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    Economie

    Carburants: Nouveau gel des prix pour avril

    Par L'Economiste | Edition N°:738 Le 03/04/2000 | Partager

    . La lutte contre la sécheresse et la sauvegarde des intérêts du consommateur ont une nouvelle fois primé
    . La facture pétrolière de l'Etat monte à 730 millions de DH


    Le communiqué du Ministère de l'Energie et des Mines est venu rassurer les consommateurs de produits pétroliers industriels et automobilistes. Lors de la réunion tenue le samedi 1er avril, sous la présidence du Premier ministre, il a été décidé que les prix de vente de base ne subiraient aucun changement pour le mois d'avril. Ainsi, le litre d'essence super a été maintenu à 8,17 DH contre 7,88 DH pour l'ordinaire. Pour le gasoil et le pétrole lampant, le litre continuera à couter respectivement 5,27 et 4,33 DH. Les entreprises industrielles consommatrices de fuel sont momentanément soulagées quant à leur coût de revient, puisque le prix de vente de la tonne de fuel industriel a été maintenu à 2.195,21 DH.
    La conjoncture internationale et les pics atteints par le prix du baril, notamment pendant le mois de mars, laissaient présager de fortes augmentations sur le marché local.
    La formule d'indexation faisait ressortir «des hausses de 88 centimes le litre pour l'essence super, 86 pour l'ordinaire, 49 centimes pour le gasoil et 445 DH pour le fuel industriel», est-il indiqué dans le communiqué. Vu que le gouvernement avait déjà décidé de ne pas répercuter les différences de prix enregistrées au mois de février sur le prix de vente en mars, la hausse était jugée inévitable. D'autant que la Caisse de Compensation avait déjà du mal à supporter la facture du mois dernier (107 millions de DH).
    Pour le grand bonheur des industriels et automobilistes, le Ministère de l'Energie a décidé une nouvelle fois de «préserver le pouvoir d'achat du consommateur et la compétitivité des entreprises», à ses dépens. Il est même souligné que cette «mesure vient renforcer le programme de lutte contre la sécheresse, lancé par le gouvernement».
    Le gel des prix coûte cette fois 200 millions de DH qui viendront porter à 730 millions de DH la facture pétrolière. Reste à savoir qui va supporter de tels montants et jusqu'à quand. Malgré les difficultés de trésorerie que connaît la Caisse de Compensation et qui ne sont aujourd'hui un secret pour personne, il est affirmé auprès du Ministère que c'est bien la Caisse qui a «entièrement» pris en charge les 530 millions de DH.
    Quant à la somme additionnelle pour le mois d'avril, elle a de fortes chances d'être financée directement par une dotation du Budget.
    La décision prise par les pays exportateurs de pétrole lors de leur réunion du 27 mars dernier d'augmenter les quotas de production aura certes des retombées bénéfiques, mais l'effet ne sera cependant pas immédiat.
    L'inévitable question «augmentera, n'augmentera pas» avec ce qu'elle engendre comme inquiétudes pour le marché local, refera surface dès la dernière décade d'avril.

    Hanaa FOULANI

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