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    Carburant: Le budget de l’Etat mis à rude épreuve

    Par L'Economiste | Edition N°:1984 Le 23/03/2005 | Partager

    . Si les prix ne changent pas, l’Etat débourserait 5 milliards de DH en 2005. La hausse doit être d’au moins 1,10 DH le litreLes prix du brut ne sont pas près de se calmer. Le Fonds monétaire international prévoit que les prix de l’énergie resteront élevés pendant encore au moins 2 ans. La forte demande mondiale enregistrée ces derniers mois par des pays «énergivores», notamment la Chine (plus de 11% de la consommation mondiale), l’Inde ou encore les Etats-Unis, conforte cette tendance. La crise irakienne et les contraintes d’approvisionnement enregistrées sur le marché international n’y sont pas étrangères non plus. Même si l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé lundi d’augmenter sa production de 1 million et demi de barils supplémentaires par jour, la tension persiste sur le marché. . Décision politiqueAu Maroc, les prix à la pompe sont pour l’instant inchangés, la décision étant on ne peut plus politique. La question qui revient avec insistance: les prix seront-ils finalement revus à la hausse? C'est à l'Energie, l’Intérieur et l’Industrie notamment que revient la décision. La structure des prix étant établie par la tutelle tous les 15 jours (voir tableau). Les importations de brut du Royaume sont estimées par les professionnels à environ 6,5 millions de tonnes par an. Du coup, toute augmentation pèse sur la balance commerciale. En 2004, la facture pétrolière s’est renchérie de 57,7%. Le prix moyen (en dirham) de la tonne importée a augmenté de 19,3% par rapport à 2003. Rappelons que la loi de Finances 2005 avait tablé sur un baril à 35 dollars et une parité du billet vert de 8,50 DH. Le baril a atteint en 2004 sur le marché international 38,2 dollars contre 28,9 en 2003. Au prix actuel du brut, qui a frôlé lundi dernier les 57 dollars le baril, le surcoût avoisinerait les 20 dollars. Les experts internationaux sont unanimes: le prix du brent ne baissera pas avant l’été. Mais là encore, il ne devra pas passer en dessous des 50 dollars, estiment des opérateurs. Face à cette situation, des professionnels estiment que le gouvernement doit monter au créneau et faire preuve de courage politique en réajustant les prix. Si l’on veut maintenir un équilibre, il faut que l’augmentation soit d’au moins 1,10 DH/le litre, estime un expert. Ce qui est, côté consommateurs, hors de portée. «Mieux vaut augmenter le prix de l’essence à la pompe plutôt qu’abandonner des infrastructures socioéconomiques», estime My Abdellah El Alaoui, président de la Fédération de l’Energie. Selon lui, l’énergie «à bon marché» se fait au détriment des infrastructures.En tout cas, la Caisse de compensation ne peut plus jouer le jeu. C’est pratiquement l’asphyxie pour la Caisse qui accumule près de 2 milliards de DH d’arriérés. De source digne de foi, la Caisse a subventionné les 3 derniers mois pour environ 1 milliard de DH entre le pétrole et le butane. La question que se posent des professionnels n’est plus si la Caisse est capable de gérer la situation, mais plutôt est-ce que le Budget de l’Etat est à même de la supporter. S’il n’y a pas réajustement des prix à la pompe, l’Etat devra débourser environ 5 milliards de DH en 2005 entre le carburant et le gaz de butane, estime un professionnel sous le couvert de l’anonymat. Et d’ajouter qu’il n’est pas exclu que le différentiel soit répercuté sur le raffineur et les distributeurs. Pour l’heure, de nombreux professionnels, les distributeurs notamment, préconisent de revenir au système d’indexation mis en place en 1995 et abandonné il y a 5 ans pour des considérations sociales. Mais le retour à l’indexation n’est pas à l’ordre du jour, du moins pour le moment. C’est là encore une décision politique. «L’épouvantail de l’émeute sociale est dépassé», estime un professionnel qui préconise le recours à des sondages d’opinion par des cabinets spécialisés, notamment pour le butane. Amin RBOUB

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