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    Economie

    Ça bouge à la télé

    Par L'Economiste | Edition N°:660 Le 15/12/1999 | Partager

    · TVM: Une approche plus moderne dans le traitement de l'information

    Le processus de changement à la TVM avance à marche forcée. Et s'il fallait une preuve supplémentaire, la semaine qui vient de s'achever est riche à cet égard en événements significatifs. Un envoyé spécial pour couvrir la tragédie de Fès. Qui l'aurait cru.
    La première chaîne a en effet dépêché un de ses journalistes sur les lieux pour suivre le déroulement des opérations de sauvetage, suite à l'effondrement d'un immeuble dans le quartier Hassani.
    Les téléspectateurs ont donc eu droit à un reportage, en bonne due et forme, images et commentaires en sus, langue de bois en moins. Le sujet a même ouvert les infos de 20 heures 30 du vendredi. La couverture du dernier conseil du gouvernement a été reléguée au second plan.
    Il y a une année, Fès avait connu un effondrement similaire. C'est à peine si la première chaîne en avait glissé un mot. C'est dire qu'il y a du changement. Autre indice, les transformations qui semblent s'opérer dans la grille des programmes avec une présence de plus en plus perceptible de la production locale. Depuis la nomination d'un nouveau patron à la tête de la TVM, qui est en plus un professionnel de l'image, bon nombre d'observateurs s'attendaient à ce que la TVM sorte de sa coquille de chaîne rigide et immuable. Les premiers résultats commencent à tomber.
    La nouvelle approche de chaîne national séduit puisqu'elle répond mieux aux attentes. En revanche, elle n'a pas beaucoup de temps pour s'imposer. Pour arriver à récupérer une partie des téléspectateurs qui, depuis plusieurs années, se sont détournés, via la parabole, vers des chaînes moins ringardes, il faut mettre les bouchées doubles.
    Et les hommes de la première chaîne dans ces grands bouleversements?
    Ils s'adaptent, plus ou moins bien, plus ou moins vite.
    Par exemple, les présentateurs des infos sont appelés à éviter quelques ratages. Celui du mini-reportage, diffusé il y a quelques semaines aux infos de 20 heures 30 est assez éloquent à cet égard. Filmée dans des artères de Rabat, la scène illustrait les pluies diluviennes qui s'étaient abattues sur le pays. Affichant un sourire béat et commentant la clémence du ciel, la présentatrice des infos de 19 heures 30, avait raté l'essentiel: des voitures noyées dans des torrents d'eau.

    Mohamed BENABID

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