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    Entreprise Internationale

    Bull veut supprimer 7% de ses effectifs en France

    Par L'Economiste | Edition N°:70 Le 11/03/1993 | Partager

    Le constructeur public Bull veut lancer un nouveau plan de restructuration à court terme. Destiné à "traiter le problème des sureffectifs", ce plan viserait à supprimer 6 à 7% des effectifs en France, où sont employées 13.600 personnes. Au cours des trois derniers exercices, le groupe a procédé à la suppression de 3.900 emplois en France. En dehors de ces suppressions d'emplois, la direction de Bull entend développer "une gestion anticipée des compétences" . Pour ce faire, les plans de formation seront axés, pendant deux ans, sur le développement des compétences sur les métiers clés et la gestion des populations à risque.
    Bull, dont les résultats ont été largement déficitaires en 1992, souhaite retourner à l'équilibre d'exploitation cette année. Pour éviter d'avoir à mettre en place un plan social, la direction de Bull compte inciter ses salariés à partir sur la base du volontariat. Aujourd'hui, jeudi 11 mars, le comité central d'entreprise (CCE) devrait engager la procédure. Les départs devraient alors intervenir entre le début du mois de mai et la fin juin.
    Plusieurs mesures accompagneront ce plan de restructuration.

    En plus des indemnités de licenciements classiques, Bull versera des compléments forfaitaires. Elle incitera en outre les salariés à réduire volontairement leur temps de travail ou à prendre des congés sans solde. Dans le premier cas, et sous condition de s'engager pour une durée de deux ans, les salariés devront toucher une prime représentant trois mois de salaire. Dans le second, les salariés recevront une gratification correspondant à la durée d'absence: trois mois de salaire pour un an, six mois pour deux ans et neuf mois pour trois ans. Cette option est risquée en ce sens qu'elle ne garantit pas la réintégration à la fin du congé.
    Quand le constructeur aura enregistré au moins 150 demandes de départs volontaires, il pourra alors mettre en oeuvre des conventions FNE (préretraite) pour les salariés âgés de cinquante-six ans et deux mois. Ainsi, 150 emplois sur les 1.000 programmés seraient supprimés.

    Pour éviter que ce dispositif d'incitation au départ sur la base du volontariat ne profite qu'aux "meilleurs, ceux dont le profil leur permettra de se reclasser facilement", selon les termes d'un syndicaliste, Bull a arrêté un certain nombre de critères. Le premier consiste à déterminer un quotum pour la population cadre et non-cadre. Selon la structure de ses effectifs, le constructeur a décidé de fixer à 60% la population de cadres pouvant prétendre aux mesures de restructuration et à 40% celle des non-cadres. Pour bénéficier de ces mesures, les salariés devront en outre afficher cinq ans d'ancienneté minimum. Pour des compétences sensibles, le groupe se réserve le droit de Veto.
    Compte tenu de la conjoncture actuelle et du marasme que connaît le secteur informatique, le nombre de départs volontaires risque de rester très limité.

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