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    Carrosserie autocars: Irizar-Maghreb démarre

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    Après Fagor, c'est Irizar, également coopérative membre du groupe espagnol Mondragon, qui se lance sur le marché marocain avec une usine de carrosseries d'autocars à Salé.


    Le 16 juin, l'entreprise basque IRIZAR, membre de la coopérative de Mondragon, commencera la fabrication de carrosseries d'autobus à Salé. D'ici trois ans, IRIZAR-Maroc devrait produire quelque 200 autocars, soit un chiffre d'affaires de 3 milliards de Pesètes. «Cela fait deux ans que nous préparons le projet» explique-t-on au siège de Guipuzcoa. «Nous avons fait une étude de marché et nous sommes arrivés à la conclusion que le secteur était porteur au Maroc». Restait à trouver le partenaire sur place. Après de multiples contacts effectués directement par les directeurs d'IRIZAR, le choix s'est finalement porté sur un partenaire, le groupe DAF Industries Maroc (DIM): «Nous voulions nous associer à un fabricant de châssis pour offrir un produit fini», poursuit la responsable. Les deux sociétés n'ont pas eu de peine à s'entendre et les autorités marocaines ont facilité les démarches administratives pour créer la joint-venture IRIZAR-Maghreb. Le Maroc est la deuxième implantation internationale de IRIZAR après la Chine. «Depuis le Maroc, nous espérons conquérir les marchés du reste du Maghreb et de l'Afrique», précise-t-on au siège. En plein processus d'interna-tionalisation, après l'Europe, l'Asie et l'Afrique, le fabricant basque envisage ensuite son installation en Amérique latine, au Brésil.

    FAGOR-Maroc, d'excellents résultats


    Centenaire, l'entreprise IRIZAR facture aujourd'hui 11.500 millions de Pesètes et fabrique 700 véhicules. Créé en 1896, le groupe basque a rejoint en 1974 la coopérative MCC (Mondragon Corporation et Cooperativa).
    MCC est aujourd'hui la plus grande fédération de coopératives d'Europe. Numéro un dans la ligne du blanc en Espagne et sixième au niveau mondial, Mondragon regroupe en tout 71 coopératives productrices d'électroménager, machines-outils, banques, assurances et grande distribution. Son chiffre d'affaires global s'élève en 1996 à 72,3 milliards de Pesètes dont 74,5% sur le marché local et 24,5% à l'extérieur.
    Leader dans l'électro-domestique et fabricant-vedette du groupe de coopératives, FAGOR fut l'une des premières entreprises espagnoles à s'installer au Maroc. Associée à Extrême en 1995 (à 51%), FAGOR a lancé une usine de réfrigérateurs et une unité commerciale chargée de distribuer l'électroménager importé du siège, au du Pays Basque.
    Les résultats ne se sont pas faits attendre. En 1996, le chiffre d'affaires s'élevait à 80 millions de DH, dont 75% pour les réfrigérateurs uniquement. En cette deuxième année de présence au Maroc, FAGOR annonce de plantureux bénéfices, une ampliation de capital et la fusion définitive de FAGOR et Extrême en juillet.

    Mondragon, un partenaire privilégié


    «Nous avons acquis 10% du marché local», annonçait M. Josu Ugarte, directeur général de FAGOR-Maroc, interviewé par L'Economiste le 22 mai dernier. «Aujourd'hui, un Marocain sur quatre connaît notre marque». Mais ce n'est pas tout. Dès septembre, FAGOR-Maroc compte lancer une nouvelle unité de montage de chauffe-eau et n'exclut pas d'élargir la production aux équipements de climatisation. «L'avenir pour nous est de commercialiser au Maroc tous les produits blancs de notre gamme».
    Preuve de l'intérêt des autorités à l'égard du dynamique groupe industriel basque, le ministre marocain du Commerce et de l'Industrie est venu personnellement à la mi-mai visiter le siège de la coopérative Mondragon et la Direction d'IRIZAR. Ce voyage était en fait la dernière étape d'un long processus de négociations entre les autorités marocaines et MCC qui visait à signer un accord de coopération spécifique pour faciliter l'installation des membres du groupe au Royaume et éviter les pénibles démarches administratives. Impressionné, il n'en a pas fallu plus à l'envoyé de Rabat pour accélérer la signature d'un accord prometteur pour les deux partenaires.

    Pascale BOURGAUX


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