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    Economie

    Canne à sucre: Production record attendue

    Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

    La culture de la canne à sucre devra afficher des records pour cette campagne. La production attendue serait en hausse de 57%. Plus de 80% devraient être réalisés par le Gharb.


    C'est une production record en canne à sucre qui est attendue pour cette campagne agricole. Elle s'élèverait à 1,17 million de tonnes, en augmentation de 57% par rapport aux réalisations de la campagne précédente (725.154 tonnes).
    Cette situation est due d'une part à l'extension des superficies au cours des deux dernières campa-gnes, favorisée par la disponibilité des ressources hydriques et, d'autre part, à l'amélioration de la productivité (72 tonnes/ha contre 68 en 1996/97). La superficie actuellement en place s'élève à 19.300 ha dont 16.300 récoltables.
    Sur cette production record, plus de 80% devront être réalisés par le Gharb, avec une estimation de 950.000 tonnes contre des productions moyennes de l'ordre de 650.000 tonnes les années précédentes. Le rendement moyen attendu, est-il précisé auprès de l'Office de Mise en Valeur Agricole du Gharb (ORMVAG), serait de l'ordre de 76 tonnes/ha, pour une superficie récoltable de 12.400 ha, contre 70 tonnes/ha obtenu en 1997 et 61 en 1996. Face à cette importante production, les sucreries du Gharb ont décidé d'opérer un transfert d'environ 180.000 tonnes à l'usine El Aouamra située dans le périmètre du Loukkos.

    Cette tendance positive pour la canne à sucre "se poursuivra certainement dans l'avenir suite à la conjugaison de plusieurs facteurs pour le développement de cette culture", soulignent les responsables de l'ORMVAG tout en citant notamment l'aménagement de nouveaux secteurs dans le cadre du Programme National d'Irrigation. Ici, l'Office rappelle son programme d'aménagement hydro-agricole qui concerne 82.200 ha dont 15.000 sont pratiquement achevés, le reste étant en cours d'aménagement.
    Autres facteurs de dévelop-pement de cette culture, les disponibilités suffisantes en eau d'irrigation à la suite de la mise en service du barrage Al Wahda en 1997 et des précipitations impor-tantes des dernières campagnes.

    Forte demande


    Les responsables évoquent également la forte demande en canne à sucre émanant des agriculteurs ainsi que la production de quantités suffisantes de boutures des variétés résistantes au charbon, à partir de 1998, au niveau du Centre Technique des Cultures Sucrières (CTCS) de l'Office. Il est à rappeler que ce centre a été créé en 1984 avec le soutien de la coopération allemande, l'objectif étant de satisfaire les besoins en bouture de canne à sucre de qualité, d'assurer la multiplication des variétés saines et adaptées aux conditions locales et la mise au point des techniques de conduite de cette culture.
    L'impact de ce centre sur la production de canne à sucre, est-il indiqué, apparaît surtout au niveau de la diversification des variétés cultivées à l'aide de variétés précoces et résistantes ou tolérantes à la maladie du charbon, à la multiplication de boutures de variétés adaptées pour satisfaire les besoins des nouvelles plantations. S'y ajoute la mise en place d'un système de protection de la culture (cas de la maladie du charbon) par la sélection des variétés résistantes.

    Outre le périmètre du Gharb, le CTCS, situé sur une superficie de 550 hectares, travaille également au niveau du périmètre du Loukkos. Les activités du centre ont été, à partir de 1990/91, élargies à la betterave à sucre où "il doit étudier le comportement des variétés commerciales et mettre au point les techniques culturales les plus adaptées à la région pour cette culture".
    Enfin, afin de rentabiliser au maximum les potentiels hydro-agricoles et agro-industriels de la région et satisfaire la forte demande des agriculteurs pour cette culture, l'Office et la profession (APPSG et sucreries) examinent actuellement une nouvelle stratégie de production et d'usinage. Celle-ci vise d'une part l'augmentation de la productivité de la canne et d'autre part le traitement des productions importantes attendues dans l'avenir (1.300.000 à 1.500.000 tonnes) "dans de bonnes conditions".

    Meriem OUDGHIRI

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