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    Economie

    Campagne agricole: Un alibi en moins

    Par L'Economiste | Edition N°:2698 Le 23/01/2008 | Partager

    . Le cumul pluviométrique marque le retour à la normale. Le programme de sécurisation des céréales à moins de 50%Les dernières pluies généralisées, enregistrées depuis le 1er janvier 2008, ont eu «un impact très positif sur l’ensemble du secteur agricole», commente un communiqué du ministère de l’Agriculture. L’achèvement des travaux d’installation des cultures d’automne (céréales, légumineuses alimentaires, fourrages…) et leur levée ont pu s’effectuer, en conséquence, dans des conditions favorables. Outre le bon développement de l’oignon conduit en bour et de la pomme de terre de primeurs, les bonnes précipitations ont contribué favorablement à l’amélioration des calibres d’agrumes et de la teneur en huile de la production oléicole pendante. «L’installation des nouvelles plantations fruitières, la constitution d’une bonne réserve en eau pour le démarrage végétatif des différentes espèces fruitières et de la végétation naturelle des parcours sont autant d’indicateurs positifs». La superficie totale semée en céréales d’automne (blés et orge) s’est élevée, au 9 janvier, à 4,8 millions d’ha, soit une hausse de 20% par rapport à la campagne précédente et de 4% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Mais des points d’ombre subsistent. A commencer par le programme de sécurisation des céréales. En dépit de la prise en charge par l’Etat de 50% de la prime et de l’octroi d’une enveloppe de 120 millions de DH, au titre des indemnisations éventuelles, le programme n’est réalisé qu’à hauteur de moins de 50%. Tout au plus 47%. Puisqu’une superficie totalisant 140.000 ha a été couverte par un programme portant sur 300.000 ha. Le taux de réalisation de 47% est «équivalent à peu de choses près, à ce qui a été enregistré au cours des 5 dernières années», relève Hamid Felloun, chef du service céréales au ministère de l’Agriculture. La campagne actuelle aura certes connu une augmentation de 30% en nombre de souscriptions. Mais sur le long terme, c’est bien de stagnation qu’il s’agit. Sur la question, Driss Nadah, chef de la division céréales et légumineuses au même département, estime que «les périmètres concernés par le programme de garantie de la production céréalière, sont adéquats et ont bien été déterminés». Ce qui est discutable selon lui, c’est le choix de garantir la seule production céréalière. Celle-ci «ne présente pas une grande rentabilité et ne pousse pas par conséquent les agriculteurs à y investir davantage que le minimum», note Nadah. Pour y remédier, il propose une reconversion des cultures. Des signes suggèrent que le processus est déjà en branle. Pour la campagne actuelle, ce sont 5 millions de plants qui ont été distribués aux agriculteurs. Soit 10 fois plus que le volume écoulé sur les deux dernières années.Sur un autre registre, ce sont les ventes d’engrais en baisse de 19% par rapport à la campagne précédente, qui continuent d’inquiéter. Selon Nadah, le coût ne suffit pas à expliquer la baisse. D’après lui, il s’agit aussi de se demander si les agriculteurs sont sensibilisés au recours aux techniques culturales modernes.


    Barrages: 65 à 70 millions de m3 en moins chaque année

    Le cumul pluviométrique moyen national s’élève au 15 janvier 2008, à 169 mm. L’augmentation est certes de 77% par rapport à l’année passée mais il ne s’agit que d’un retour à la normale par rapport à ce qui est habituellement enregistré sous nos latitudes.Côté barrages, le taux de remplissage est de 48% contre 54% à la même période de l’année passée. Ce taux n’intègre pas la tranche morte dite d’envasement. Pour autant, ce phénomène naturel et inévitable continue d’amputer de 65 à 70 millions de m3 par an la capacité des barrages. Bien que problématique, l’envasement ne menace pas la capacité de stockage en eau du Royaume qui devrait parvenir, courant 2008, à 16 milliards de m3 (en comptant les projets en cours).Réda HARMAK

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