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    Economie Internationale

    Bush: chasse au déficit budgétaire

    Par L'Economiste | Edition N°:34 Le 18/06/1992 | Partager

    Le président George Bush, en pleine campagne électorale pour sa réélection, est décidé à résoudre le principal problème de l'économie américaine: l'énorme déficit budgétaire considéré par les experts comme "le plus important obstacle" à une croissance non inflationniste.
    Au cours d'une récente conférence de presse, le président a proposé l'adoption par le Congrès d'un amendement constitutionnel obligeant le gouvernement fédéral à équilibrer son budget, comme quarante-quatre Etats ont l'obligation de le faire.
    Après avoir atteint un record de 400 milliards de Dollars en 1992, le déficit devrait tourner autour de 200 milliards par an jusqu'à l'an 2000, d'après les prévisions du Congrès.
    Ayant atteint 5,1% du PIB en 1992, le déficit budgétaire devrait ainsi représenter 4,3% en 1993 et seulement 3% en 1995.

    L'amendement proposé par Bush ne semble pas être la bonne solution puisque les Etats-Unis "n'ont pas la volonté politique" de résoudre le problème du déficit. D'ailleurs, aucun des projets envisagés ne prévoit un retour à l'équilibre.
    Cet amendement doit être accompagné "d'une carte routière budgétaire" pour réduire le déficit, a souligné l'ancien secrétaire au Trésor du Président Reagan, M. Donald Reagan.
    D'après certains experts, la seule solution de résorber le déficit budgétaire serait d'augmenter les impôts mais, vu le contexte (les élections) dans lequel cette solution serait choisie, il va de soi qu'elle se heurtera à une forte opposition.
    Nombre d'Américains osent croire que la réduction du déficit budgétaire de leur pays sera obtenue grâce aux "dividendes de la paix", c'est-à-dire la baisse des dépenses militaires résultant de la fin de la Guerre Froide.

    Enfin, si le Congrès adoptait l'amendement suggéré par le président, il faudrait que quarante-trois Etats se prononcent en sa faveur.
    Cela pourrait prendre au moins sept ans, fait remarquer Mme Camilli, premier économiste de la firme Maria Ramirez Capital Consultants.

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