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    Economie

    Campagne agricole
    Les cultures printanières s’en sortent

    Par L'Economiste | Edition N°:2489 Le 21/03/2007 | Partager

    . Hausse à deux chiffres des superficies semées au 15 mars. Moins d’engrais commercialisés C’était prévisible. La saison agricole 2006-2007 ne sera pas très bonne. Déjà en janvier, les agriculteurs avaient tiré la sonnette d’alarme (cf.www.leconomiste.com). Devant la rareté des précipitations (déficit de 44%), une très grande partie des cultures, principalement dans la céréaliculture, était annoncée compromise, voire irrécupérable. «Il faut s’attendre à des dégâts importants particulièrement dans les zones bour où aucune culture de substitution n’est envisagée et nous serons bien loin du record atteint l’année dernière», indiquait alors à L’Economiste le président de la Comader (Confédération marocaine pour l’agriculture et le développement rural). Selon le tout dernier communiqué du ministère de l’Agriculture, faisant état de la campagne au 15 mars, 4,3 millions de ha ont été semés en céréales. Soit 16% de moins que la saison précédente à la même date (les prévisions tablaient sur une baisse de 15%) et 13% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Avec ces superficies et la parcimonie des précipitations, même l’objectif des 60 millions de quintaux devient trop ambitieux, alors que la saison précédente a frôlé les 100 millions.Le blé dur sera certainement le plus touché. 0,8 million de ha seulement ont pu être semés, enregistrant une baisse de 26%. Le blé tendre avec son 1,7 million de ha et l’orge 1,8 million ne sont pas en reste. Ils ont vu leurs superficies rétrécir respectivement de 16 et 17%. Et ce sont les régions de Abda, Chaouia, Tadla, Haouz, l’Oriental ou encore du Souss qui souffriraient le plus de la situation. La zone côtière, le Haut et Moyen-Atlas ou encore les grasses plaines du Gharb tirent leur épingle du jeu. L’état végétatif y est considéré «satisfaisant». Le Saïss, le Pré-Rif et la région Zemmour-Zaër sont, pour leur part, déjà en situation de déficit hydrique.Les légumineuses n’ont pas été plus favorisées. Fèves, petits pois et lentilles ont été semés sur une superficie de 270.000 ha dont 5% en irrigué. Cette superficie est inférieure de 10% à la moyenne des cinq dernière années. A l’évidence, les engrais ont eu à pâtir de la régression de la superficie globale semée. 568.000 tonnes ont été commercialisées au 15 mars. Entre engrais de fond et de couverture, c’est une baisse de 6% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes à la même date. Selon le ministère, les cultures de printemps s’en sortent mieux. Elles ont bénéficié des dernières pluies. Il y aura probablement plus de maïs cette année, puisqu’il a été semé sur 136.000 ha, dont 4% en irrigué. La superficie est supérieure à celle de l’année dernière de 23%. Idem pour le pois chiche avec 39.000 ha (+35%) et le tournesol (+31% à 11.000 ha). Le déficit pluviométrique n’a pas compromis que les semis. Le cheptel en a aussi souffert. Pour rappel, le gouvernement avait pris des mesures d’urgence notamment pour le sauvetage de l’élevage (cf. www.leconomiste.com). Ainsi, l’importation de plusieurs aliments de bétail a été exonérée des droits de douane et de la TVA. La suspension de ces droits et taxes court jusqu’au 31 décembre et concerne des produits comme le maïs, l’orge, les tourteaux, l’avoine, les coques de soja et autres drêches de brasserie.A.B.

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