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    Carton jaune pour Hit Radio

    Par L'Economiste | Edition N°:2654 Le 19/11/2007 | Partager

    . Le CSCA lui reproche un «défaut de maîtrise d’antenne». La Radio déposera un recours gracieux devant la HACA«Trois jours de travail dont 20 heures de débats», c’est ce qu’il a fallu au Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) pour annoncer son verdict. Sa nouvelle décision (n° 28-07) adoptée mercredi dernier ne cible pas cette fois-ci une publicité (biscuit Tagger) mais plutôt une émission, diffusé par Hit Radio Maroc. Cette dernière a écopé d’un avertissement appuyé et d’une pénalité de 100.000 DH. En outre, elle ordonne à l’opérateur la «diffusion d’un message évoquant (…) la preuve d’une bonne maîtrise de l’antenne et l’assurance d’une animation assistée par des professionnels». Ce message doit être diffusé au début de l’émission sanctionnée, à savoir «Libre antenne». Signalons que l’avertissement reste la peine la plus clémente. L’émission aurait pu subir une suspension temporaire. C’est dire que la décision du régulateur «se veut surtout pédagogique, dans la mesure où les stations radios viennent de clore leur 1re année d’existence», commente une source proche du dossier. C’est donc l’émission «Libre antenne», et plus exactement les éditions des 2, 5 et 6 novembre, qui font l’objet de ce premier rappel à l’ordre. Animée par Momo (pas celui du festival L’Boulevard), l’émission est diffusée quotidiennement de 20 à 24h. Depuis son lancement, il y a deux mois, elle en est à sa 50e édition. Entre les auditeurs et l’animateur, c’est plutôt l’interactivité qui prime. «Viol, homosexualité, drogue...», tels sont les thèmes ayant été abordés d’après la décision n°28-07. Celle-ci mentionne également des questions telle que «Comment passer le samedi soir?» ou «Comment mettre fin à une relation extraconjugale?». Le régulateur reproche à la station Radio un «défaut de maîtrise d’antenne manifeste» ainsi qu’une légèreté inadmissible dans le traitement des sujets débattus et l’atteinte à la dignité de certains participants. La décision est notamment fondée sur l’article 3 de la loi 77-03 relative à la communication audiovisuelle (voir encadré) et 9 du cahier de charges de Hit Radio. Son argumentaire a par ailleurs «évité de s’étaler plus crûment sur les citations afin d’éviter toute amplification judiciaire», indique une source autorisée. Car le Parquet pourrait bel et bien s’en servir pour introduire une action en justice «pour atteinte aux bonnes mœurs».Du côté de Hit Radio, Youness Boumehdi, DG de la station, ne compte pas, pour le moment, contester la décision devant le tribunal administratif de Rabat. Il va plutôt introduire un recours gracieux devant le CSCA en vue de réduire le montant de l’amende (100.000 DH). «Nous sommes choqués par la lourdeur de la pénalité, surtout que c’est la premier incident du genre», déclare-t-il à L’Economiste. Contrairement aux déclarations de certains responsables de la HACA, Boumehdi assure «n’avoir jamais reçu de mise en demeure ni écrite ni par téléphone».


    Base légale

    La décision du CSCA se base sur l’article 3 de la loi 77-03 relative à la communication audiovisuelle: «La communication audiovisuelle est libre. Cette liberté s’exerce dans le respect de la dignité de la personne humaine, de la liberté et de la propriété d’autrui, de la diversité et du caractère pluraliste, de l’expression sous toutes ses formes des courants de pensée et d’opinion, ainsi que dans le respect des valeurs religieuses, de l’ordre public, des bonnes mœurs et des besoins de la Défense nationale. Elle s’exerce également dans le respect des exigences de service public, des contraintes techniques inhérentes aux moyens de communication, ainsi que de la nécessité de développer une industrie nationale de production audiovisuelle». A noter que la décision fait également référence à l’article 3 de la charte déontologique établie par Hit Radio Maroc. Faiçal FAQUIHI & Naoufal BELGHAZI

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