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    Affaires

    Cartes bancaires
    La sensibilisation s’intensifie

    Par L'Economiste | Edition N°:2296 Le 13/06/2006 | Partager

    . Une campagne vise grand public et commerçants. Le Maroc a passé la barre de 3 millions de cartes Encore méfiants, la majorité des Marocains favorisent toujours les règlements en argent liquide. Déjà, il a fallu du temps au chèque pour s’imposer comme alternative et encore, ce “bout de papier” est toujours refusé dans plusieurs commerces. Aujourd’hui, c’est au tour de la carte bancaire d’essayer de se frayer une place dans les habitudes du grand public.Et si une bonne partie des clients bancarisés utilisent leurs cartes pour le retrait d’argent, ils restent plus timides quand il s’agit de paiement direct via TPE (terminaux de paiement électronique). Les raisons évoquées sont multiples: “ce n’est pas un outils sur lequel on peut compter puisque souvent les lignes de liaison avec les banques sont occupées et les transactions ne passent pas”, indique un usager. Et un autre d’ajouter “ce n’est pas un moyen fiable puisque les caissiers passent parfois la même transaction deux ou plusieurs fois”. Une onde d’espoir toutefois pour les partisans du paiement électronique. Le CMI (Centre monétique interbancaire) lance prochainement une campagne de sensibilisation à l’usage de la carte bancaire. Laquelle sera également accompagnée par l’adoption de nouvelles mesures visant la sécurisation des transactions. Ainsi, spots publicitaires télévisés en langue arabe défileront sur le petit écran pendant les mois de juin et de septembre. Deux cibles principales: le grand public à qui on veut inculquer ce moyen de paiement, et les commerçants qu’on veut encourager à adhérer au système. Cette campagne de sensibilisation vient conforter les énormes efforts menés par plusieurs organes bancaires sous forme de road-show, organisé dans huit grandes villes marocaines. L’initiative vise une audience beaucoup plus large, et pour cause, les clients bancarisés ne sont plus les seuls concernés avec la création des cartes prépayées.En tout cas, le CMI est plutôt optimiste quant à l’avenir du paiement par carte. Une confiance qui trouve son origine dans les statistiques des dernières années. Celles-ci montrent une nette progression dans l’émission des cartes dont le Maroc compte plus de 3 millions. Le premier trimestre 2006 a connu à lui seul l’émission de 200.000 nouvelles cartes, on est loin des 500.000 de l’an 2000. Toutefois, le chiffre aurait pu être beaucoup plus important. Les principales barrières au développement du paiement par carte restent l’insécurité des transactions et la non généralisation de ce mode de paiement dans les commerces. Pour pallier cela, le CMI annonce la mise en place de plusieurs mesures, notamment la migration vers les cartes à puce ou on-line avec saisie obligatoire du code confidentiel ou encore l’équipement des magasins de TPE.


    Chiffres

    - 2.312 guichet automatiques bancaires- 10.000 terminaux de paiement électronique- 10.000 demandes de retrait interbancaire par jour (soit une recette de taxe de 60.000 DH par jour que se partagent les banques)- Les cartes marocaines de retrait et paiement ont effectué 11,5 millions de DH de transactions.Ichrak MOUBSIT

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