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Economie

Cancer: Environ, 40.000 cas

Par L'Economiste | Edition N°:2230 Le 09/03/2006 | Partager

. La maladie peut être soignée si le diagnostic est précoce «Li makaytssamach», «Al mard el khaïb», «Al mard laqbih»… ce sont les termes qu’utilisent la plupart des Marocains pour désigner le cancer. La liste ne s’arrête pas là, puisque d’autres évocations spontanées sont liées à cette maladie: la mort, une maladie sans remède, très coûteuse… C’est dire combien cette maladie terrorise les citoyens. Pour mieux diagnostiquer le cancer, l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer a rendu publique, le 7 mars à Casablanca, une étude réalisée sur le terrain, par le Cabinet Argos (études et conseil en marketing). C’était en présence notamment de Mohamed Kabbaj, wali du Grand Casablanca, Mohamed Sajid, maire de Casablanca, du représentant de l’OMS, des membres du Conseil d’administration et du Conseil scientifique de l’association. Baptisée «connaissances, perceptions & attitudes à l’égard du cancer», cette étude a été axée sur deux volets: qualitatif et quantitatif. Les résultats ont été présentés par Oumnia Ouazzani Benjelloun, administrateur directeur général d’Argos.Le cancer se propage (environ, 40.000 personnes en sont atteintes dont plus de 1.000 enfants). Selon les estimations du Centre international de recherche sur le cancer, l’incidence actuelle se situerait entre 35.000 et 50.000 nouveaux cas par an (absence de chiffres exacts). L’étude a révélé que le diagnostic de la maladie est souvent tardif. L’accès aux soins n’est pas généralisé puisque moins d’un tiers des malades du cancer sont pris en charge. Les traitements sont très coûteux et nombre de malades ne peuvent y accéder. Les attitudes face aux premiers signes de la maladie ainsi que le temps écoulé avant la première consultation (un an et demi en moyenne) diffèrent de façon nette, selon la catégorie socioprofessionnelle. Ce travail de recherche mentionne en outre les freins à l’adhésion au traitement médical. Dans la plupart des cas, le patient a emprunté les circuits de la médecine traditionnelle(1) avant de réenvisager le traitement médical. D’autres obstacles: la faiblesse des moyens matériels, la non-disponibilité des moyens de transport et d’hébergement dans les villes disposant de centres de traitement. S’y ajoute l’insuffisance d’information du malade. L’étude propose de corriger les idées et croyances sur la maladie, ses causes et son traitement. Il ressort des résultats que 77% des personnes interrogées estiment que le cancer du poumon est dû au tabac, 65% pensent que le cancer du sein est dû à l’arrêt brusque de l’allaitement, 63% estiment que le cancer est dû au manque d’hygiène, 59% au bain durant la période de menstruation, 52% au stress... Pour les chances de guérison, 54% des personnes interrogées les considèrent faibles à très faibles et 67% pensent que ces chances dépendent des moyens financiers. Les auteurs de l’étude parlent même d’une notion d’urgence. Il s’agit de réduire le taux de consultations tardives et la période de flottement entre le diagnostic et le début du traitement. Et surtout améliorer l’attitude du corps médical et éduquer l’entourage (le cancer n’est pas du tout contagieux). Quid des structures  spécialisées? Seuls 3 centres spécialisés publics existent au Maroc (Rabat, Casa et Oujda) et 4 unités dans le privé (Casablanca et Rabat). L’Association prévoit de créer d’autres centres (maisons de vie…) dans d’autres villes tels le cas à Agadir. A noter qu’une campagne médiatique sera lancée prochainement.


Méthodologie

Sur un échantillon de 400 personnes, l’étude s’est effectuée par réunions de groupes et entretiens individuels. Les enquêteurs ont coiffé 3 localités urbaines de tailles différentes (65 %): Casablanca, Fès, Béni Mellal et 3 localités rurales: Aïn Harouda/ Sidi Ichou (Casa); Douar Skhinat (Fès); Oulad Zidouh (Béni Méllal). L’âge des citoyens oscille entre 25 et 65 ans. F.Z.T.---------------------------------------------------(1) Préparations à base de miel et plantes, des piqûres d’abeilles, par le guérisseur...

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