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    Economie

    Campagne agricole 1994-1995 : La phase préparatoire démarre

    Par L'Economiste | Edition N°:147 Le 29/09/1994 | Partager

    Le MAMVA a annoncé un train de mesures pour la prochaine campagne lors d'une réunion tenue le 26 septembre à Rabat. Au titre des nouveautés : l'assurance agricole, le maintien des prix des semences de blé tendre, blé dur et orge, hors subvention.

    Le coup d'envoi de la campagne agricole 1994-1995 est donné. Les différents dispositifs mis en place ont été détaillés lors d'une réunion présidée par M. Abdelaziz Meziane Belfkih. ministre de l'Agriculture et de la Mise en Valeur Agricole, en présence de tous les services centraux et extérieurs de son département.

    Cette campagne agricole sera marquée par l'expérimentation d'une assurance agricole sur une zone-test de 100.000ha. L'objectif est de garantir la production céréalière contre le risque de sécheresse.

    Les grandes lignes de ce projet ne sont pas encore connues. Mais selon les premières évaluations, l'Etat prendra en charge 30% du montant des cotisations et absorbera le déficit si les indemnisations versées dépassent le montant des cotisations. La zone-test comprend les provinces de Fès-Medina, Zouagha-Moulay Yacoub, Sefrou, El Hajeb, Meknès et Khémisset. Il est évident que, si l'expérience réussit, le système de l'assurance agricole sera élargi progressivement à d'autres régions et à d'autres types de cultures.

    Autre fait marquant de la nouvelle campagne agricole : la rentrée en vigueur des accords du GATT et la dérégulation de certaines filières (sucre brut et raffiné, graines oléagineuses, céréales et dérivés, huiles brutes et raffinées).

    Cette libéralisation s'accompagne d'un train de mesures actuellement en cours d'adoption ou d'étude. Il s'agit de la restructuration de l'ONICL, la restructuration des minoteries éloignées des zones de production ou des ports d'importation, la réorganisation de la filière céréalière (SCAM et SMA), la définition de l'utilisation des lignes de crédit américaines (GSM) et françaises (Coface) de même que la fixation des modalités de gestion de la compensation.

    En dehors de ces deux points nouveaux, les techniciens du MAMVA se sont penchés sur les problèmes classiques de la campagne.

    Côté financement, la CNCA indique que les "ressources sont disponibles pour faire face aux besoins". Le volume des prêts sera fonction des coûts des moyens de production. La CNCA ajoute que "les opérations d'octroi de crédit seront traitées avec plus de rapidité". Un comité de crédit se réunira chaque jour, si nécessaire plus d'une fois, pour statuer sur les demandes. Le plafond est fixé à 5 millions de Dirhams par dossier. La décision est notifiée le jour même à la Caisse régionale qui a transmis la demande.

    Une subvention pour les vergers agrumicoles

    A partir de cette année, la CNCA devra commencer à examiner les dossiers des agriculteurs sinistrés dans le Sud du pays.

    Au niveau des semences de blé tendre, blé dur et orge, les prix sont maintenus à leur niveau de l'année dernière, hors subventions. De même pour parer à toutes demandes supplémentaires, des "Bon à semer" de blé tendre seront préparés.

    Par ailleurs, les importations de semences de pommes de terre soulèvent quelques remarques. Outre la baisse de l'offre sur les marchés de l'Europe, la multiplication des intervenants, suite à la libéralisation des importations, a provoqué un renchérissement des cours. Les responsables de l'agriculture se disent préoccupés par la faiblesse de l'offre internationale.

    D'un autre côté, les agriculteurs qui envisagent de renouveler des vergers agrumicoles auront droit à une subvention de 3.000DH/ha. Le MAMVA promet de maintenir les prix des engrais à leur niveau de l'année dernière. Le stock prêt à être commercialisé est de l'ordre d'un million de tonnes.

    La détaxation du gas-oil est toujours en cours d'étude. La question sera probablement tranchée par la Loi de Finances 1995.

    Pour l'élevage, la campagne "s'annonce sous de bons auspices", selon le MAMVA. En effet, les récoltes de la campagne précédente ont dégagé un stock en ressources alimentaires évalué à 7 milliards d'unités fourragères, ce qui équivaut à 58% des besoins du cheptel. La Direction de l'Elevage a lancé un programme d'engraissement des taurillons en prévision de la demande supplémentaire qui sera exprimée lors du Ramadan 1995. Les experts de l'Elevage prévoient en effet un déficit d'environ 14.000 tonnes en viande rouge durant ce mois. Le programme de sauvegarde du cheptel dans les zones affectées par la sécheresse se poursuivra, notamment au niveau des provinces situées au Sud d'Essaouira. Dans cette région, un programme prévisionnel d'un montant de 35 millions de Dirhams est prévu. Il porte sur la subvention d'aliments composés, la prise en charge des frais de fonctionnement des camions citernes et le transport des aliments de bétail. Sont aussi inscrits à ce programme la création, l'aménagement et l'équipement de points d'eau ainsi que l'encadrement sanitaire du cheptel.

    A cet effet, des campagnes de prophylaxie sanitaire seront lancées à travers le pays.

    A.Z.

    Campagne agricole 93-94

    La valeur ajoutée agricole progresse de 73%

    Le bilan définitif de la campagne agricole 1993-1994 est arrêté. A la faveur des bonnes conditions climatiques, les résultats ont été meilleurs que ceux des deux précédentes campagnes, et cela en dépit de la légère régression enregistrée dans certaines branches.

    Au total, la valeur ajoutée agricole a atteint 45,2 milliards de Dirhams, en accroissement de 25% par rapport à la moyenne de la période 1988-1992 et de près de 73% comparativement à la campagne agricole 1992-1993.

    La part de la production végétale se situe à 73%, soit 32,8 milliards de Dirhams. La production animale et la branche Forêt et pêche ont contribué pour 9,4 et 3 milliards de Dirhams.

    Selon le MAMVA, l'augmentation de la valeur ajoutée agricole est essentiellement due à l'augmentation de la production céréalière qui représente plus de 50% de la valeur brute des productions végétales.

    La production des quatre principales céréales est montée à 94 millions de quintaux, en progression de 44% par rapport à la moyenne de la période 1988-1992. Cette production dépasse de 10% celle enregistrée en 1991. L'orge vient en tête avec 37 millions de quintaux. Suivent le blé tendre, le blé dur et le maïs avec respectivement 32,23 et 2 millions de quintaux. En ce qui concerne le sucre, la production a atteint 515.000 tonnes, en hausse de 3% par rapport à la précédente campagne.

    La production de primeurs a suivi la même tendance. Elle s'est appréciée de 9% comparativement à la moyenne 1988-1992. Pommes de terre, tomates et légumes divers ont respectivement progressé de 35,4 et 35% par rapport à la campagne écoulée. Quant aux cultures maraîchères, la production se situe à 3,32 millions de tonnes contre 2,76 une année plus tôt. L'arboriculture s'est dans l'ensemble bien comportée. Rapprochés à la précédente campagne, la production d'agrumes a progressé de 7%, celle de raisins et de rosacées fruitières de 17% et 4%.

    En ce qui concerne le sucre, la production a grimpé de 3% pour atteindre 515.000 tonnes. Durant la campagne 93-94, la quantité de betterave à sucre livrée aux usines s'est fixée à 3,14 millions de tonnes, soit une hausse de 9% par rapport à la précédente. En revanche, la production de canne à sucre a chuté de 11,6%, passant de 946.000 à 904.000 tonnes. La production de légumineuses alimentaires a pour sa part reculé de 23%, se fixant à 2,7 millions de quintaux contre 3,5 millions une campagne plus tôt. Cette baisse est essentiellement expliquée par le rétrécissement des superficies emblavées en légumineuses principales (fève, lentille et petit pois).

    A.D.N.



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