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    Economie

    Campagne agricole
    Le travail du sol avance, les semis tardent

    Par L'Economiste | Edition N°:2652 Le 15/11/2007 | Partager

    . 1,6 million d’hectares labourés. Déficit pluviométrique accentué pour les zones céréalières«Après une campagne franchement catastrophique, le monde rural est d’ores et déjà confronté à une saison difficile», constate amèrement un professionnel de l’agrofourniture. «Même à crédit, les agriculteurs hésitent encore à s’approvisionner en intrants de base», renchérit cet autre distributeur d’engrais. Et les chiffres du département de tutelle corroborent, malheureusement, la situation. A fin octobre, les ventes des engrais ont porté sur 111.000 tonnes environ. Volume en baisse de 27% par rapport à la même date de la campagne précédente et de 46% en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années. Ces ventes sont constituées à raison de 80.000 tonnes d’engrais de fond et de 31.000 tonnes de fertilisant de couverture. «Certes, le ciel n’a pas été assez propice pour encourager les agriculteurs à s’approvisionner en intrants de base mais les difficultés de trésorerie ont aussi exacerbé la situation», affirme un agriculteur de la région de Settat. Globalement, le cumul pluviométrique moyen national s’est établi au 7 novembre à près de 37 mm contre 59 en année normale. Ce déficit concerne essentiellement les régions de Chaouia-Doukkala (69%), Gharb-Zaër (68%) et Tadla-Tensift (62%). Hormis la plaine du Saïss, ce sont donc les grandes régions céréalières qui souffrent le plus du déficit. De l’autre côté, la situation des barrages à usage agricole n’est pas moins inquiétante. La réserve totale est estimée à 5,8 milliards de m3 contre 7,2 à la même date de la campagne passée. Ce qui dégage un taux moyen de remplissage d’environ 43%. Ce taux descend à 16% pour Doukkala, et à 19 pour le Souss Massa. Seule la région du Gharb, qui a toujours été excédentaire, affiche une réserve satisfaisante de l’ordre de 62%. Pour le Haouz dont le taux de remplissage moyen s’élève à 33%, la zone dominée par le barrage Lalla Takerkoust risque de connaître de sérieux problèmes d’irrigation si des arbitrages ne sont pas opérés à temps pour éviter la pratique de certaines cultures grosses consommatrices d’eau. Reste donc à espérer une pluviométrie salvatrice bien que pour certaines régions céréalières les jeux soient déjà faits. Mais encore faut-il disposer des semences. Car, comme nous l’annoncions dans une précédente édition, si le problème paraît moins grave pour les graines certifiées, il en est autrement des semences communes généralement utilisées par la grande masse d’agriculteurs. Or, qu’en est-il au juste? Les disponibilités en semences certifiées, évaluées à 650.000 quintaux, doivent couvrir les besoins. Des mesures d’encouragement ont été accordées aux sélectionneurs mais n’ont pas produit l’effet escompté pour plusieurs raisons (cf. www.leconomiste.com). Jugées insuffisantes mais surtout tardives, ces mesures sont intervenues dans un contexte marqué par la perte de la quasi-totalité du programme de multiplication en bour et la flambée du marché des céréales au cours de la période des moissons. S’ajoute à cela le faible disponible sur le marché mondial en semences inscrites au catalogue officiel. D’où la forte demande qui s’est exercée sur les semences certifiées et la vague de spéculation qui n’a pas manqué de l’affecter. A fin octobre dernier, les ventes ont porté sur 70% du disponible, en avance des deux tiers par rapport à la même période de l’année passée. Actuellement, le reliquat encore invendu est constitué de quelque quantité de blé dur.Une pointe d’optimisme est à souligner toutefois. Elle a trait aux travaux du sol qui affichent une amélioration de 23% d’une période à une autre. Au total, 1,6 million d’hectares ont été labourés dont 95% mécaniquement. Cette superficie est localisée essentiellement dans les régions de Chaouia-Doukkala, du Tadla-Tensift et dans la plaine du Saïss. Est-ce suffisant pour sécuriser les 60 millions de quintaux sur lesquels table le budget 2008? Négatif, estiment les professionnels. D’autant plus que les semis réalisés à la fin de la première décade de novembre n’ont porté que sur 140.000 ha. Et principalement en orge dans la région de Safi. Autrement dit, les superficies travaillées mécaniquement attendent toujours les pluies. En revanche, les cultures fourragères et sucrières menées en irrigué enregistrent une avancée notable. Tout particulièrement pour la betterave à sucre dont les superficies augmentent de 24% par rapport à la campagne précédente.A. G.

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