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Economie

Cannabis: Eradication de la culture à Larache

Par L'Economiste | Edition N°:2475 Le 01/03/2007 | Partager

. Le Maroc bon élève selon les Nations Unies. Baisse de 61% de la production de résine de cannabis. Le Royaume, 1er pourvoyeur de l’UELA lutte contre la drogue a été renforcée ces derniers temps tant sur le plan local qu’à l’international. Aujourd’hui, les résultats sont palpables et le gouvernement s’en félicite. La superficie dédiée à la culture du cannabis et la production du haschich au Maroc en 2005 ont diminué respectivement de 40 et 61%. C’est du moins ce que révèle le dernier rapport mondial sur les drogues 2006 élaboré par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime 2006 (ONUDC). Cette baisse est due aux conditions climatiques défavorables et aux efforts des autorités marocaines pour éradiquer la culture du cannabis, indiquent les experts. Pour rappel, la stratégie marocaine s’est traduite par les vastes campagnes d’éradication menées par les autorités à travers le pays, les efforts de sensibilisation des populations à risque et le lancement d’un plan global visant le développement «d’activités alternatives». Sans oublier l’importance du rôle de la coopération internationale. L’application des lois contre les responsables de ce trafic est aussi saluée (cf. www.leconomiste.com). La loi marocaine prévoit des peines de prison maximales pour les délits concernant la drogue. Celles-ci vont jusqu’à 30 ans avec des amendes allant de 200.000 à 800.000 DH.Les auteurs du rapport consacrent un gros volet au Maroc. Il est d’ailleurs cité en grande partie dans le chapitre du cannabis, la drogue illicite la plus consommée dans le monde. Deux types de cannabis sont produits sur le marché mondial. La production de feuille de cannabis (marijuana) est largement répandue. La résine de cannabis (haschich) est produite dans 40 pays du monde environ. Les principaux pays d’origine étant le Maroc, l’Afghanistan et le Pakistan. La résine de cannabis en provenance du Maroc approvisionne surtout l’Europe, premier marché mondial pour cette substance. A noter que plus de la moitié de la résine de cannabis saisie dans le monde en 2004 l’a été en Espagne (794 tonnes sur les 1.470 tonnes saisies) et proviendrait du Maroc. Si on y ajoute le reste de l’Europe de l’Ouest et de l’Europe centrale, on obtient 74% du total mondial, avec 86 tonnes supplémentaires saisies à la source, toujours au Maroc. Ainsi, le marché Europe de l’Ouest/Maroc de la résine représente environ 80% des saisies mondiales de résine. Le Royaume serait ainsi le pays d’origine de toute la résine consommée en Espagne et au Portugal, et de la majeure partie de la résine consommée en France (82%), en Belgique (80%), en Suède (85%) et en République tchèque (70%). En coopération avec l’ONUDC, le gouvernement marocain mène des enquêtes sur la culture du cannabis. Chiffres à l’appui. La superficie cultivée en cannabis a fortement diminué en 2005 (dégringolant de 120.500 hectares en 2004 à 72.500 hectares en 2005). La production de résine de cannabis au Maroc a diminué de 3.070 tonnes en 2003 à 2.760 tonnes en 2004 et à 1.070 tonnes en 2005. Ce qui représente une baisse de 61% en 2005. Bien évidemment, le rapport montre que c’est la région du Rif qui est la plus touchée par ce phénomène. En 2005, le top 5 de la culture du cannabis est attribué à Chefchaouen 56% (soit 40.529 ha), suivie de près par Taounate (17%, soit 12.362 ha), Al Hoceïma (16%, soit 11.671 ha) et Tétouan (11%, soit 7.916 ha). La culture dans la région de Larache a été complètement éradiquée (voir tableau). De même, la production du cannabis brut a enregistré 65% à Chefchaouen, suivi de loin de Tétouan (16%), Al Hoceïma (12%), Taounate (7%) et Larache (0%). A rappeler que des mesures sont déjà mises en place dans ces régions et chapeautées par l’Agence de développement des provinces du Nord (cf. www.leconomiste.com).


4.000 DH/kg en 2005

Selon l’ONUDC, le prix de vente du cannabis chez les agriculteurs a flambé. Le prix de la vente du cannabis brut a grimpé de 100%: de 25 DH/kg en 2004 à 50 DH/kg en 2005. La résine de cannabis, elle, était vendue à 1.400 DH/kg en 2004, elle a atteint 4.000 DH/kg en 2005. Le total des revenus des agriculteurs du cannabis est estimé à 2,9 milliards de DH en 2004, il est passé à 3,5 milliards en 2005. Pour le nombre de ménages qui cultivent le cannabis, il était de 96.600 en 2004 pour atteindre 89.800 (excluant la province de Larache


Consommation en recrudescence

LA consommation de cannabis a continué d’augmenter, note le rapport de l’ONUDC. En 2004, 146 millions de personnes avaient consommé du cannabis au moins une fois au cours des 12 mois précédents. Ce chiffre est passé à 162 millions pour 2004/2005. Ce qui équivaut à 4% environ de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans. Le rapport mentionne aussi le danger d’autres drogues. Indétrônable, l’expansion de l’usage de cannabis depuis dix ans a été plus forte que les augmentations enregistrées pour les opiacés ou la cocaïne, et semblable à celle qui a été observée pour les stimulants de type amphétamine (STA). Un autre élément confirmant qu’à long terme le problème de drogues a été maîtrisé ressort de la comparaison entre les drogues illicites et les drogues psychoactives licites qui sont légalement disponibles. La comparaison la plus intéressante serait entre les drogues illicites et le tabac, est-il indiqué. Bien que la nicotine soit psychoactive et qu’elle entraîne une dépendance, elle n’a jamais été soumise au régime de contrôle des drogues. Avec quelque 35 millions d’usagers, les STA viennent en deuxième position des drogues les plus consommées dans le monde. Le nombre de consommateurs d’opiacés dans le monde reste stable à quelque 16 millions de personnes (dont 11 millions d’héroïnomanes). En Afrique, le nombre estimatif d’héroïnomanes est proche de 1 million, attribuable à la progression du trafic d’héroïne transitant par cette région. Enfin, les estimations relatives au nombre de consommateurs de cocaïne (quelque 13 millions de personnes) sont légèrement inférieures à ce qu’elles étaient l’année passée, conclut le rapport. Par ailleurs, un deuxième rapport de l’Organisation internationale de contrôle des stupéfiants (OICS) mentionne aussi dans son rapport annuel que l’Afrique est devenue une des principales plateformes mondiales pour le trafic d’héroïne (dont la production a explosé en Afghanistan) et de cocaïne, dont la consommation est en forte hausse en Europe et en Asie.Fatim-Zahra TOHRY

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