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    Economie

    Budget: Oualalou rassure

    Par L'Economiste | Edition N°:1689 Le 22/01/2004 | Partager

    . Le ministre des Finances a officiellement dévoilé les hypothèses retenues pour 2004. Baisse du déficit, maîtrise de l'inflation... mais toujours autant de fonctionnairesAvec des recettes privatisation en berne, boucler le projet de loi de Finances 2004 n'est pas un exercice facile. Fathallah Oualalou s'en tire plutôt bien. Dans le budget présenté hier à la presse, le ministre des Finances prévoit un déficit public de 3%, soit moins que ce qui est attendu, pour 2003: 3,2% (et un peu moins que 5% hors privatisations). Bien entendu, l'on peut être sceptique sur cet objectif dans la mesure où l'on ne voit pas encore les retombées des efforts de l'Etat pour contenir ses dépenses. Pour la masse salariale, le projet de loi de Finances s'en tient à peine à une lénifiante «maîtrise des effectifs». Oualalou semble néanmoins avoir d'autres cartes à jouer. Pour 2004, les Finances s'en tiennent à une hypothèse de croissance de 3%, soit la même que les estimations du CMC. Pour l'inflation, le gouvernement cible un objectif de 2%, ce qui est une bonne nouvelle même s'il y a une légère détérioration par rapport à 2003 (1%).Les Finances tablent en outre sur le maintien de la tendance baissière des taux d'intérêt. Ce qui est une autre bonne nouvelle lorsque l'endettement de l'Etat est important. La marge de manœuvre budgétaire semble néanmoins importante compte tenu des hypothèses retenues pour la balance des paiements (+2% prévus en 2004), des avoirs extérieurs (l'équivalent de 9 mois d'importations), mais aussi des prévisions de recettes fiscales pour 2003. Sans avancer de chiffres, Oualalou s'attend à ce niveau à ce que celles-ci «s'améliorent au terme de cet exercice». Rappelons qu'au terme des 9 premiers mois de l'année, les recettes fiscales ont enregistré une hausse de près de 5% à 3,6 milliards. Le budget 2004 reste marqué par l'attention accordée aux secteurs sociaux qui concentrent 37,7 milliards de DH, soit 48% des crédits ouverts au titre du budget. La lecture de la physionomie des dépenses peut néanmoins être biaisée par le fait qu'on ait omis au cours de la présentation d'intégrer l'évolution des crédits accordés aux ministères.Au niveau de la fiscalité, les allégements accordés restent insignifiants, si ce n'est des mesures qui ont ciblé l'habitat économique, la TIC sur certains combustibles pour la production d'électricité ou la prorogation des avantages en matière d'IS pour les introductions en bourse (cf.www.leconomiste.com). Oualalou estime néanmoins que les chantiers de la réforme fiscale (refonte du code des enregistrements, le code des impôts en cours de préparation) restent importants. Si l'effort de l'Etat en matière d'investissement est perceptible pour le budget 2004, certaines questions restent en suspens. Par exemple, l'entrée en vigueur de l'assurance-maladie obligatoire est maintenue pour le 1er janvier 2005, alors même que l'équation du financement reste posée. La mise à niveau des hôpitaux et des organismes gestionnaires a peut-être été budgétisée, mais pas le renchérissement du coût du travail que pourrait traduire un relèvement des charges sociales. De quels arguments, le gouvernement va-t-il se prévaloir auprès du patronat?Le ministre des Finances ne s'en inquiète pas outre mesure. «Ce qui est sûr, c'est que nous allons procéder progressivement». Et puis après tout, Oualalou est convaincu que depuis qu'il planche sur les projets de loi de Finances, son flair ne l'a jamais trompé. «Il est rare que nous fassions moins bien que nos prévisions». Rendez-vous fin 2004.


    Taxe sur le ciment: Donner d'une main, reprendre de l'autre

    Le ministre des Finances a été catégorique: la décision d'augmenter la taxe sur le ciment de 5 à 10 centimes/kg au profit du Fonds Solidarité Habitat, s'est faite en concertation avec le secteur. Oualalou estime avoir bien évalué la situation: «La consommation de ciment augmente de 2 chiffres. De plus, les opérateurs sont conscients qu'une politique incitative en matière d'habitat est en leur faveur. Il ne faut pas oublier qu'ils vont gagner sur l'électricité». Mohamed BENABID

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