×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Carton et emballage: Chaâbi étoffe son activité

    Par L'Economiste | Edition N°:2354 Le 05/09/2006 | Partager

    . Une intégration industrielle pour minimiser les coûts de production. Le vendeur est Attijariwafa bankLa branche Pétrochimie du groupe Miloud Chaâbi, forte déjà de six unités (Afrique Câbles, Dimatit, Electra batterie, Super Ceram, SNEP et GPC), vient de racheter la Société industrielle de fabrication de papier (SIFAP). Sifap était jusque-là propriété du groupe Attijariwafa bank qui, pour cause de faillite de cette unité en 1991, l’avait rachetée et restructurée via sa filiale Wafa Investissement. Avec deux machines à papier, cette unité fabrique du papier pour ondulé (PPO) dont la production annuelle est de 15.000 tonnes et du papier à faible grammage (PFG) produit à hauteur de 4.000 tonnes par an.En acquérant cette nouvelle entité industrielle, le groupe Miloud Chaabi confirme sa volonté de développer l’activité carton et emballage, encore de très faible consommation au Maroc, mais de plus en plus demandée par l’industrie locale (Voir encadré). Si une sorte de discrétion entoure cette transaction, du côté de la direction générale de Gharb Papier & Carton, filiale du groupe Miloud Chaâbi, spécialisée dans le carton et emballage, on dit avoir fait «une belle affaire». Pour Omar Chaâbi, directeur général de GPC, «cette opération, comme du reste tous nos investissements de ces six dernières années surtout, répond à une approche managériale hautement stratégique pour le groupe». Et l’acquisition de Sifap semble s’inscrire dans cette approche. «Elle répond à une logique d’intégration industrielle, comme l’exige le marché de l’emballage de plus en plus professionalisé», affirme Chaâbi. Deux principaux opérateurs se partagent le marché du carton et de l’emballage au Maroc: GPC et CMCP. Le capital de ce dernier est détenu à 30% par les frères Qadiri, Aziz et Hicham, et le reste par l’américain IP (International Paper). C’est un marché de 150.000 t/an, en terme de consommation pour une production de 30.000 t/an, partagé à parts égales entre les deux opérateurs. Cette nouvelle acquisition du groupe Miloud Chaâbi pésera sur ce marché. Spécialisée dans la production de papier et de carton recyclé, Sifap, basée à Meknès, a réalisé en 2005 un chiffre d’affaires de 50 millions de DH. Un chiffre d’affaires en net recul «pour cause de démantèlement progressif de 5% annuellement des droits de douane sur l’importation du carton et papier dont la conséquence est la baisse des prix de vente», se plaint Mounir Bari, directeur général de Sifap. Le désormais nouveau pôle, carton-papier du groupe de Miloud Chaabi, expérimente une nouvelle intégration dite «client-fournisseur». Une sorte de vases communicants.Ainsi Sifap s’approvisionnera de chez GPC, en chutes de carton, et en retour, elle livrera à ce dernier des rouleaux de carton recyclé. Ce qui représente, 30% et 40%, selon les responsables du groupe, en termes d’économies réalisées sur les dépenses de matières premières. Avant cette acquisition, les différentes unités de GPC, 3 au total, vendaient leurs chutes de carton à 1,5DH le kilo pour s’approvisionner à 5 DH le kilo. «Aujourd’hui, on se contentera de nos chutes pour faire tourner presque toutes nos unités», renchérit Chaabi. Créée en 1993 avec une première usine de production à Kénitra, GPC est le fruit de la politique de diversification du groupe Chaabi, grand consommateur d’emballage, qui reste encore l’un de ses premiers clients.


    Un marché en devenir

    Avec une consommation estimée à moins de 20 kg par an et par habitant, contre plus de 200 dans les pays de l’Union européenne, le Maroc apparaît comme un marché faiblement utilisateur d’emballages. Si certains freins anciens au développement de ce secteur perdurent aujourd’hui, d’autres disparaissent progressivement. Les industriels estiment même que le contexte actuel pourrait favoriser un décollage significatif de cette activité à moyen terme. B. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc