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    Economie

    Budget 2006: Le gouvernement en retard

    Par L'Economiste | Edition N°:2124 Le 06/10/2005 | Partager

    . Projet d’augmentation des taxes sur l’alcool . Justice, Intérieur, Habitat et Défense veulent plus de postes budgétairesMoins de deux semaines nous séparent de la date limite du dépôt du projet de budget au Parlement (20 octobre) et le ministère des Finances est encore pris dans les arbitrages. D’ailleurs, l’ordre du jour du Conseil de gouvernement d’aujourd’hui prévoit un exposé de Fathallah Oualalou sur le projet de budget. Il faudra deux à trois autres réunions du gouvernement avant d’approuver le texte pour le programmer pour un conseil des ministres présidé par le Souverain. C’est à craindre que le bouclage ne se fera dans la précipitation. Déjà, certains ministères veulent voir leur budget augmenter et réclament plus de postes budgétaires. C’est le cas de la Justice, l’Intérieur, l’Habitat ou encore la Défense nationale. Le projet de loi de Finances prévoit de créer près de 7.000 postes budgétaires. L’arbitrage du Premier ministre sera nécessaire. Une chose est sûre, l’opération des départs volontaires a permis à 38.500 fonctionnaires de quitter l’Administration. A cela s’ajoutent les 8.000 départs à la retraite normale. Cela fait en tout 46.500 postes libérés. Selon une source proche du dossier, le gouvernement poursuivra la réforme fiscale. Ainsi, sur le registre de la TVA, le ministère des Finances compte revenir à deux taux contre quatre actuellement (20, 14, 10, 7), sans parler des exonérations. Ainsi, les taux de 7 et 14% devront disparaître. Le taux de 7 remontera à 10%. Là encore l’arbitrage du Premier ministre sera nécessaire, particulièrement pour certains produits financiers et le crédit logement. Quant au taux de 14%, il passera à 20%. Ce changement touchera les produits de consommation comme le beurre, la margarine, l’eau minérale et le lait en poudre. Là aussi, il faudra l’arbitrage de Jettou. Aussi, le gouvernement envisage d’augmenter la taxe sur la bière et le vin. Le lobbying des producteurs locaux, basé sur le fait que la hausse découragerait le tourisme, ne semble pas avoir produit son effet. La hausse (de près de 1,5 DH pour la bière et 2 DH pour le vin) est acquise. Si elle n’est pas incluse dans la prochaine loi de Finances, elle le sera dans un décret, note la même source. Autre dossier abordé par la loi de Finances, le coût des exonérations fiscales. Les services de Oualalou ont évalué ces dépenses en tout genre. Les chiffres, avancés par la même source, donnent le vertige: 13 milliards de DH, en 2004. Ce montant a été réévalué à 15,5 milliards de DH pour l’exercice fiscal 2005. Notons que c’est la première fois que ce département effectue un travail pareil (cf. www.leconomiste.com). Un rapport détaillé sur les dépenses fiscales accompagnera d’ailleurs la loi de Finances. Au cours de son exposé, le ministre des Finances reviendra sur le respect des équilibres macroéconomiques. Selon les premières hypothèses, le taux de croissance atteindra 5,4% du PIB. L’inflation ne dépassera pas 2%. On table sur un prix du pétrole de 50 dollars le baril. Le budget de 2006 intégre des dépenses de l’ordre de 1,5 milliard de DH, consacrées à l’INDH. Quant à la privatisation, le ministère des Finances a prévu 4,5 milliards de DH. Les 20% de la Régie des Tabacs devront rapporter plus de 3 milliards de DH, sachant que les 80% ont été cédés à plus de 12,4 milliards de DH. A cela s’ajoutent la BCP et la Comanav. D’autres petites opérations sont prévues, mais ne rapportent pas gros au budget de l’Etat.


    Capital-risque institutionnalisé

    D'autres textes accompagnent la loi de Finances dont l’un concerne le capital-risque. Le ministère des Finances veut institutionnaliser cette formule de financement, particulièrement pour le secteur du tourisme. M. C.

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