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Brésil: Lula laisse un riche héritage

Par L'Economiste | Edition N°:3384 Le 15/10/2010 | Partager

. Combat réussi contre la faim et la pauvreté. Soutien notable à la cause marocaine LULA s’en va. S’il avait le droit de solliciter un troisième mandat, il le remporterait facilement. Le président de la République du Brésil a de quoi être fier. Après deux mandats successifs, il caracole, aujourd’hui, dans tous les sondages. Une grande majorité de Brésiliens approuve ses actions. Un enthousiasme populaire qui, sauf surprise, devrait profiter à sa dauphine, Dilma Rousseff, lors du scrutin du 31 octobre prochain (2e tour). Après huit ans de pouvoir et 20 ans de présence dans la sphère politique, Lula laisse derrière lui un riche héritage. Dès son accession à la présidence, l’ex-syndicaliste a lancé un programme titanesque «Bolsa familia» (Bourse famille) que beaucoup d’observateurs, à l’époque, jugeaient irréalisable. Objectif: distribuer un peu plus de huit euros à des familles dont le revenu mensuel est inférieur à 50 euros, pour chacun de leurs enfants scolarisés. Près de 50 millions de personnes en ont bénéficié, sur les 192 millions d’habitants que compte le pays. Résultat: en huit ans, le taux de scolarisation a plus que doublé au Brésil. Plus marquant encore, le programme a eu un effet bénéfique sur la santé publique. La distribution des allocations est, en effet, soumise à une vaccination annuelle des enfants scolarisés. Ainsi, le nombre de Brésiliens vivant sous le seuil de pauvreté a diminué de près de moitié, mais pas seulement. Les petits agriculteurs ont reçu des aides, et la revalorisation du salaire minimum a permis une forte augmentation du pouvoir d’achats des plus humbles. Le taux de chômage du géant d’Amérique latine n’a jamais été aussi bas. D’ailleurs, sa croissance devrait atteindre les 6 % en 2010. Les exportations et l’excédent commercial (45 milliards de dollars en 2005) ont néanmoins doublé en trois ans. Le Brésil a remboursé l’intégralité de sa dette à l’égard du Fonds monétaire international, quoique sa dette globale reste supérieure à 50% du PIB. Il a, d’autre part, atteint l’autosuffisance pétrolière et il se profile comme le leader mondial des biocarburants.Pourtant, le Brésil de Lula reste un pays où les inégalités sont toujours très grandes et où les riches sont devenus plus riches. Le chef de l’Etat n’a pas mis son immense popularité au service de réformes profondes en matière fiscale et agraire. Des dossiers délicats qui sont donc laissés à son successeur. Selon les sondages, l’action du président Lula aurait été appréciée pour son combat contre la faim et la pauvreté mais n’aurait pas brillé dans la prévention de la violence et de la corruption. Certes, Lula devait faire face à une marée de scandales de corruption qui engloutissaient toujours ses collaborateurs, mais jamais lui-même.En ce qui concerne le rapport du pays de Lula avec le Maroc, Farida Jaïdi, ex-ambassadrice du Maroc au Brésil indique: «les relations entre les deux pays sont bonnes du point de vue politique, notamment sur la question nationale». Le Brésil est l’un des pays de l’Amérique du Sud qui a une position assez équilibrée, qui n’est ni pour un camp ni pour un autre. Selon Jaïdi, «la République du Brésil appuie ce que font les Nations unies pour arriver à une solution consensuelle et acceptable par toutes les parties, contrairement à beaucoup d’autres pays de la région (comme le Venezuela) qui sont non seulement pour le Polisario mais qui le reconnaissent».B. S.

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