14,5 millions de DH de dépenses n’ont pas été effectués». La ville n’y a plus droit qu’à condition de les reprogrammer dans le budget d’équipement 2005 car toute autorisation de recette ou de dépense n’est qu’annuelle.


    Réalisations

    Par ailleurs, le président Mohammed Sajid a passé en revue les réalisations du conseil de la ville pendant 2004. En fait, beaucoup de lourds chantiers ont été menés à bien. «L’éclairage public, la propreté, le transport, la voirie et l’aménagement urbain ont été identifiés comme grands chantiers prioritaires. Pour chacun de ces chantiers, l’objectif de fond des élus de la ville a été la sauvegarde de l’intérêt général, la transparence et l’optimisation», explique Sajid. Les priorités étaient de débarrasser la ville de ses ordures. Pour ce faire, la gestion déléguée de ce service était le moyen idéal après l’échec d’une vingtaine d’années de gestion directe. Les résultats sont là. Casablanca est devenue plus propre que ce qu’elle était. L’autre front d’attaque de Sajid était l’éclairage public dont la gestion était confiée à la Lydec. Certes le personnel et les moyens sont ceux de la commune. Mais la Lyonnaise des eaux apporte le savoir-faire et le professionnalisme. Les réalisations sur le terrain (Cf. www.leconomiste.com) sont encourageantes. L’autre chantier érigé en priorité par le conseil est le transport urbain. Encore une fois, la gestion déléguée était de secours. L’objectif était de garantir un meilleur service aux usagers. Mais aussi de faire sortir l’ex-Ratc de la débandade financière. Elle, qui n’arrivait plus à payer les salaires de ses employés. D’autres champs ont été investis: voirie et aménagement urbain, enseignement et culture, etc. Au niveau de la voirie, il était question de réaliser des voies, prévues par le plan d’aménagement depuis 1985, mais non réalisées par les ex-communes. Ali JAFRY

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