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Economie

Budget: La CGEM s’invite au débat

Par L'Economiste | Edition N°:2660 Le 27/11/2007 | Partager

. Impôts: «Ne pas négocier tout et n’importe quoi». Attention aux effets inhibiteurs sur l’investissement!S’il est une préoccupation qui a animé le patronat marocain au cours des dix dernières années: c’est bien celle de la fiscalité. Tout au long de cette période, aussi bien à travers les débats pour la loi de Finances, qu’à travers les prises de position adoptées en dehors des conjonctures de budgets, ce dossier a souvent servi de référence sur le degré d’influence du milieu marocain des affaires. Les patrons sont-il assez écoutés? D’une manière générale, la CGEM n’a jamais été pleinement satisfaite ni pleinement déçue par les concessions gouvernementales. En réalité, il aura fallu attendre ces deux dernières années pour retrouver un réel enthousiasme de part et d’autre. La confédération depuis l’ère Elalamy, président de la CGEM, se défend de vouloir déroger à la règle «de ne pas s’immiscer dans la politique». Cela ne l’empêche pas de s’inviter au débat au Parlement (alors même que la commission de Finances se penche aujourd’hui sur la question de l’IS), voire de lancer quelques petites piques à ceux qui laissent entendre que les efforts de défiscalisation profitent d’abord aux grandes entreprises. «Il faut d’abord connaître les dossiers avant d’en parler!», lance un tantinet provocateur Moulay Hafid Elalamy. Le groupement patronal semble au passage un peu surpris par la tournure prise par les événements au Parlement, la nature de certains amendements... En particulier ceux émanant de certaines parties qui avaient pourtant semblé avoir donné quelques engagements... avant les élections. Si certaines parties, de l’opposition notamment, estiment qu’il ne faut pas décrocher la réforme de l’IS de celle de l’IR, la CGEM estime que chaque dossier doit être abordé en son temps. «Notre crédibilité ne peut être prise en compte que si nous demeurons raisonnables. On ne peut pas demander de façon désordonnée tout et n’importe quoi», confie à L’Economiste Elalamy. Fiscaliser le revenu ou le capital... en toile de fond se profile un débat vieux comme le monde sur les orientations que doit avoir la politique économique. Et sur ce registre, il faut en convenir, pas toujours évident de faire converger les intérêts des uns et des autres. Le patronat semble néanmoins tenir un discours cohérent. S’il s’est d’abord soucié de l’IS, il laisse entendre qu’il en va de la compétitivité du pays. «Le Maroc se bat-il à armes égales avec une Turquie qui propose un IS à 20% ou avec une Tunisie à 25% et moitié moins pour les entreprises cotées?», s’interroge Elalamy. S’il se dit satisfait par la démarche adoptée par le dossier fiscalité dans sa globalité, le patronat, par la voix de son président, estime aussi qu’il faut être prudent en voulant faire «du social de manière démagogique» car cela pourrait exercer un effet inhibiteur sur l’investissement. A ces milliers de chômeurs et de salariés à qui l’on promet des IR généreux et des jours heureux, le risque est de ne plus avoir d’entreprises du tout pour les employer.«C’est cela le retour de manivelle que nous pouvons redouter». Le risque de délocalisation du Maroc vers d’autres pays plus accueillants ne serait pas loin. Maintenant en dehors de l’IS, la CGEM a pu sembler discrète sur d’autres mesures fiscales, sectorielles cette fois-ci, inscrites au projet de loi de Finances, comme le leasing, la provision pour investissement ou encore la TPCVM. «En réalité le lobbying n’a jamais cessé, même si nous préférons rester discrets». La hausse de la taxation des plus-values sur cessions mobilières, ainsi que les dispositions pour le leasing sont jugées «discutables à plusieurs titres». Le patronat est en revanche moins intransigeant sur les mesures ciblant la provision pour investissement. «Si nous avons cédé, c’est que dans notre démarche nous avons un souci d’équité de manière à ne pas grever la fiscalité des petites entreprises alors même que ce sont les plus grosses entreprises qui investissent».


La circulation urbaine inquiète

Le patronat s’inquiète très sérieusement des problèmes de circulation à Casablanca. Autant le travail et la qualité des chantiers des autoroutes sont salués en raison des retombées sur les chaînes logistiques tout entières, autant les désagréments des bouchons sur pratiquement la plupart des artères de la métropole économique sont dénoncés. «Il faut près de deux heures 30 pour se rendre de Casablanca à Marrakech et près de la moitié pour se déplacer de la périphérie de la ville à son centre. C’est anormal», s’insurge le président de la CGEM. Le sujet figurerait d’ailleurs parmi les dossiers prioritaires sur la table de la confédération patronale. Si la CGEM évite pour l’heure les grandes déclarations pour ne pas mettre d’huile sur le feu, beaucoup de patrons ne cachent plus leur désarroi, compte tenu des surcoûts de productivité qui en découlent. Mohamed Benabid

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