×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Carburants: Indexation, mais aussi enjeux politiques

    Par L'Economiste | Edition N°:2378 Le 09/10/2006 | Partager

    . La caisse de compensation supportera, toujours, 1,8 milliards de DHL’INDEXATION n’a finalement pas que des effets négatifs. C’est le sentiment ayant prévalu à la suite de l’annonce, jeudi dernier, de la baisse des prix de vente des produits pétroliers. Rendues effectives le lendemain, ces baisses sur les prix à la pompe sont d’une moyenne de 50 centimes par litre en matière d’essence super, de gazoil et de gazoil 350. Elles sont de 200 dirhams par tonne de fuel industriel. Les prix de vente du gaz butane, eux, n’ont subi aucune variation. Ces baisses traduisent celles que connaissent les cours mondiaux de pétrole. Ceux-ci sont passés actuellement à 58 dollars le baril contre 64 à la mi-septembre dernier.La caisse de compensation continuera cependant à supporter l’équivalent de 1,8 milliards de dirhams par an pour le soutien du prix du gazoil. A la baisse des cours à l’international s’ajoutent d’autres raisons justifiant cette mesure. A commencer par la volonté du gouvernement de calmer les esprits au lendemain d’une rentrée où plusieurs hausses de prix ont été annoncées, grevant ainsi le pouvoir d’achat de bien des catégories sociales. Cette décision intervient également alors qu’ont lieu les négociations avec les syndicats dans le cadre du dialogue social. 2007 étant une année électorale, elle sera également une année «sociale». Reste dans ce sens à savoir si la baisse sera également répercutée sur les prix des transports publics. En attendant, le paramètre social explique le maintien des prix de vente du gaz butane à leur niveau d’auparavant, malgré les augmentations enregistrées par le marché international. Celles-ci sont prises en charge à hauteur de 125% par l’Etat. Ainsi, le prix de la bouteille de 12 kg reste à 40 dirhams, et celle de 3 Kg se maintient à 10 dirhams. L’Etat soutient le prix de ce produit à hauteur de 50 dirhams pour la bouteille de 12 kg et 13 dirhams pour la bouteille de 3 kg. Cela équivaut à 4 milliards 500 millions de DH par an.A noter que les acquisitions en pétrole se sont élevés au cours des huit premiers mois 2006 à quelque 17,27 milliards de DH, soit une hausse de 20,1% par rapport à la même période l’année précédente. A lui seul, le pétrole représente 17,8% de l’accroissement global des importations. Ces dernières ont été établies fin août à 136,53 milliards de dirhams, contre des exportations ne dépassant pas 70,52 milliards de dirhams. L’incidence sur la balance commerciale est autant directe qu’importante. Le déficit commercial est estimé à 66 milliards de dirhams, soit 15,5% de plus que le niveau enregistré une année auparavant. Déjà faible, le taux de couverture des importations par les exportations est passé à 51,7% contre 52,5%. Une situation qui pose une autre question, notamment sur la dépendance énergétique du Maroc et les moyens de la dépasser. Au niveau international, une décision de l’Opep sur une éventuelle réduction de sa production quotidienne interviendrait aujourd’hui. Celle-ci conduirait inévitablement à augmenter les prix du pétrole...T. Q.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc