×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Caisse de compensation
Premier exercice sans arriérés

Par L'Economiste | Edition N°:3179 Le 28/12/2009 | Partager

. 14 milliards de DH pour subventionner les produits de base en 2010 . Nouvelle mission: la gestion de Tayssir et Ramed Historique! Pour la première fois, la Caisse de compensation boucle un exercice sans arriérés! Ce qui a valu un satisfecit général au sein de cette administration. «Cette donne va nous permettre d’entamer l’exercice 2010 sous de bons auspices car les crédits budgétaires alloués par la loi de Finances 2010 ne serviront pas à éponger les arriérés de l’exercice précédent», déclare Najib Benamour, directeur général de la Caisse de compensation. Cette institution vient d’ailleurs de tenir son conseil d’administration, le vendredi 25 décembre. La rencontre a été consacrée au bilan 2009 et au plan d’action 2010. Ainsi, il a été procédé à l’examen des dépenses de subvention en matière de produits pétroliers, de gaz butane et de sucre. En 2009, la charge pour ces produits s’est élevée à 15,22 milliards de DH (dont 4,85 milliards de DH au titre des arriérés de 2008, reportés sur 2009) contre 33,5 milliards. Soit une baisse de 54,57% par rapport à 2008! Par ailleurs, le conseil a également examiné l’estimation des subventions de l’année 2010. A ce titre, il convient de signaler que la loi de Finances 2010 a prévu un budget de 14 milliards de DH. Budget calculé sur la base d’un cours de pétrole estimé à 75 dollars. Ce montant sera donc supérieur à celui consacré à la subvention en 2009, puisqu’il est exempt d’arriérés. Sauf que ce montant devrait être majoré du budget alloué aux programmes Tayssir et Ramed. Dans le but de lutter contre la spéculation et la fraude en matière de vente de sucre, une disposition rendra obligatoire l’affichage du prix sur l’emballage en 2010 et ce, à l’image de la farine nationale. Le contrôle des dossiers de compensation représente également une opération majeure dans l’approche de la Caisse de compensation. A cet effet, deux cabinets externes ont été mis à contribution pour évaluer les dossiers relatifs aux produits pétroliers, le gaz et le sucre. Le rapport final sera remis en janvier 2010.Sur un tout autre registre, les procédures de distribution de la farine nationale soutenue ont connu d’importants changements. Cette opération a bénéficié à 100% des collectivités concernées par l’INDH au lieu de 50% auparavant. La distribution a touché principalement le monde rural à hauteur de 66% contre 46% initialement. Pour la première fois, elle s’est étendue à 434 nouveaux centres.La réforme du système de compensation a également été passée en revue. Réforme qui s’est matérialisée par les programmes Ramed et Tayssir destinés aux couches démunies, notamment dans les milieux ruraux et les régions montagneuses enclavées. A signaler que la nouveauté pour 2010, c’est que la Caisse de compensation a été désignée support budgétaire pour ces deux programmes. Ainsi, pour ce qui est du programme Tayssir, destiné à favoriser la scolarisation des enfants de bas âge et de lutter contre l’absentéisme et l’abandon scolaire, il a bénéficié à 47.000 familles (soit 87.000 enfants). Le programme Tayssir a permis l’augmentation de 25,8% des nouveaux inscrits en première année du primaire en 2009 et de 10,7% du nombre des élèves du primaire. Autre impact du programme, le recul du taux d’absentéisme de l’ordre de 58% et de l’abandon scolaire de 71,4%. En 2010, le programme Tayssir sera doté d’un budget de 950 millions de DH. Ce qui permettra d’accroître le nombre des bénéficiaires, lequel passera à 277.000 élèves au lieu de 87.000 actuellement (soit 159.000 familles au lieu de 47.000 en 2009). Au total, 11 régions seront touchées contre 5 auparavant et ce, auprès de 31 provinces au lieu de 17 actuellement.Autre mesure et non des moindres en faveur des démunis, le programme de ciblage direct en numéraire, octroyé dans le cadre du plan Ramed. C’est un dispositif destiné à la mise à niveau des centres de santé, principalement dans le monde rural. En 2009, Ramed a bénéficié à quelque 25.000 personnes dans la région pilote de Tadla-Azilal. Pour 2010, le gouvernement compte consacrer 800 millions de DH à ce programme. De plus, il a décidé d’augmenter la dotation pour l’acquisition de médicaments à 500 millions de DH, dont 300 millions pour la vaccination de 600.000 nouveau-nés. Ce qui contribuera à réduire sensiblement la mortalité infantile à la naissance.En outre, le défi de la Caisse de compensation sera toujours d’adopter la meilleure approche pour cibler les subventions aux couches les plus défavorisées, sans pour autant négliger la classe moyenne.Hassan EL ARIF

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc