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    Economie

    Capital investissement
    Premier fonds dédié aux infrastructures

    Par L'Economiste | Edition N°:2424 Le 18/12/2006 | Partager

    . Le Moroccan Infrastructure Fund sera doté d’un milliard de DHLE premier fonds de Capital investissement dédié à l’infrastructure est né. A l’initiative d’Attijariwafa bank, le Moroccan Infrastructure Fund (MIF) a été officiellement lancé la semaine dernière à Casablanca. Dotés d’un milliard de DH dont 800 millions sont déjà débloqués, ce fonds est considéré comme le plus important au Maroc. Il est géré communément par Attijari Invest, la filiale Private Equity du groupe AWB, et l’américain Emerging Markets Partnership (EMP) Africa, filiale d’EMP Global, leader mondial du capital-risque dans les marchés émergeants. Et ce par le biais d’une société de gestion dédiée (Moroccan Infrastructure Management) détenue à part égales par les deux opérateurs. Quant à l’actionnariat, le fonds rassemble des institutionnels nationaux et internationaux de renom. Il s’agit de la BEI (100 millions de DH), le fonds koweïtien Ajial (200 millions), CMKD (100 millions), Mamada (50 millions), MCMA (50 millions), Wafa Assurance (100 millions), CIMR (50 millions), CNIA (50 millions), Somed (50 millions) et Attijariwafa bank (50 millions). «Plusieurs autres investisseurs sont prêts d’injecter les 200 millions de dirhams restants pour boucler le fonds», indique Lamia Boutaleb, administrateur directeur général d’Attijari Invest. A noter que 15% du fonds peuvent être déployé en Algérie ou en Tunisie. Quels seront les projets cibles du MIF? Il s’agit principalement des infrastructures liées aux secteurs de l’énergie, l’eau, les télécoms, le transport et le développement des ressources naturelles. Les lignes de financement seront débloqués dans le cadre de partenariats solides avec des promoteurs nationaux et internationaux. Et ce dans des participations minoritaires ou majoritaires. Les entreprises à financer seront choisies en fonction de leur potentiel de croissance. Côté juridique, le fonds est chapeauté par un comité d’investissement et de surveillance qui donnera son avis sur les décisions d’investissement. Lancés pour une durée de 10 ans, les gestionnaires du MIF doivent débloquer le milliard de DH en cinq ans au maximum. Tout projet financé ne doit pas absorber plus de 15% des sommes du MIF pour une durée allant de 5 à 7 ans. En termes de rentabilité, les projets financés doivent dégager entre 15 et 20%. «Nous étudions d’ores et déjà trois opportunités d’investissement», note Boutaleb. La meilleure possibilité de sortie envisagée par les gestionnaires est l’introduction en Bourse. Le MIF table sur des participations minoritaires ou majoritaires avec des droits spécifiques offrant une protection renforcée. «Nous souhaitons intervenir dans les organes de gestion et de gouvernances des produits financés», ajoute la DG d’Attijari Invest. Cela sera difficile en raison de la limitation des capacités du fonds par rapport aux besoins de financement des projets d’infrastructures. D’ailleurs, les gestionnaires ne comptent pas sortir de l’axe Casablanca-Rabat.Mais le fonds mise sur l’effet de levier et les possibilités de co-investissement ouvertes à ses actionnaires. «Ces vecteurs peuvent porter la paticipation du MIF à plusieurs centaines de millions de DH», précise Boutaleb. La directrice de développement de Somed a souligné son intérêt pour les services aux collectivités qui constituent «un secteur stratégique» pour le consortium maroco-émirati.Nouaim SQALLI

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