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BTP: Les prix des matériaux flambent

Par L'Economiste | Edition N°:2792 Le 05/06/2008 | Partager

. Sable, acier, ciment, verre, aluminium... touchés. Le sable de Kénitra pratiquement introuvable. Des quotas de ciment aux clients ON avait annoncé une stagnation des prix de l’immobilier, mais cela ne sera pas le cas. En effet, les matières utilisées dans la construction viennent d’accuser une hausse sans précédent. Ciment, acier, sable, panneaux de verre, profilé aluminium, bois... Pratiquement, tous les principaux intrants dans l’acte de bâtir enregistrent, depuis le 1er juin, une augmentation conséquente. Une situation qui s’explique en partie par les tensions et l’évolution des cours de ces intrants sur les Bourses internationales. Mais il y a d’autres paramètres qui entrent en jeu: des situations d’entente, d’oligopole et de monopole sont aussi vivement décriées par certains promoteurs immobiliers au lendemain de la hausse. «Du coup, de nombreux intervenants dans le bâtiment profitent de cette conjoncture inflationniste et augmentent les prix», signale un promoteur de la place. Autres explications invoquées, un marché surprotégé pour certaines variétés de produits et des usines qui pratiquent les quotas en limitant le tonnage dans les livraisons. Autant de paramètres qui faussent tous les calculs dans le secteur.Selon des promoteurs, c’est la énième hausse des prix du ciment et du sable en l’espace de quelques mois seulement. «Aujourd’hui, le sable rugueux de Kénitra est pratiquement introuvable sur le marché», ajoute un membre de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). En l’espace d’un an, le prix du m3 de sable est passé de 150 à 250 DH, renchérit le promoteur. Le prix du sable marin, lui, a été augmenté auprès de toutes les carrières depuis le 2 juin, précise-t-on auprès d’une société de BTP. Pour rappel, le m3 du sable marin coûtait 100 DH en 2003. A partir de 2006, il est passé à 150 DH/m3. «Aujourd’hui, à partir des carrières de Kénitra, transport et bakchich compris, il revient à 250 DH», poursuit un professionnel du bâtiment. La flambée du prix du sable s’explique en partie par la campagne menée par l’Etat contre le pillage des dunes et des plages tout au long du littoral. Depuis le 31 mai, l’acier affiche de nouveaux tarifs, au départ de la Sonasid. A titre d’exemple, le rond à béton qui coûtait 5,50 DH/kg sur le marché en 2005 est passé à 9 DH/kg en 2007. «Aujourd’hui, il est vendu à près de 13 DH/kg», signale un promoteur de la place. Du coup, depuis début juin, «toutes les commandes enlevées à partir de cette date sont facturées suivant les nouveaux tarifs en vigueur», précise la note d’information d’une société d’acier à sa clientèle.Les nouveaux tarifs du ciment n’arrangent pas non plus la situation. A compter du 1er juin, le prix à la tonne au départ usine se chiffre à pas moins de 1.090 DH TTC. Là aussi une circulaire dite tarifaire a été envoyée par les cimentiers à leur clientèle. Quant au bois, il aura connu l’une des plus fortes augmentations ces derniers mois, est-il indiqué. A noter au passage que les prix des profilés aluminium ne sont pas épargnés. Ils grimpent pratiquement de 5 à 6%, précise-t-on auprès d’un distributeur de la place. A titre d’exemple, la barre de 6 m est passée de 300 à 450 DH TTC, signale un menuisier aluminium. Et d’ajouter, «le panneau de verre des 6 mm est à son tour passé à 1.200 DH TTC contre 800 à 900 DH il y a à peine quelques mois». Difficile de tenir le coup dans le contexte actuel. Mais aujourd’hui, les faits sont là. Logiquement, les dernières évolutions devront avoir des répercussions sur les prix de l’immobilier. Ce qui bat en brèche l’ensemble de mesures prises récemment pour stabiliser les prix dans le bâtiment.


L’offre à 140.000 DH compromise?

CE qui inquiète le plus, c’est que les nouvelles hausses compromettent l’offre du logement social à 140.000 DH l’unité.De sources proches du dossier, pour cette nouvelle offre sociale, l’Etat a fait des montages financiers complexes afin de réduire au maximum les prix. On aurait tablé sur une offre de 800 DH/m2. Or, sur la base des nouveaux prix des intrants, le coût minimal - gros œuvres compris- serait de 1.200 DH/m2.Amin RBOUB

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