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    Economie

    Campagne sucrière
    58.000 ha de betterave programmés

    Par L'Economiste | Edition N°:2914 Le 03/12/2008 | Partager

    . La mécanisation des semis gagne du terrain . Forte flambée des intrants . Léger retard des réalisations à cause des pluies Au 26 novembre dernier, la superficie programmée en betterave à sucre a été réalisée à hauteur de 86,5%, soit 50.162 ha. Il resterait donc près de 7.000 ha à semer d’ici fin décembre. «Si le ciel s’annonce clément», se presse de préciser Khalid Benchakroun, directeur de l’amont agricole de Cosumar. Car, le retard résulte surtout des fortes précipitations enregistrées dans les régions du Gharb, Loukkos et Moulouya. Ce dernier périmètre accuse un décalage par rapport aux autres zones betteravières : à peine 37% du programme ont été réalisés. En cause, les inondations enregistrées dans la région. Or, celle-ci réalise traditionnellement des rendements voisins des performances européennes. En moyenne, le périmètre de Moulouya atteint 9,4 tonnes de sucre à l’hectare. A l’opposé, les périmètres des Doukkala et Tadla ont souffert du manque d’eau. Au départ de la campagne des semis, les réserves des barrages Ben Al Ouidane, El Hansali et Al Massira étaient au plus bas niveau. Situation «qui a imposé une révision à la baisse du programme arrêté pour le périmètre des Doukkala. De 19.500 ha prévus initialement, le programme des semis a été ramené à 18.500», indique Benchakroun. Et valeur fin novembre, il a été réalisé à hauteur de 99%. Par ailleurs, deux faits marquants ont caractérisé cette année le lancement de la campagne betteravière. Tout d’abord, des augmentations vertigineuses des prix des engrais composés. «Mis à part, l’engrais de fond DAP dont le prix est resté stable grâce à la politique de l’Office chérifien des phosphates (OCP), tous les autres fertilisants (de couverture et de fond) ont flambé dans des proportions variant entre 41 et 65%», signale le directeur de l’amont agricole. Mais encore faut-il préciser que la formulation de l’OCP n’est pas adaptée à toutes les régions. L’augmentation a concerné, ensuite, les semences. Elle est de 12% pour les monogermes et de 8% pour les multigermes. A noter que les premières semences font l’objet d’un plan de généralisation à l’ensemble des régions de production betteravière. De ce fait, elles bénéficient d’une subvention de 700 DH/unité. Cette année, 8.500 ha ont été semés avec des variétés monogermes contre 5.085 ha lors de la campagne précédente.Au-delà, la nouvelle saison coïncide avec la première année de mise en œuvre du contrat-programme conclu entre le gouvernement et la Fédération interprofessionnelle marocaine du sucre (cf. www.leconomiste.com). Cela s’est traduit par le lancement des plans d’action régionaux portant sur les principaux paramètres d’amélioration de la productivité. Les actions ont concerné la mécanisation des semis, l’économie d’eau et la maîtrise de la maladie dite rhizomanie. A titre d’illustration, les semis mécanisés ont porté sur 35.800 ha et l’irrigation localisée s’est étendue à 3.200 ha contre 1.000 en 2007/2008. S’agissant de la rhizomanie, les superficies semées avec des variétés tolérantes ont atteint 10.600 ha notamment dans les périmètres de Tadla et Doukkala où sévit la maladie. «Des programmes de formation au bénéfice d’agriculteurs et techniciens sont aussi menés avec les organismes de recherche», assure Benchakroun. Concernant la canne à sucre, la superficie en place s’élève à près de 14.000 ha. Les plantations d’automne ont atteint 2.670 ha sur un programme de 3.400 à réaliser dans le Gharb et le Loukkos. Qu’en sera-t-il alors de la production ? «Pour le moment, il est encore prématuré de se prononcer sur l’issue de la campagne notamment en termes de production», admet-on. Toutefois, l’on estime que les objectifs d’amélioration de productivité et du revenu de l’agriculteur à l’hectare seront probablement atteints. L’année passée, le rendement moyen à l’hectare a atteint 51,3 tonnes de betterave. Et la production du sucre a progressé de 5,6% passant de 7,9 tonnes/ha en 2006/2007 à 8,4 la saison d’après. Pour l’agriculteur, le revenu moyen à l’hectare a enregistré une amélioration de 7% en passant à 21.400 DH contre 19.978 en 2006/2007. Reste à savoir si l’augmentation des intrants n’impacterait pas la recette du producteur.A. G.

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