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Bug 2000: L'APEBI repart en campagne

Par L'Economiste | Edition N°:535 Le 23/06/1999 | Partager

· Une communication aux tons différenciés

· Un documentaire de sensibilisation

· Possibilités de recours civil et pénal contre le fournisseur


La tonalité sur la problématique de l'an 2000 dans les sytstèmes d'information change au fur à mesure que la date fatidique s'approche. Alors qu'il ne reste plus que 120 jours, une fissure dans la langue de bois caractérisait les rencontres et les débats sur le bug 2000.
L'Association des Professionnels des Technologies de l'Information (APEBI) a organisé avant-hier une deuxième édition de sa rencontre avec les utilisateurs. Lors de cette manifestation, le Comité de coordination pour l'an 2000(1) a projeté en avant-première un documentaire sur la problématique du passage au prochain millénaire. D'une durée de 18 minutes, ce film réalisé par l'agence "Vidéo Plus" présente les aspects techniques du bug et une série de témoignages sur l'état d'avancement des projets de conversion mis en oeuvre dans les grandes entreprises et administrations (IAM, ONE, RAM, ODEP, ONEP, CNSS, Al Wataniya et Ministère de la Santé...).
Un ton très optimiste caractérise les propos des responsables informatiques de ces organismes sur leur degré de préparation. Le Comité de Coordination An 2000 cautionne-t-il les déclarations de ces responsables? M. Laarbi Ajjoul, secrétaire d'Etat à la Poste et Technologies de l'Information (SEPTI), est catégorique: "Le Comité ne cautionne personne. Il s'agit de propos recueillis auprès d'organismes jugés stratégiques. Leurs responsables respectifs ont fait le point sur leur projet Y2K".
En présentant le plan d'action du Comité, Mme Radia Laraki du SEPTI a indiqué qu'un second questionnaire de relance sera adressé aux comptes critiques, tels que les infrastrucutres, parallèlement à la mise en place d'une cellule d'expertise (Hot-line, interventions ponctuelles).
Pour le secrétaire général de l'Association des Utilisateurs des Systèmes d'Information (AUSIM), Zouhair Fassi Fehri(2), le problème du bug a mis en exergue le risque encouru par les entreprises qui n'ont pas conclu des contrats de maintenance à l'acquisition de matériels et applications informatiques. "Une négligence qui va leur coûter cher".

La tâche des utilisateurs, surtout les administrations, face à la conversion est encore aggravée par l'entrée en vigueur de la mesure prévoyant la réduction de 15% des budgets informatiques dans le cadre de la Loi de Finances 1999-2000.
Contrairement aux interventions modérées et tranquillisantes des différents intervenants, seul M. Mohamed Nabil, de First Informatique, a rompu avec l'optimisme ambiant. "A 6 mois de la date fatidique, aucun président d'une institution ou personne publique gérant ses opérations sur un "mainframe" ne peut écrire que son système est prêt pour l'an 2000", précise-t-il en s'appuyant sur l'étude de Gartner Group(2) et les estimations de retard aux USA et les pays européens.

(1) Voir: www.septi.gov.ma
(2) Consulter: //azure.ausim.net


Des pistes en cas de contentieux


A défaut de textes relatifs à la question de Y2K, le droit marocain offre en cas de litige deux voies: Civile et pénale.
Pour la première, le demandeur peut invoquer le vice de consentement (articles 39 à 56 du Dahir des Obligations et des Contrats DOC), procéder à une action en garantie des vices cachés, des défauts de la chose vendue (articles 549 à 575) ou bien mener une action en responsabilité délictuelle ou quasi délictuelle. Si une clause relative au bug prévue dans le contrat, l'utilisateur a droit à un contentieux contractuel.
Le choix de la voie pénale pourra être basé sur le délit d'escroquerie qui est pénalisé par une peine d'emprisonnement allant de 1 à 5 ans et d'une amende de 500 à 5.000 DH.

Rachid JANKARI

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