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    Economie

    Cannabis: L’enquête promise est en retard

    Par L'Economiste | Edition N°:3481 Le 08/03/2011 | Partager
    Le Maroc, toujours un très gros producteur
    Malgré la réduction notable des surfaces
    L’Europe, premier marché à l’échelle planétaire

    L’OICS invite le gouvernement marocain à poursuivre ses efforts en vue de parvenir à l’éradication totale de la culture de cannabis sur son territoire

    Le Maroc fait toujours partie de l’élite des producteurs de résine de cannabis au monde. Ceci malgré une réduction notable des cultures de cannabis (dont la superficie est tombée de 134.000 hectares en 2003 à 56.000 hectares en 2009) et de la production de résine (dont le volume a chuté de 3.070 tonnes à 820 tonnes sur la même période). C’est ce qu’indique l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), basé à Vienne, dans son rapport 2010.
    L’OICS note que «les autorités marocaines s’emploient activement à intercepter les drogues illicites, mais que des données émanant de pays européens montrent que d’importantes quantités de résine de cannabis marocaine sont toujours introduites clandestinement en Europe, premier marché de résine de cannabis à l’échelle de la planète. «L’OICS félicite toutefois le gouvernement marocain pour ses efforts et l’invite à les poursuivre en vue de parvenir à l’éradication totale de la culture de cannabis sur son territoire.
    L’organisation note avec regret que «l’enquête sur la culture et la production de cannabis qui devait être réalisée par le gouvernement marocain en coopération avec l’UNODC en 2010 n’a pas été entreprise».
    Par ailleurs, le programme de traitement de substitution aux opiacés lancé par le gouvernement marocain en 2009 est devenu opérationnel en juin 2010 dans le cadre d’un ensemble complet de services de traitement de l’héroïnomanie. Le Maroc est le premier pays d’Afrique du Nord et du monde arabe à adopter une législation autorisant l’utilisation de la méthadone dans le traitement de la toxicomanie. Les autorités américaines vont continuer en 2011 de soutenir les efforts du Maroc en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants, notamment par le biais d’échanges de renseignements et de formation.
    Le cannabis reste la drogue dont la production, le trafic et la consommation sont les plus répandus en Afrique. Les taux de prévalence annuelle de sa consommation sur le continent dans la population âgée de 15 à 64 ans fluctuent entre 5% et 10%, soit le double de la moyenne mondiale.
    Les auteurs du rapport estiment que, chaque année, environ 35 tonnes d’héroïne sont illicitement introduites en Afrique, dont plus de la moitié (25 tonnes) sont destinées aux toxicomanes du continent (qui seraient 1,2 million d’après les estimations) et le reste est expédié vers d’autres régions, en particulier vers l’Europe. L’OICS s’inquiète de ce que l’usage de presque tous les types de drogues ait augmenté en Afrique ces dernières années. Cela est préoccupant étant donné que, dans beaucoup de pays, les systèmes de soins de santé n’ont pas les ressources qui leur permettraient de traiter les personnes dépendantes à la drogue. Si le trafic des précurseurs nécessaires pour fabriquer des drogues ralentit, les médicaments contrefaits constituent toujours un problème de taille, signalent les auteurs du rapport. Dans bien des pays africains, il est possible de se procurer des produits pharmaceutiques contrefaits dans la rue, ce qui représente un risque considérable en matière de santé publique.


    Et les autres drogues?


    La consommation de cocaïne se répand depuis l’Europe occidentale vers d’autres parties de la région. Dans certains pays, la cocaïne prend la place de l’amphétamine et de l’ecstasy. C’est le cas au Danemark, en Espagne et au Royaume-Uni, où l’usage de cocaïne a augmenté en même temps que celui d’amphétamines connaissait une baisse. Selon le rapport, l’Europe occidentale est le plus gros marché d’héroïne du monde, et environ 60% de la quantité qui y est consommée l’est dans quatre pays (Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni). La moitié à peu près de l’héroïne consommée dans le monde l’est dans les pays européens.
    La Russie enregistre le plus haut niveau d’usage illicite d’opiacés (1,6 %) d’Europe. La quasi-totalité de l’héroïne disponible en Europe provient d’Afghanistan. Partout en Europe, l’usage illicite de cannabis semble stable, voire en recul dans certains pays. Plus de 80% de la population mondiale n’a pas accès, ou n’a qu’un accès insuffisant, aux médicaments antidouleur et souffre donc inutilement, d’après le supplément spécial au rapport annuel de l’OICS. Les populations de nombreux pays en Afrique, en Asie et dans certaines parties des Amériques ont un accès très restreint, voire nul, aux stupéfiants et substances psychotropes pour l’usage médical. L’Organisation jette un coup de projecteur sur le développement rapide des nouvelles drogues de synthèse qui sont conçues pour contourner les dispositifs de contrôle en place.


    F. Z. T.

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