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Economie

Campagne agricole 2003-2004: Tout va bien sauf pour les agrumes

Par L'Economiste | Edition N°:1773 Le 21/05/2004 | Partager

. C’est principalement dû à l’alternance végétative. Attention, les mauvaises herbes peuvent perturber l’opération de récolte! Bon cru pour la campagne agricole 2003-2004. A la mi-mai, le cumul pluviométrique moyen national a atteint 409 contre 353 mm en année normale. Selon le département de l’Agriculture, “ce cumul est excédentaire pour l’ensemble des régions agricoles, soit de 1% à Tadla-Tensift à 63% dans l’Oriental, à l’exception du Haouz et du Souss”. Il est à noter que les dernières pluies n’ont pas eu d’impact négatif apparent sur la qualité des grains des céréales, précise-t-on au département de l’Agriculture. En revanche, ces précipitations peuvent légèrement perturber l’opération de récolte à cause de la repousse de mauvaises herbes, notamment pour la récolte mécanique, est-il ajouté. Une situation qui peut néanmoins se redresser grâce à l’amélioration en perspective des conditions climatiques.Par variété de récolte, la superficie totale des céréales et légumineuses a atteint quelque 450.000 ha, soit près de 9% de la superficie totale semée en céréales d’automne, estimée à 5,3 millions ha. Elle est basée essentiellement au niveau de Tadla-Tensift qui représente 73% de la superficie récoltée.Pour les légumineuses d’automne, et par variété de produit, la récolte a porté sur 25.000 hectares pour les fèves, 17.000 pour les lentilles et 30.000 pour les petits pois. Quant à la superficie totale semée, elle est de 287.000 ha, soit une hausse de 8% par rapport à la même période de la campagne précédente. Côté cultures de printemps, particulièrement le maïs, la superficie semée est de 197.000 ha, dont 110.000 en irrigué, soit une baisse par rapport à la campagne précédente, précise le ministère de l’Agriculture. Pour ce qui est du tournesol, l’étendue semée a été de 58.350 hectares, soit une baisse de 44% par rapport à l’année dernière. “Cette baisse est expliquée principalement par l’extension relative des cultures d’automne au niveau des zones à vocation tournesol et ne permettant pas de réserver une sole suffisante à cette culture, surtout au niveau du Gharb”, précise-t-on au département de l’Agriculture. . Pommes de terre, tomates...Quant aux exportations de fruits et légumes, elles ont connu une hausse de 27%. Au 9 mai dernier, les exportations de primeurs ont atteint 428.000 tonnes contre 356.000 à la même date de la campagne précédente, soit une hausse de 20%. Les tomates ont également affiché une hausse de 17% à l’export, soit 214.000 contre 182.000 tonnes à la même date de la campagne précédente. Autre hausse relevée, celle des exportations sur la pomme de terre. Pour cette dernière, le tonnage exporté a atteint 43.000 contre 39.000 tonnes, soit une croissance de 10%. Globalement, la campagne d’exportation a été également bénéfique pour les légumes et autres fruits divers qui ont enregistré une hausse de 27% par rapport à l’année dernière. Parmi les principaux produits exportés, figurent le haricot vert (59.000 t), la courgette (36.000 t), le poivron et piment vert (22.000 t). Seul bémol pour cette campagne, les exportations d’agrumes. Ces dernières ont accusé une baisse de 6%. Au total, ce sont quelque 391.300 tonnes d’agrumes qui ont été exportées contre 417.000 la campagne précédente. Selon l’Aspam, le recul des exportations d’agrumes est expliqué surtout par la spécificité de la culture. Car, le cas échéant, l’on réagit toujours après coup. Les pluies de cette année vont avoir de l’effet dès la prochaine campagne. Il est à rappeler que les campagnes agrumicoles se chevauchent sur deux ans. Du coup, les fruits de cette campagne vont se répercuter sur la récolte 2004-2005. Globalement, la baisse s’explique, selon Ahmed Derrab, secrétaire général de l’Aspam, par une baisse généralisée de la production. C’est dû notamment au phénomène de l’alternance végétative, appelé aussi le saisonnement. Autrement dit, lorsqu’un arbre donne bien une année, celle qui suit est systématiquement moins bonne. A ce phénomène naturel, s’ajoute la concurrence du marché local. Car quand la production est faible, la demande du marché local devient plus pressante, martèle Derrab. Ce qui explique la petite concurrence entre le marché de l’export et le marché local. Dans ce cas de figure, plusieurs agriculteurs préfèrent le marché local plutôt que celui de l’export et ce, compte tenu des liquidités immédiates, ajoute-t-on à l’Aspam. Par produit, la clémentine sort du lot avec une croissance de 36%, soit une production de 142.000 contre 138.000 la campagne précédente. Par contre, c’est la Navel qui a enregistré la plus importante baisse à l’export, soit quelque 200%. Ce qui est dû entre autres à la forte demande enregistrée sur le marché local. Selon l’Aspam, la baisse importante des exportations de la Navel dénote de la concurrence entre le marché local et celui de l’export. Mais aussi, au non-renouvellement du verger en dépit des campagnes de sensibilisation. Il est à noter qu’en ce moment, une grande campagne de sensibilisation est en cours. L’objectif, selon l’Aspam, est de mettre à niveau l’outil de production et renouveler le verger. Car les enjeux sont importants compte tenu des opportunités qu’offrent l’élargissement de l’UE et les ALE signés récemment. Ce qui interpelle les producteurs de ne plus se contenter de petits tonnages. Sinon, le risque est d’arriver à peine à satisfaire le marché local.


Les barrages pleins à 73%

Selon une note du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, au 14 mai, les réserves en eau des barrages à usage agricole ont atteint 9,5 milliards de m3. Ainsi, à la mi-mai, le taux de remplissage s’est établi à environ 73% contre 63 la campagne précé-dente. Sur le plan régional, le taux de remplissage a dépassé les 88% pour les périmètres irrigués de la Moulouya avec 94%, du Loukkos (100%), du Gharb (97%) ou encore le Haouz avec 88%. Ce taux se situe entre 42 et 75% pour les périmètres de Tadla (75%), de Souss-Massa (44%) et Ouarzazate avec 42%. En revanche, ce taux est inférieur ou égal à 30% pour les périmètres des Doukkala (30%) et du Tafilalet (12%). A. R.

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