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    Economie

    Cantines scolaires: De nouvelles pièces dans le dossier de détournement de fonds

    Par L'Economiste | Edition N°:465 Le 17/03/1999 | Partager

    · L'audition des témoins et des accusés bouclée. Elle aura duré plus d'une année

    · Report au 22 mars pour étudier le rapport d'expertise

    · Le procès entre dans une nouvelle phase


    Après une interruption de près de deux semaines, la Cour Spéciale de Justice reprendra, le 22 mars, le procès de l'affaire du détournement de fonds destinés aux cantines scolaires accordés par le Programme Alimentaire Mondial (PAM)(1). Cette audience sera notamment réservée à l'examen du rapport d'expertise qui a été demandé par la défense de l'entreprise Tria. Celle-ci dispose dans son dépôt de stockage d'une quantité de son restant des transactions avec le MEN. Cette matière, se dégradant, risque de contaminer les autres denrées stockées. Aussi les avocats de Tria avaient-ils demandé que la valeur de cette matière soit évaluée pour sa mise en vente.
    Le procès entre dans une nouvelle phase. En effet, la cour vient d'achever l'audience des témoins et des accusés qui aura duré un peu plus d'une année. Dernier de la liste, le témoin, M. Mohamed Aminas, orientateur de l'alimentation scolaire à Ouarzazate, est passé à la barre le jeudi 11 mars. Lors de son audience, M. Aminas a déclaré avoir «pressenti des problèmes dans la gestion». Ce qui l'a poussé à démissionner de son poste en décembre 1994, a-t-il ajouté.
    Reste que le clou de ces dernières audiences aura été incontestablement la découverte de nouvelles pièces qui ont été jointes au dossier. Il s'agit de factures, de registres des dépenses et ressources, de différentes correspondances entre le PAM et le Ministère de l'Education Nationale (MEN), notamment. Selon les avocats de la Défense, ces pièces innocentent leurs clients. Elles auraient été mises «sous scellé» au siège du MEN, affirment-ils. Et d'ajouter que ce n'est qu'après leur montée au créneau que ces documents ont été adressés à la cour par la nouvelle équipe arrivée à la tête du Ministère. «Qui aurait intérêt à cacher ces pièces?». Cette question revenait sans cesse. Les débats sont ainsi partis crescendo lors de ces dernières séances.

    Quant aux fonctionnaires accusés dans ce dossier, ils avancent que ces documents confirment leurs précédentes déclarations aussi bien à la police judiciaire que devant le juge d'instruction. «Tout était transparent: comptabilité et cosignature des dépenses par les responsables des services», affirment-ils. Les denrées alimentaires étant offertes sous forme brute, il est normal que le MEN assure leur transformation en aliments, expliquent les fonctionnaires inculpés.
    Dans cette affaire, une quarantaine de personnes ont été poursuivies. Ces accusés sont pour la plupart en liberté provisoire. En outre, le responsable du dépôt de Tanger, M. Khalil Abou El Aïch, est décédé et M. Alami Zitouni, fonctionnaire au dépôt de Meknès, est interné dans un hôpital psychiatrique.

    Malika EL JOUHARI

    (1) Cf. L'Economiste du 19 septembre 1996, du 10 octobre 1996, du 12 février 1998 et du 6 février 1999.

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