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    Economie

    Campagne agricole 2008-2009
    Akhannouch met la main à la poche

    Par L'Economiste | Edition N°:2872 Le 02/10/2008 | Partager

    . Subvention de 1,2 million de quintaux de semences. Et de 5,6 millions de plants d’arbres fruitiers. Agrumes: la prime d’investissement passe à 12.000 DHEN matière de politique agricole, deux choses sont sûres. D’abord, le Maroc doit être capable de répondre à ses besoins alimentaires, en céréales notamment, par lui-même. Il doit disposer d’une force de réponse suffisante et rapide pour faire face à des retournements de marchés de plus en plus imprévisibles. Ensuite, toutes les études le montrent, les ressources hydriques du pays vont en s’épuisant pour cause, entre autres, de réchauffement climatique. Ce sont là deux inquiétudes auxquelles le plan Maroc Vert est venu répondre. Le plan d’action 2008-2009, qui est la première déclinaison de ce plan, va aussi dans ce sens.Une importance toute particulière est donnée aux semences sélectionnées. Le but est d’améliorer les rendements des terres. Ainsi, le ministère de l’Agriculture parle d’une quantité record de 1,2 million de quintaux de semences de blé qui sera assurée cette année. Une mesure assortie par l’extension de 50.000 hectares (ha) des surfaces destinées à recevoir ces graines. Aussi, les agriculteurs seront incités à les utiliser par le biais de campagnes de sensibilisation et d’une subvention pécuniaire. Celle-ci s’élève à 130 DH le quintal (q) pour le blé tendre et de 115 DH/q pour le blé dur et l’orge. Il est également prévu de renforcer le réseau de distribution et de constituer un stock stratégique de semences. «En 2009-2010, la quantité des semences mises à disposition serait de 1,5 million de quintaux», selon le département de l’Agriculture.Dans le même registre, l’OCP, l’un des principaux pourvoyeurs d’engrais sur le marché local, s’était récemment engagé à reprendre la casquette de distributeur et à ne pas répercuter la hausse des inputs d’engrais sur l’utilisateur final, l’agriculteur.Par ailleurs, le plan d’action 2008-2009 confirme la vocation exportatrice des agrumes et primeurs. Le plan se fixe comme challenge d’augmenter de 7% la production des agrumes. Pour y arriver, il est prévu de consacrer 6.800 ha à cette culture ce qui permettra la production de 1,32 million de tonnes d’agrumes. «Cela permettra, en conséquence, d’exporter 630.000 tonnes d’agrumes, soit une hausse de 8% par rapport à la saison passée», explique-t-on au ministère de l’Agriculture. L’incitation pécuniaire est encore une fois de mise. Aziz Akhannouch pense accorder 12.000 DH comme prime d’investissement aux agriculteurs. Le montant actuel de cette prime est de seulement 7.800 DH.Côté primeurs, l’ambition est de hausser la production de 6% pour atteindre un volume de 1,9 millions de tonnes. Dans ce cadre, le ministère de l’Agriculture table sur l’exploitation de 35.000 ha pour cette campagne 2008-2009. Sur les 1,9 million de tonnes, 850.000 seront destinés aux marchés extérieurs.


    Résoudre la problématique hydrique

    S’IL faut intensifier la production céréalière, la rareté des ressources hydrauliques semble être également prise au sérieux. Ainsi, le plan d’action du département de Aziz Akhannouch affiche une orientation manifeste vers l’encouragement des cultures peu gourmandes en eau. C’est le cas des 5,6 millions de plants d’arbres fruitiers qui seront distribués à prix subventionnés. Cela représente un saut de 31% par rapport aux volumes distribués pendant les années passées. Cette mesure vient s’ajouter au démarrage effectif du programme de développement de la culture des arbres fruitiers prévu dans le cadre du Millenium Challenge Account. Ce programme vise à cultiver 6.000 ha et à valoriser 7.700 ha d’oliviers. L’encouragement de la production de la betterave sucrière s’inscrit également dans cette volonté de rationaliser l’utilisation de l’eau. Ainsi, il est programmé la culture de 60.000 ha de betterave à sucre, avec une subvention de 700 DH pour la betterave mono-germe. La canne à sucre, très consommatrice d’eau, bénéficiera d’un tout petit coup de pouce à travers l’ouverture de 4.000 ha supplémentaires à cette culture. La superficie actuelle destinée à la canne à sucre étant de 17.000 ha.


    Contexte favorable mais incertain

    C’EST la première campagne du plan Maroc Vert. La campagne agricole 2008-2009 démarre dans un contexte particulier où l’incertitude est le maître-mot. C’est d’abord une incertitude sur le développement à l’international du marché des matières premières, des céréales en particulier. En tout cas, le département de Aziz Akhannouch semble tabler sur une accalmie des cours mondiaux. «Le lancement de la campagne agricole 2008-2009 se déroule dans une conjoncture nationale et internationale généralement favorable», affirmait le ministre de l’Agriculture lors du dernier Conseil de gouvernement, tenu exceptionnellement un lundi, celui du 29 septembre 2008. «Un retour des cours à leurs niveaux habituels et une baisse relative des prix des produits pétroliers» sont les éléments justificatif de cet optimisme. Or, l’on n’est pas en mesure de définir un horizon à cette accalmie. Est-elle durable ou ponctuelle? Incertitude. Néanmoins, parmi les causes de la surchauffe des deux dernières années, il existe des facteurs plutôt structurels. L’augmentation importante de la demande mondiale des céréales, due pour beaucoup au changement de mode de consommation des Chinois, est l’un de ces facteurs.Au niveau national, les rendements en 2008 sont plutôt bons comparés à la mauvaise récolte de 2007. Mais bien que le démarrage de la campagne en cours ait bénéficié des précipitations d’automne, personne n’est en mesure d’en prédire la fin: aura-t-on une bonne année agricole ou, au contraire, une année de sécheresse de plus? Incertitude.N. T.

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