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Entreprises

Bull: redéfinition de la stratégie commerciale et technologique

Par L'Economiste | Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

Depuis une année Bull met en place une nouvelle stratégie tant commerciale que technologique en accélérant le processus des annonces de nouveaux produits. Le groupe renforce également sa position en s'installant dans de nouveaux marchés, notamment en Afrique.

SUR le continent africain, la stratégie actuelle du groupe Bull "est claire" et passe par un certain nombre de filiales. Les deux investissements majeurs, pour l'année 1992, concernent l'Afrique du Sud et l'Egypte. Depuis quelques jours, Bull a officiellement ouvert sa première filiale en Afrique du Sud. Le groupe sera donc présent sur la totalité du territoire Sud Africain à travers sa filiale. Le deuxième investissement réalisé sur le continent africain, est l'ouverture en Septembre 1992 d'une filiale Bull en Egypte."La stratégie de Bull sur le continent africain c'est des investissements et la consolidation des filiales existantes en particulier au Maghreb", rappellent les dirigeants de Bull.
Pendant ce temps, au Maroc, un certain nombre de "contrats-clés" se sont conclus au cours du premier semestre 1992. La première "affaire significative" est la signature d'un contrat entre le groupe Bull et le Crédit du Maroc pour l'acquisition d'un DPS 7000/A2. Cette signature engage ainsi un trio composé de l'équipe du Crédit du Maroc, une société de service Sopra, qui fournit les applicatifs et l'équipe internationale de Bull qui réalisera l'installation de ce DPS 7000 pour l'agence parisienne du Crédit du Maroc.

Première référence du DCM avec Al Wataniya

Autre contrat-clé, la commande d'équipements de postes de travail à base de serveurs et de portables par la MAP. Il s'agit d'un ensemble de matériels entièrement bilingues, fonctionnant sur un réseau local. Dans le domaine de la bureautique, la BMCI a signé un contrat d'acquisition de 60 micros "Zénith Data Systèmes", par le biais du distributeur du groupe, la société Micro Data. Cet équipement permettra aux cadres, entre autres d'accéder plus facilement aux informations installées dans le système central.
Autre aspect concernant la différenciation par les services et l'intégration, la signature entre Bull et la Régie d'Eau et d'Electricité de Rabat d'un marché portant sur le câblage de son siège. Enfin, les équipes de Bull Maroc ont mis en place en liaison avec Al Wataniya la première référence du DCM (Distributed Computing Model) au Maroc.
Le programme de développement DCM, annoncé en mars 1991, est le modèle de référence dans lequel s'inscrit désormais les annonces de produits et de solutions Bull. Ce programme entre dans le cadre
d'un important effort de recherche de 14 milliards de FF sur quatre ans (jusqu'en 1994), qui comprend, outre le développement de logiciel, des apports techniques sur les plates-formes matérielles du constructeur. Pour 1991, environ 2,4 milliards de FF auront été consacrés au projet DCM.

Trois principaux types d'utilisateurs

Le modèle DCM a été imaginé pour répondre aux besoins opérationnels des entreprises en tenant compte des différents points de vue des trois principaux types d'utilisateurs: l'utilisateur final, l'administrateur du système et le développeur d'applications.
Avec DCM, l'utilisateur final perçoit le système comme un environnement de travail graphique. Il peut agir sur plusieurs applications avec différents services en utilisant des fenêtres séparées et des procédures normalisées. La transparence est totale: il ne sait pas si l'application fait appel à un traitement transactionnel sous G-COS ou s'il s'agit d'un logiciel Unix.
Pour l'administrateur système, le modèle comprend une gestion système unique portant sur quatre domaines: les systèmes, le réseau, l'impression et le stockage. A partir d'une même station de travail, il a accès à un ensemble intégré d'applications de gestion et de sécurité des systèmes (configuration, performance, défauts, droit d'accès...).
Pour le développeur d'applications enfin, le modèle DCM offre un ensemble de standards de langages de programmation, des interfaces de programmation d'applicatifs (API) pour tous les niveaux de services de l'environnement réparti et un ensemble d'outils de génie logiciel associé à un référenciel commun de spécifications d'applicatifs.

Approche du DCM

Cette approche, fondée sur les besoins concrêts d'utilisateurs bien dissociés quant à leur rôle au sein de l'entreprise, constitue l'une des originalités de DCM.
Bull a conçu son modèle comme un ensemble de composants, dont chacun décrit une famille d'éléments ou de services qui ont un rôle fonctionnel commun. Graphiquement, il est représenté en trois dimensions. Il comprend quatre composants horizontaux: le composant "applications", le composant "services applicatifs", le composant "services de distribution" et le composant "services de communication et systèmes". Ces composants horizontaux sont encadrés par deux composants verticaux: le composant "gestion intégrée et sécurité du système" et le composant "développement d'application". Le modèle comporte une troisième dimension afin de représenter (sous forme de plans verticaux complets) les réalisations particulières du modèle dans les secteurs comme l'industrie, la banque, la distribution, l'assurance et l'administration.
Par ailleurs, Bull s'est fixé un calendrier selon lequel des annonces produits donneront corps au projet DCM.
Ainsi, les annonces effectuées, plus particulièrement pendant la période 1991-92 permettront aux utilisateurs finaux de disposer d'un accès étendu et intégré aux applications et aux informations. Les produits essentiels sont le groupe de travail Open Team et la liaison Affinity Line, installés sur des systèmes G-COS, des systèmes UNIX ou sur des micro-ordinateurs.
Affinity Line et Open Team, les deux premières briques de DCM, permettront aux clients Bull de bâtir des applications client/serveur, de bénéficier, via UNIX, d'accès à des environnements hétérogènes et d'intégrer dynamiquement la micro dans le système d'information.
Affinity Visual permet de réhabiliter "à la sauce" Windows les anciens écrans. Le concept permet également l'intégration dynamique d'outils bureautiques micros (en l'occurrence Word et Excel) aux tâches habituelles des utilisateurs connectés aux applications de gestion sur le site central. Enfin, l'Open Team constitue un ensemble de services et d'outils en réseau, servant de relais dans une architecture client/serveur. Depuis un micro à interface graphique, l'utilisateur peut accéder, via un réseau local Lan Manager sous Unix, aux ressources d'autres micros. Il peut même accéder aux applications gérées sur des serveurs Unix DPX/2 et sur de grands systèmes G-COS ou IBM.
La seconde étape du calendrier, 1992/93 est la mise en oeuvre des services de distribution. Avec les annonces qui seront effectuées au cours de cette période, les entreprises pourront bénéficier de nouvelles fonctionnalités des systèmes Unix.
La dernière étape du calendrier, 1993/94 concernera la généralisation de l'informatique distribuée. Ici, les entreprises bénéficieront d'un catalogue plus riche d'applications, d'outils et de services de mise en oeuvre d'applications provenant de Bull et des SSII.

M.O.

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