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Economie

Budget 2010
Taxe sur l’alcool: «Mesure populiste»

Par L'Economiste | Edition N°:3129 Le 15/10/2009 | Partager

. Les entreprises des secteurs acculées à revoir leurs prévisionsL’Alcool fortement taxé! La nouvelle tombe comme un couperet sur les importateurs et brasseurs. En effet, le projet de la loi de Finances 2010 prévoit de revoir à la hausse la TIC sur les boissons alcoolisées. Ainsi, la TIC sur les bières passe de 550 à 800 DH par hectolitre. La même taxe sur les vins ordinaires passera à 390 DH contre 260 actuellement. Pour les vins autres qu’ordinaires, la TIC sera de 400 DH au lieu de 300. Pour sa part, la taxe sur les vins mousseux doublera pour atteindre 600 DH l’hectolitre. Enfin, la TIC sur les alcools éthyliques contenus dans les spiritueux passera de 7.000 à 10.500 DH l’hectolitre. Aussitôt annoncée, la mesure sur la TIC mobilise les QG des principaux acteurs du secteur. A l’heure où nous mettions sous presse, plusieurs importateurs et brasseurs tenaient des réunions d’urgence. Pour ces derniers, la mesure est «brutale». «Nous aurions souhaité être associés à ce projet pour convaincre le gouvernement d’échelonner l’application de la TIC, le temps de nous y préparer», souligne un professionnel qui requiert l’anonymat. D’ailleurs, ce dernier déclare que son entreprise est acculée à revoir toutes ses prévisions (investissements, projets, chiffre d’affaires…). Ceci étant, les producteurs devront anticiper la réaction du marché. «Nous pensons qu’il s’agit d’une mesure populiste et qui risque de produire des effets contraires à ceux recherchés», estime George Emmanuel Benhaïm, PDG de Foods & Goods Maroc. Selon Benhaïm, «cette mesure pourrait favoriser les réseaux informels, les distillations clandestines, avec un risque pour les consommateurs de se retrouver avec des alcools frelatés». Par ailleurs, ajoute l’importateur, cela «réduira la base taxable de la perception de la TIC en affectant les volumes des réseaux organisés pouvant être contrôlés par l’administration». Pour les boissons énergétiques, dont la TIC passera de 20 à 150 DH l'hectolitre, le patron de Foods & Goods se pose la quastion sur le bien fondé de cette mesure sur cette catégorie de boisson. «Nous remettons en question la légitimité de la taxation unique de cette catégorie de boisson en dehors des boissons alcoolisées», s’insurge Benhaïm. Pourquoi cette mesure ne concernerait pas les soft drinks (sodas, thé, café…), s’interroge le PDG. En résumé, de nombreux opérateurs et importateurs de boissons estiment que «ces mesures seront génératrices d’inflation». Pour le gouvernement, il s’agit surtout de renflouer les caisses de l’Etat et de compenser un tant soit peu la baisse des rentrées douanières. «L’idée substantielle est d’augmenter les recettes fiscales, mais cette mesure peut participer à la réduction de la consommation d’alcool», souligne Najib Boulif, économiste et membre du bureau politique du PJD.


Près de 800 millions de DH de recettes en 2009!

La TIC sur les boissons alcoolisées a rapporté 522 millions de DH en 2008 à l’Etat. Pour 2009, les prévisions tablent sur près de 800 millions de DH. A elle seule, la TIC sur les bières devra rapporter aux caisses de l’Etat près de 508 millions de DH. Quant aux vins et alcools, ils contribueraient à hauteur de 283 millions de DH. Enfin, la recette de la taxe sur la licence pour les débits de boissons sera de 44 millions de DH.Jalal BAAZI

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