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    Economie

    Campagne anticorruption de l'OCDE: Un bon point pour le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:452 Le 26/02/1999 | Partager

    La Conférence internationale sur les mesures pratiques pour lutter contre la corruption, la première du genre, a été organisée les 22 et 23 février à Washington. Un bon point a notamment été décerné au Maroc qui a été cité en exemple pour ses efforts anticorruption.

    Après l'entrée en vigueur le 15 février de sa convention internationale de lutte contre la corruption, l'OCDE récidive et vient de franchir un nouveau pas dans sa campagne anticorruption. L'Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE) vient en effet d'organiser à Washington les 22 et 23 février sa première Conférence internationale sur les Mesures et pratiques de promotion de l'intégrité et de lutte contre la corruption.
    Un point important a focalisé les débats de cette conférence: les effets de la corruption sur les économies émergentes et les pays en voie de développement et le rôle du secteur privé dans la lutte contre ce fléau.
    Pour le vice-président américain Al Gore, qui a ouvert les travaux, "les conséquences néfastes de la corruption peuvent notamment mener à la dilapidation des ressources d'un Etat, exacerber ses déficits budgétaires et provoquer les crises de confiance capables d'engendrer des fuites de capitaux".
    C'est pourquoi il appelle à une action commune, arguant "qu'aucun pays ne détient le monopole de la vertu". Quant au secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, il plaide parallèlement en faveur d'un rôle accru des institutions financières internationales, telles que le FMI, dans la lutte contre la corruption. "La communauté internationale doit oeuvrer, de concert avec le FMI et les banques multilatérales de développement, pour que les pays dans le monde se dotent de lois anticorruption". Comme force contraignante pour l'application de ces lois, M. Rubin propose que "les institutions internationales interrompent leur aide quand la corruption mine la viabilité et l'efficacité de leurs programmes de réformes".
    Dans sa ligne de mire, la pratique, autorisée dans certains pays, d'autoriser des déductions fiscales pour des pots-de-vin, ce qui est pour lui totalement inadmissible et contradictoire avec les termes de la convention de l'OCDE pour la lutte contre la corruption.
    A rappeler que cette dernière est entrée en vigueur le 15 février. Elle déclare la guerre à la corruption d'agents publics étrangers (fonctionnaires, parlementaires, juges...) dans les transactions commerciales internationales. Ce texte devrait permettre de lutter contre le versement de commissions et de pots-de-vin sur les marchés publics internationaux. Dans le monde, leur montant est estimé à près de 80 milliards de Dollars.


    L'exemple marocain mis en avant


    C'est arrivé mercredi lors de l'ouverture de la première conférence internationale sur les mesures de lutte contre la corruption. Mme Irène Hors, représentante de l'OCDE qui était venue en 1998 animer une conférence de Transparency à Casablanca, a cité en exemple l'expérience marocaine sur les mesures pratiques de promotion de l'intégrité et de lutte contre la corruption. Une reconnaissance qui a dû mettre du baume sur le coeur du représentant du Maroc lors de cette conférence, M. Aziz El Hussein, ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative. Mme Hors a notamment souligné la mise sur pied par la CGEM (Confédération Générale des Entreprises du Maroc) d'une commission d'éthique.

    Ghassan KHABER

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